Dans un couloir du métro parisien, univers on ne peut plus urbain, des fruits émergent des murs carrelés.
Une main cherche à creuser, se salit un peu, et tombe sur un étal de fruits. La main établit un petit dialogue avec une autre main rencontrée, à peine perceptible. Et cet univers clos trouve une respiration inattendue.
Les mains, ou plutôt la main, est un sujet qui compte pour les films tournés avec des caméras de poche : la caméra dans une main, qui filme l’autre main.
Avec les téléphones portables, filmer ses pieds était une figure récurrente, car lorsqu’on allume le téléphone, à l’horizontale, on voit ses pieds. Par contre, avec un appareil photo numérique, qu’on tient face à soi, il est vertical lorsqu’on l’allume. Alors souvent l’autre main apparaît dans l’image.
Cette main peut devenir un sujet.