Chez Rachid

22 février 2014. Publié par Benoît Labourdette.
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La trace infime, laissée sur une surface, sur une « peau », est peut-être la chose la plus importante qui soit.

Je tente de capter les mouvements organiques de ces traces infimes, qui sont peut-être les sources de la vie. Peut-être l’image du visage d’un homme est là, cachée entre les lignes du kaléidoscope, ainsi que, croit-on, la trace du visage du christ fut imprimée sur son linceul mortuaire.

Le suaire de Turin :
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Chez Rachid - 1. © Benoît Labourdette.
Tous les films de « Kaléidoscopes »

Le kaléidoscope, figure constituée de la réplication en miroir de la même image, propose une vision très « organique » des choses. Comme une métaphore visuelle de la division cellulaire, il ouvre à un champ de perceptions et d’émotions assez peu fréquenté, bien au delà du décoratif qu’il pourrait sembler incarner de prime abord. Cette figure, très rare dans les films, m’a toujours questionné, c’est pourquoi j’en fais depuis longtemps de nombreuses explorations cinématographiques.

C’est une belle surprise de voir des kaléidoscopes animés fleurir sur les écrans depuis quatre ou cinq ans, dans des génériques de films et de séries notamment. Je vous invite à lire le texte manifeste de la pratique du kaléidoscope animé, que j’ai écrit il y a dix ans, en 2014 : « Penser l’image du kaléidoscope animé ».