Surimpression

La surimpression, ou « exposition multiple » consistait, à l’époque de la prise de vue sur support argentique, à remettre la même pellicule plusieurs fois de suite dans l’appareil photo ou la caméra. Ainsi plusieurs images étaient superposées sur la surface sensible, inséparables à jamais. Elle fut utilisée pour produire des effets spéciaux fantastiques (apparitions, multiplications, mélange d’échelles par Georges Méliès dès 1895), ou des effets poétiques (dans les films surréalistes notamment, par exemple « Entr’acte » de René Clair en 1924). Elle prend sa source avant l’invention du cinéma, dans les superpositions faites au moyen de plusieurs lanternes magiques, ainsi que dans les projections sur un tulle placé en avant-scène dans les fantasmagories.

En cinéma argentique, la surimpression était définitive et ne pouvait se faire aisément que sur de courtes durées, sauf à la faire en laboratoire, à la « truca », ce qui représentait des coûts importants, sans garantie de résultats probants. L’arrivée des mélangeurs vidéo au début des années 1980 et surtout du montage vidéo informatisé online à la fin des années 1990 a libéré les possibles de la surimpression.

Ainsi, en 2000, avec le long métrage « Fatigue », j’ai innové par des surimpressions et fondus enchaînés longs de plusieurs minutes, qui ne sont pas des « effets », mais deviennent le cœur d’une nouvelle « grammaire » cinématographique. La surimpression, dans mon approche, est bien plus qu’un effet de style, elle est une voie de réinvention du concept de montage, que j’ai expérimenté de façon radicale dans Chaosmos en 2014. Ma réflexion sur la surimpression va jusque dans sa mise en œuvre au moment de la projection sur divers supports dans la ville, lors des projections itinérantes que j’organise depuis 2011.

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