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Courts métrages

Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...

Passage interdit

8 février 2013

Un film de Benoît Labourdette (2’58, 2013).

Le corps, l’espace et le temps

Le corps dans la ville, la nuit. Le corps du regard. Le regard du corps. L’expérience des allées et venues, qui est la respiration d’une ville. Est-ce que le temps, dans la ville, est un espace chronologique, dans la perception que l’on en a ? Est-ce que l’espace, dans la ville, se déploie dans un temps linéaire, ou plutôt dans un univers courbé, superposé à lui-même de par les expériences multiples que l’on en a ?

La réalité augmentée

La cartographie visuelle et interactive de nos espaces de vie, qui sert à inscrire les données virtuelles dans l’expérience physique du quotidien, à travers une réalité de plus en plus « augmentée » par les écrans que nous portons avec nous, téléphones mobiles et tablettes, et bientôt lunettes/caméras et pico-projecteurs, ouvre assez peu à un regard artistique, mais plutôt à un regard informé.

L’art

Le regard artistique, c’est le regard contemplatif, non productif, donc profondément nécessaire à une conscience du monde et de son existence, par la construction de son expérience la plus intime.

La facture

Ce film, dans ses images et dans ses sons, superpose extérieur et intérieur, passé et présent, entremêlés dans un écheveau complexe. Avec un principe technique d’addition des pixels.

Le concept de fabrication

Dans le dispositif de tournage, il s’appuie sur une captation rotative, dans l’image et dans le son, associée à une captation linéaire (dans l’image et dans le son aussi). Mêlant le mouvement d’avancée (le temps) avec le mouvement circulaire (l’espace), dans ses espaces visuel, sonore et temporel. Bref, une caméra qui tourne sur elle même + une caméra qui avance, et un magnétophone qui tourne sur lui-même + un magnétophone qui avance. Cela afin de produire la superposition perceptive de l’espace et du temps, pas seulement dans le visuel, mais aussi dans le temps du film et dans sa bande sonore.

Il y a aussi un travail sur un certain mimétisme des mouvements que l’on fait au quotidien avec les téléphones et tablettes, pour explorer quel type d’univers audiovisuel cela peut induire, et ce qui peut s’y créer de riche, en termes d’expérience pour le spectateur.

Tournage sur la Place de la Nation à Paris.

Référence

Ce n’est pas forcément visible à l’oeil nu, mais ce film est aussi conçu en référence au film « Particles in space » de Len Lye (1979), qui, lui-même, fait référence à des films très antérieurs d’Oskar Fischinger, notamment « Studie Nr 8 » (1931).


Passage interdit


Passage interdit Un film de Benoît Labourdette (2’58, 2013).

Le corps, l’espace et le temps

Le corps dans la ville, la nuit. Le corps du regard. Le regard du corps. L’expérience des allées et venues, qui est la respiration d’une ville. Est-ce que le temps, dans la ville, est un espace chronologique, dans la perception que l’on en a ? Est-ce que l’espace, dans la ville, se déploie dans un temps linéaire, ou plutôt dans un univers courbé, superposé à lui-même de par les expériences multiples que l’on en a ?

La réalité augmentée

La cartographie visuelle et interactive de nos espaces de vie, qui sert à inscrire les données virtuelles dans l’expérience physique du quotidien, à travers une réalité de plus en plus « augmentée » par les écrans que nous portons avec nous, téléphones mobiles et tablettes, et bientôt lunettes/caméras et pico-projecteurs, ouvre assez peu à un regard artistique, mais plutôt à un regard informé.

L’art

Le regard artistique, c’est le regard contemplatif, non productif, donc profondément nécessaire à une conscience du monde et de son existence, par la construction de son expérience la plus intime.

La facture

Ce film, dans ses images et dans ses sons, superpose extérieur et intérieur, passé et présent, entremêlés dans un écheveau complexe. Avec un principe technique d’addition des pixels.

Le concept de fabrication

Dans le dispositif de tournage, il s’appuie sur une captation rotative, dans l’image et dans le son, associée à une captation linéaire (dans l’image et dans le son aussi). Mêlant le mouvement d’avancée (le temps) avec le mouvement circulaire (l’espace), dans ses espaces visuel, sonore et temporel. Bref, une caméra qui tourne sur elle même + une caméra qui avance, et un magnétophone qui tourne sur lui-même + un magnétophone qui avance. Cela afin de produire la superposition perceptive de l’espace et du temps, pas seulement dans le visuel, mais aussi dans le temps du film et dans sa bande sonore. Il y a aussi un travail sur un certain mimétisme des mouvements que l’on fait au quotidien avec les téléphones et tablettes, pour explorer quel type d’univers audiovisuel cela peut induire, et ce qui peut s’y créer de riche, en termes d’expérience pour le spectateur. Tournage sur la Place de la Nation à Paris.

Référence

Ce n’est pas forcément visible à l’oeil nu, mais ce film est aussi conçu en référence au film « Particles in space » de Len Lye (1979), qui, lui-même, fait référence à des films très antérieurs d’Oskar Fischinger, notamment « Studie Nr 8 » (1931).
thumbnail Benoît Labourdette