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Ateliers créatifs ouverts

Des ateliers liés aux images, au cinéma, à la photographie, au cinéma d’animation, mais aussi des ateliers d’écriture, proposés dans le cadre d’événements culturels aux gens « qui passent ». Comment proposer une exigence de qualité créative, même dans un temps très court.

Festival Filmer le travail (Poitiers) : Atelier Écrits sur Images

18 février 2017

Atelier d’écriture autour de photographies dans le cadre du 8e festival international Filmer le travail de Poitiers. Projet soutenu par la CCAS, le comité d’entreprise d’EDF.

L’atelier s’est déroulé les 17 et 18 février 2017 à Poitiers, à l’occasion du 8e festival international Filmer le travail.
La CCAS, comité d’entreprise d’EDF, est partenaire du festival et a financé cet atelier ainsi qu’une projection itinérante de films réalisés lors de deux ateliers animés en 2016 par Benoît Labourdette pour le personnel d’EDF. Des agents des industries électriques et gazières s’y expriment sur la thématique du travail.

Cet atelier ouvert à tous propose un travail d’écriture autour de photographies. Aucune image n’est créée sur place puisque les photographies utilisées ont été réalisées en amont. Le dispositif en devient léger, simple à mettre en œuvre et surtout très accessible. Chacun peut s’en emparer, quel que soit le temps dont il dispose.

L’image au cœur d’un atelier d’écriture

L’atelier a été mené par deux encadrants, Benoît Labourdette et Guy Carassus (responsable des pratiques amateurs à la CCAS).

Leur stand se trouve à l’espace Mendès-France, le lieu de projection principal du festival. Sur une table, cent vingt photographies sur le thème du travail sont mises à disposition. Les passants sont invités à choisir une image puis à écrire un court texte de commentaire pour l’accompagner. Leur texte est alors mis en page à côté de la photo, qui leur est ensuite envoyée par e-mail afin qu’ils la partagent ou se l’approprient. Ces nouvelles images accompagnées de texte sont projetées sur place, en boucle, afin que les passants puissent imaginer ce qui peut être fait et que cela leur donne envie de participer à l’atelier. Sur ces deux jours, cinquante-huit personnes ont contribué.

Cet atelier offre à toute personne qui passe dans ce lieu l’occasion de s’exprimer. S’il est nécessaire d’expliquer à chaque nouveau venu le principe de l’atelier, les participants sont par la suite autonomes et s’expriment librement, le temps qu’ils souhaitent. Les textes ne sont pas retravaillés afin de laisser telle quelle l’expression intime et personnelle qui est livrée. Parfois, la même photographie est choisie plusieurs fois par des personnes qui en disent des choses différentes. Les participants réalisent alors que chacun ne voit pas forcément la même chose en regardant la même image et que chaque regard est singulier.

Mise en œuvre de l’atelier

En amont de cet atelier, il a fallu réunir des photographies sur la thématique du travail. Trois séries de quarante images ont été choisies. La première, qu’Éric Dexheimer a réalisée dans la centrale nucléaire de Fesseinheim, avait été préalablement commandée par la CCAS. Les deux autres ont été commandées spécifiquement pour ce projet aux photographes Myriam Drosne et Bénédicte Loyen, qui sont toutes deux coutumières du sujet.

Outre le fait de proposer aux spectateurs du festival une animation autour de l’image, ce projet s’inscrit véritablement dans une dynamique de création puisqu’il a permis à des artistes de s’exprimer.

Ensuite, il faut réfléchir au tirage de ces photographies, notamment en déterminant la taille et le support d’impression. Les images sont tirées sur du papier format 13x18cm et sont ensuite numérotées. En terme d’installation technique, cet atelier nécessite trois ordinateurs. Un premier, branché sur un vidéoprojecteur, où le diaporama des productions faites défile tout au long de la journée ; un second afin de faire la mise en pages des photos et des textes sur InDesign ainsi qu’un dernier qui permet de noter l’e-mail des participants et leur envoyer leur image sur le moment. Le vidéoprojecteur, quant à lui, dispose d’une courte focale. Bien qu’étant plus onéreux qu’un autre, il permet d’avoir une projection de grande taille dans un espace restreint.

Aspect stratégique

Avant de commencer un atelier, il est important de réfléchir à son emplacement. Il y avait plusieurs possibilités à l’espace Mendès-France. Se mettre dans un endroit de passage ou bien dans une pièce plus calme et plus sombre, davantage appropriée pour cet atelier. C’est finalement dans le hall principal que l’atelier prendra place, ce qui permet une meilleure visibilité et donc, davantage de participants.

Il est difficile d’anticiper les moments d’affluence du public. Le stand est situé devant une salle de projection, les personnes y viennent donc, en premier lieu, dans le but de voir un film. Rapidement, Benoît réalise qu’il n’est pas nécessaire d’être présent du matin au soir, mais plutôt avant et après chaque séance. L’espace Mendès-France est le lieu central du festival où, mise à part des projections de films, peu d’actions se déroulent. Il est donc important d’être attentif aux flux du public. La veille du premier jour d’atelier, par exemple, pendant l’installation du stand, une séance du cinéma a fait venir beaucoup de monde. Face à cette affluence, la question ne se pose pas : il faut commencer l’atelier tout de suite. Après avoir rapidement mis en place le matériel, Benoît Labourdette et Guy Carassus invitent les spectateurs à venir y participer. Ce soir là, il y eu beaucoup de contributions.

Si l’atelier s’adresse à un large public, le comité d’entreprise d’EDF a toutefois la volonté de toucher particulièrement ses agents. Pour cela, une communication a été faite dans le réseau interne. En ce sens, ce type d’atelier est intéressant puisqu’il permet de produire du contenu qu’il est facile de faire circuler pour donner envie et communiquer sur de prochaines actions. Si l’atelier a très bien fonctionné, un travail est à faire pour toucher davantage d’agents EDF les fois prochaines.

Diffuser ces images valorise également le travail et l’expression d’amateurs. Les contenus qui ont été produits lors de ces deux jours d’atelier sont de qualité et peuvent aisément être réexploités par la suite, en les diffusant plus largement ou bien en les exposant. En plus de les réinvestir, cela permet de garder de belles traces de ce qui peut être fait lors de ce type d’action.

Alice Posiere


Documents joints

  • image Catalogue du festival

    Extrait paru dans le catalogue du festival au sujet des activités menées par Benoît Labourdette.

  • image Flyer

    Flyer annonçant les activités culturelles proposées par la CCAS et la CMCAS de Poitiers durant le festival « Filmer le travail » et animées par Benoît Labourdette.