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Art plastique

La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.

La peinture est la matière originelle du travail plastique, qui se relie intimement à la photographie à mon sens, car elle contient aussi le temps de son geste et de son imaginaire.

L’installation, c’est à dire l’existence dans l’espace et le temps des formes artistiques est cruciale, car il s’agit de la façon dont l’œuvre se modifie par sa mise en relation avec le spectateur.

Ces pratiques dialoguent avec mon travail de cinéaste, s’interpénètrent depuis toujours.

Poussière sur les murs

8 novembre 2009

Série de photographies.

Les affiches publicitaires sur les murs des villes et dans les couloirs des transports en commun sont pour moi un facteur visuel extrêmement agressif. Je me suis toujours pris à rêver de villes sans signes autres que l’architecture elle-même.

Ce 8 novembre 2009, la station de métro Nation, à Paris, était en travaux, pour changement des supports des publicités dans ses couloirs. Alors, on voyait, sur les murs, les traces des cadres, vides d’images, formés par la poussière. J’ai trouvé ce moment très beau, très important, alors j’ai souhaité en conserver la trace.