DRAC et DAAC Pays de la Loire : « Apprendre à voir et à entendre, une expérience collective »

11 septembre 2018. Publié par Benoît Labourdette.

Une formation professionnelle pour inventer collectivement des dispositifs de projection afin de construire une plus grande intimité avec la matière de l’image. Puis dresser une charte de bonnes pratiques dans le champ de l’éducation aux images.

Dans le cadre de la Rencontre académique sur les dispositifs École et Cinéma et Collège au cinéma dans les Pays de la Loire en septembre 2018, je suis intervenu pour animer une journée de formation pour les professionnels du champ de l’éducation aux images, qui s’est déroulée en deux temps, pour deux objectifs :

  1. Apprendre à voir et à entendre, une expérience collective. Passer par l’expérience pour ressentir intimement ce qu’est une image, ce qu’elle travaille en nous.
  2. Définir une charte des bonnes pratiques des différents comités de pilotage. Mettre en partage les objectifs de l’éducation aux images pour élaborer ensemble des fondements de bonnes pratiques partagés par les acteurs du territoire.

Cette formation a été et proposée par Frédérique Jamet, conseillère cinéma DRAC Pays de la Loire et co-conçue de façon collective (en coopération avec l’atelier Canopé 49).

Éduquer aux images, c’est éduquer au regard : la question du regard est centrale pour éduquer aux images. Mais comment, concrètement, approfondir cette question du regard ?

Apprendre à voir et à entendre, une expérience collective

Pendant la matinée, dans la salle de cinéma Les 400 coups à Angers, avec un groupe de 40 personnes, après une introduction sur les fonctions de l’image aujourd’hui et des expériences de projection sur grand écran (notamment le début du film 2001 l’Odysée de l’espace de Stanley Kubrick, 1968), j’ai proposé aux participants de se mettre par petits groupes, pour se saisir d’un grand nombre d’appareils que nous avions apportés et inventer chacun un dispositif de projection original, innovant, qui dialogue avec le contenu du film choisi, afin de lui offrir le meilleur écrin possible. Le matériel proposé était : vidéoprojecteurs, pico-projecteurs, écrans, tablettes, enceintes, ordinateurs portables, etc.

Le fait de passer par l’expérience sensible, l’invention, la créativité pour inventer des dispositifs de projection fut à mon sens une voie pédagogique riche, ludique, constructive et concrète. Cela devient ancré en soi dans son expérience réelle, c’est donc un appui pour toujours. Parmi les films proposés : des extraits de films commerciaux, des films d’ateliers et mes derniers courts métrages.

Projets de projection inventés :

  • Groupe 1 : Recto verso
    JPEG - 103.5 ko
  • Groupe 2 : Feu d’écran
    JPEG - 92.2 ko
  • Groupe 3 : Circulation
    JPEG - 87.9 ko
  • Groupe 4 : Immersion
    JPEG - 103.7 ko
  • Groupe 5 : Déclinaison
    JPEG - 111.7 ko

Définir une charte des bonnes pratiques des différents comités de pilotage

L’après-midi, en appui sur la forte expérience vécue du matin, j’ai animé un brainstorming, en remplissant au fur et à mesure une mindmap visible par tous, ce qui permet la construction progressive d’une intelligence collective. Le but était de mettre au point une charte des bonnes pratiques partagée pour l’éducation aux images.

Portfolio
Conception et animation de stages de formation professionnelle, dans le domaine de l’éducation aux images, à destination des enseignants, animateurs, responsables de structures éducatives, culturelles et sociales, notamment exploitants de salles de cinéma. Avec les outils des nouvelles technologies, afin de se « connecter » aux pratiques des jeunes et de les éclairer.