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Films de commande

Je réalise des films de commande ainsi que leurs éventuels dispositifs de projection, en articulant la prestation aux besoins exacts. Inventer les méthodes de travail, souvent collectives, qui permettront au projet de répondre à ses objectifs au mieux autant dans son contenu que dans sa façon d’être mené, son budget et son exigence technique.

Passeurs d’images : Séance de cinéma interactif

5 juin 2018

Dans le cadre du lancement de la nouvelle coordination nationale Passeurs d’images, j’ai proposé une « séance de cinéma interactif ». Entrez mesdames et messieurs !

Le 5 juin 2018, Passeurs d’images, dispositif national d’éducation aux images financé par le CNC et le CGET, présidé par Laurent Cantet, a fait une présentation publique de sa « nouvelle ère » au Cinéma des cinéastes (Paris).

Séance de cinéma interactif

Séance conçue avec Patrick Facchinetti, délégué général de Passeurs d’images et Santiaga Hidalgo, chargée de projets Passeurs d’images.

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Mi-lumière dans la salle. Sur l’écran du cinéma, ce « mur d’images ». Derrière chaque vignette, il y a l’extrait d’un film réalisé dans une région de France dans le cadre du dispositif « Passeurs d’images ».

La séance dure 45 minutes. Je présente le principe au micro : une personne dans la salle demandera à voir l’extrait qu’elle souhaite (1 minute 30 par extrait). Je cliquerai dessus. Pendant la projection de l’extrait, on aura fait passer le micro au coordinateur/trice qui a encadré le projet, qui, juste après la projection, posera oralement les enjeux de ce projet en 3 minutes. Un échange s’ensuivra dans la salle. La personne qui pose une question choisit l’extrait suivant, qui sera montré sur le même principe. Et ainsi de suite, un chemin de sens et sensible s’invente entre extraits et interventions.

Contenu, participation et sens

Sur l’écran, il y a les vignettes, les titres des films, les thématiques abordées ainsi que le nom du coordinateur/trice, afin que l’intervention au micro soit incarnée.

Bien-sûr en 45 minutes tous les extraits n’ont pas pu êtres montrés. Ce n’était pas le but. Le but était de faire sentir, dans un rythme enlevé, la diversité des approches culturelles et pédagogiques du réseau Passeurs d’images, de façon non normative, ouverte et singulière à la sensibilité collective des personnes présentes. Cela a très bien fonctionné, faisant traverser au public des approches numériques, patrimoniales, politiques, sociales... et leur sens dans l’inscription sur les territoires et dans les enjeux démocratiques.

La « substantifique moelle » de Passeurs d’images a ainsi été rendue tangible de façon très concrète. Passeurs d’images est un projet tellement riche et diversifié qu’il est assez difficile de se le représenter. Ce « mur d’images » en a apporté une représentation synthétique très claire.

A la fin de la séance, un QR code permettait aux personnes présentes d’accéder avec leur téléphone au « mur d’images » pour pouvoir voir immédiatement les autres extraits.

Pour voir le mur d’images.

Objectifs

J’avais pour objectif que les spectateurs puissent être partie prenante de la programmation de la séance. Faire se déplacer de la posture « passive » du spectateur, afin de permettre la construction d’un intérêt plus profond et investi pour les films. Cela a très bien fonctionné. Même pour les personnes qui n’ont pas elles-mêmes choisi un extrait, la séance à laquelle elles ont participé a été investie de cette dynamique, cette énergie, cette singularité, cette « magie » propre au spectacle vivant. C’était un moment dont le contenu fut unique.

Méthode de travail

Pour concrétiser cette idée il a fallu définir très précisément le cadre puis demander à tous les coordinateurs de choisir un film, un extrait et préciser les mentions exactes stipulées à côté de chaque extrait. C’est un travail de base de données et de suivi très attentif, qui a été mené par Santiaga Hidalgo.

Ensuite, il a fallu récupérer des fichiers vidéo des films, en extraire les séquences choisies et les vignettes de façon « propre », harmoniser les niveaux sonores et les cadrages, les faire valider par les coordinateurs. Ainsi que faire valider, re-valider et corriger le « mur d’images » lui-même, qui est une page HTML spécifiquement conçue pour l’occasion.

Construction de la page HTML
La page HTML « mur d’images » a été construite en format 16/9 Full HD (1920x1080 pixels) afin de correspondre exactement, au pixel près, à une projection vidéo académique. Bref, cette page (qui était lue à partir d’un navigateur web mis en plein écran) a été conçue non pas pour un écran d’ordinateur, mais pour un vidéoprojecteur de salle de cinéma.

Pour construire ce résultat de façon dynamique et pouvoir intégrer de façon souple les corrections régulières qui ont eu lieu au fil du processus, le contenu de cette page était enregistré dans une base de données Filemaker Pro, dont j’exportais une feuille Excel pour pouvoir recevoir facilement des corrections. Les adresses email des 18 coordinateurs concernées étaient intégrées dans la base de données, afin de simplifier la communication.

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Et j’avais construit dans Filemaker Pro un script pour générer dynamiquement le code HTML de la page « Mur d’images ».

Et enfin les vidéos ne sont pas hébergées sur un site de vidéo communautaire, elles sont encodées et directement hébergées sur la plateforme de Passeurs d’images.

Par contre, pour la projection sur place, afin qu’elle puisse fonctionner indépendamment d’une connexion, ce « mini site web local » était recopié sur l’ordinateur connecté au vidéoprojecteur. Je l’avais mis à disposition des projectionnistes en amont pour qu’ils puissent le télécharger et faire eux-mêmes les tests de projection.

Cette méthode avait pour but que chacun des nombreux intervenants du processus puisse avoir les moyens pleins et entiers de construire et valider sa partie. Ce fut une véritable construction collective, permise par un cadre à la fois rigoureux et souple.


Passeurs d’images

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Page officielle sur la journée de lancement du 5 juin 2018

Détails du dispositif Passeurs d’images :

L’association Passeurs d’images a vocation à fédérer et à animer l’ensemble du réseau national de l’éducation aux images hors-temps scolaire, notamment dans le cadre du dispositif « Passeurs d’images » et de l’opération « Des cinés, la vie ! ».

Passeurs d’Images, dispositif national d’éducation aux images hors-temps scolaire, participe à l’application des politiques publiques et des initiatives privées concourant à l’éducation et à l’émancipation des citoyens. S’inscrivant dans les conventions CNC-Etat-Région, le dispositif est porté par 25 coordinations régionales sur l’ensemble du territoire national (métropole et Outre-Mer) et s’adresse prioritairement aux jeunes de 12 à 25 ans.

Dans un souci constant d’aménagement culturel du territoire, Passeurs d’images c’est :

  • 250 000 personnes touchées ;
  • plus de 2000 actions par an réparties sur plus de 600 communes.

L’association affirme sa volonté de travailler en étroite collaboration avec l’ensemble des professionnels de l’éducation aux images et, notamment, les réseaux de salles de cinéma et les pôles régionaux d’éducation aux images.

Passeurs d’images estime essentiel de faire le lien entre le temps scolaire, le périscolaire et le hors-temps scolaire, d’ouvrir et de décloisonner les dispositifs au bénéfice de tous les publics.

Passeurs d’images souligne son attachement à l’opération, « Des cinés, la vie ! » qui vise à sensibiliser à l’image et à la citoyenneté les mineurs sous protection judiciaire de la jeunesse.

L’association Passeurs d’images est soutenue par le CNC et le CGET et par les ministères de la Culture et de la Justice.