Méditation, à partir d’une citation de Thich Nhat Hanh.
Quand vous regardez la surface de l’océan, vous pouvez voir les vagues qui s’élèvent et s’abaissent. Vous pouvez décrire ces vagues, en disant qu’elles sont grosses ou petites, plus ou moins fortes, plus ou moins belles. Vous pouvez décrire ces vagues en termes de début et de fin, de naissance et de mort ; c’est la dimension historique. Dans la dimension historique, nous sommes préoccupés par la naissance et la mort, ce qui est plus ou moins fort, plus ou moins beau, le début et la fin, etc.
Avec le regard profond, nous pouvons voir que les vagues sont en même temps l’eau. Il se peut que la vague ait envie de découvrir sa propre nature. La vague souffre peut-être de la peur et des complexes. Une vague dira : « je ne suis pas aussi grosse que les autres vagues, je suis opprimée, je ne suis pas aussi belle que les autres vagues. Je suis née, et je vais mourir. » La vague souffre peut-être de ces idées. Mais, si elle se penche pour toucher sa véritable nature, elle comprendra qu’elle est l’eau, et sa peur et ses complexes auront alors disparu. L’eau est libre de la naissance et de la mort d’une vague. L’eau est libre des notions de grande ou petite, ou de plus ou moins belle.
Seules les vagues peuvent être qualifiées de plus ou moins belles, ou de plus ou moins grandes. Aucun de ces concepts n’est applicable à l’eau.
Les vagues sont l’eau.
Texte extrait du livre « Il n’y a ni mort ni peur » de Thich Nhat Hanh (Paris, Editions de La Table Ronde, 2003).
Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...