Oh nuit

14 novembre 2022. Publié par Benoît Labourdette.
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Une carte postale semble prendre vie, et écrire sa propre légende.

Carnet de réalisation

  • Fabriquer la nuit en fermant le diaphragme et en augmentant la vitesse d’obturation : nuit américaine.
  • La longue focale (zoom), caméra tenue à la main, rend l’horizontalité difficile à obtenir. Ce défaut technique, que j’ai corrigé au moment du montage par l’inclinaison de l’ensemble de l’image, m’a invité à fabriquer comme une carte postale, posé de travers devant soi.
  • Ce plan est une thématique de carte postale, et, avec le château anglo-médiéval « Château Turpault » de la presqu’île de Quiberon, cette carte postale m’a évoqué l’imaginaire enfantin et le mixage entre mes souvenirs et ma projection sur ceux de mes enfants, lorsqu’ils étaient enfants.
    • Oh nuit de carte postale
    • Oh flou du souvenir
    • Oh envie de vivre
    • Oh légendes des photos et du passé
  • Puis j’ai enregistré ce texte devant le château, avec le son de l’horloge de l’appartement traditionnel avec vue sur mer.
  • J’ai enregistré plusieurs fois de suite, en une prise, pour préciser mon intention, travailler le texte, creuser le sens de cette lecture. Et finalement, j’ai laissé les plusieurs prises à la suite, qui à mon sens creusent le sens et le sensible, sur ce qu’est un texte, ce qu’est ce texte, et qu’est-ce qu’un texte sur des images (la « légende », dont le texte parle, qui le met en abyme, et j’espère l’ouvre au sensible de celle ou celui qui regarde).
  • Un moment de flou dans l’image m’a évoqué le flou qui est venu dans le texte.
  • Le texte, un peu plus long que les images, se terminait dans le noir. Ce qui m’a donné l’idée de mettre plusieurs moments de noirs dans le film, qui sont une scansion, une ponctuation du texte. Certains mots, précis, sont dits dans le noir. Et cela m’a fait couper le moment le plus flou, dû à l’autofocus de la caméra. Par contre, j’ai laissé la mer flou devenir nette. Ce ne fut pas facile de ne pas laisser le plan d’une traite, le plan-séquence comme trace ontologique du réel.
  • J’ai osé couper, pour avancer.
  • La rencontre avec ce réel et le geste de faire, m’a fait penser la création elle-même. Ainsi, la pensée n’est pas préalable, elle est consubstantielle.

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Oh nuit - 1. © Benoît Labourdette.
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