3ème Festival du film court de Castres : film participatif

A louer Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
thumbnail Benoît Labourdette
22 avril 2009. Publié par Leny Müh.

Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film.

Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place.

De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique.

Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes).

L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser.

Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.

Deux

Essai de Claire Chatelet et Céline Sinou (2009, 0’50s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Deux Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
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Eructation

Essai de ’Fennec’ (2009, 1’25s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Eructation Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
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Indécision

Essai de Vincent Souladié (2009, 1’21s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Indécision Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
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Pause clope

Essai de ’Nanou’ (2009, 2’20s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Pause clope Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
thumbnail Benoît Labourdette
Schht

Essai de Rashid Ghassempouri (2009, 1’51s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Schht Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
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Un

Essai de Claire Chatelet et Céline Sinou (2009, 0’35s). Réalisé suite à la projection de « Les acteurs inconscients », Festival du film court de Castres, avril 2009.

Un Journée d’étude, lors de laquelle j’ai présenté la première version du film Les acteurs inconscients. Projection participative.

Un film participatif

La proposition que j’ai faite aux personnes présentes était, après la diffusion du film, d’aller filmer, avec le même téléphone, ou leur propre téléphone, des fins alternatives pour le film. Le 31ème plan séquence du film. Plusieurs groupes se sont formés, et ont produit des objets audiovisuels. Les fins alternatives sont les vidéos qui se trouvent ici en dessous du film.

Théorie de la participation

Ma réflexion est que, lorsqu’on propose à des personnes un « exercice » de tournage, il y a toujours une communication de son univers. C’est pourquoi il m’a semblé assez pertinent de proposer, suite à la diffusion du film, un tournage sur le même dispositif, le plan-séquence. Afin de travailler vraiment sur la relation qui se met en place. De prime abord, cela m’a semblé un peu théorique : en effet, les gens viennent de voir le film, oui, mais d’une part il faut qu’ils le « digèrent », et d’autre part, le film est le résultat d’une approche du travail qui m’est très particulière. Notamment, pour celui-ci, une illustration musicale qui est très importante. Certains des petits films réalisés pendant cette première expérience reprennent vraiment des traits esthétiques ou thématiques, certains sont un peu à côté. Et chacun y apporte sa personnalité propre. Lorsque je les ai vus la première fois, je n’ai pas tout de suite vu le lien. Et avec un peu de distance, je me rends compte que, plus que des « fins alternatives », ces petits films sont des variations sur les thèmes que je propose dans le film. Des rencontres, aussi, entre mon regard, ma proposition, et le regard de chacun. Donc, cela ouvre, cela déstabilise l’édifice, ce qui est très bien, car cela contribue à l’enrichir.

Nourriture du processus créatif

Je me rends compte, à revoir les petits films, qu’il y a un vrai lien qui s’est tissé, pas seulement une interprétation de ma proposition artistique, mais un échange, de films en films, un circulation dans un champ d’expression artistique. Cette rencontre m’a amené à voir ce film autrement. Je suis en train de modifier le montage. La prochaine projection-atelier sera donc avec une nouvelle version du film, sans doute un peu plus courte (je pense entre 45 et 50 minutes). L’expérience est originale et a eu, me semble-t-il, du sens et beaucoup d’intérêt de la part des participants. Donc, je la referai, afin de préciser la façon dont, autour de la diffusion d’un film, du dispositif de monstration cinématographique, on peut inscrire une proposition de pratique créative. Il y a, bien-sûr, mille façons de créer des liens entre artistes et participants, mais il me semble que cette pratique au sein du dispositif de projection même est à creuser. Par rapport à ce film en particulier, pour les expériences à venir, je pense peut-être à inscrire aussi la création musicale dans le dispositif. Que, par exemple, les films soient faits sur une bande son musicale préexistante, ou qu’il y ait, avant ou après tournage, construction en commun d’une bande musicale. A creuser aussi, pour donner plus de « fini » aux films des participants, tout en conservant un dispositif léger et ludique.
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Vous trouverez ici quelques traces de la diffusion des films de Benoît Labourdette hors d’internet : expositions, projections, festivals... à venir et passés. Liste non exhaustive.