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Ateliers films avec drones

Le drone se « démocratise », commence à entrer dans notre quotidien. Le monde vu d’en haut, le monde réel vu par cet oeil volant, désincarné, comme dans notre vision des mondes virtuels... notre représentation du monde change, du fait de ce nouveau « regard », qui se répand.

Mais quel est le point de vue de cet oeil désincarné ? Quel positionnement politique porte-t-il ? Quelles nouvelles esthétiques en découlent ? Quels rapports au corps, au territoire, à l’architecture s’y déploient ? Bref, que se passe-t-il pour notre vision du monde ?

Il me semble important d’explorer l’usage de ces machines dans leur dimension d’objets de production d’images. Des workshops pour des usages détournés, créatifs, distanciés, pour ne pas perdre l’esprit critique !

Centre Pompidou : atelier « Drone altitude »

27 septembre 2014

Explorer les enjeux des images faites par les drones, dans le cadre d’ateliers pour des enfants.

Le 27 septembre 2014, dans le cadre de la journée de lancement de la saison jeune public du Centre Pompidou, j’ai proposé une préfiguration des ateliers « Drone altitude », qui auront lieu au mois de décembre 2014. Projet imaginé avec Patrice Chazottes, directeur adjoint des publics, Marie-Claude Beck, chef de projet éducatifs et Christine Herpe-Mora, chef de projet éducatifs, animé avec Esther Pailhou et Malak Varichon, animatrices.

Nous avons accueilli, durant l’après-midi, à peu près 500 personnes, par groupes de 30 à 50 personnes (des familles), pour des ateliers courts de 25 minutes.

Principe de l’atelier drone

L’atelier se déroulait en trois temps :

  • Problématique. Accueil du public, temps de parole pour situer les enjeux politiques du drone aujourd’hui et demain, et de l’importance d’un regard artistique, pour prendre de la distance, à travers la créativité. La proposition d’atelier étant que les gens se mettent par petits groupes, créent sur le sol, à partir d’éléments graphiques fournis (des formes de couleur en plastique), un territoire imaginaire, en plusieurs zones. Puis, ce territoire imaginaire serait filmé avec un drone, et nous porterions collectivement un « regard vu du ciel », poétique, sur ce monde inventé.
  • Fabrication. Les personnes fabriquaient, au sol, leur territoire imaginaire.
  • Tournage. Puis, les personnes venaient derrière le filet de protection, je posais le drone sur le sol, et je le pilotais, l’image étant reprise en direct par un vidéoprojecteur. C’étaient les gens qui me dirigeaient, de façon très ludique, cherchant à survoler leur « territoire imaginaire ».

Résultat

Cet atelier a semblé avoir été assez saisissant pour les participants. Simplement, prendre le « pouvoir » de regarder le monde d’en haut donne une perspective complètement différente, à la fois artistique, car cela produit une abstraction visuelle, et politique, car c’est une prise de pouvoir.

Les problématiques posées par le drone qui va être, de plus en plus présent dans notre quotidien, a été abordée de front, par ce moment introductif.


Clin d’oeil

Le hasard a fait que le cinéaste belge Boris Lehman soit présent pendant cette séance. Vous pouvez le chercher dans les photos !

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