L’abbaye de Royaumont : y arriver et la reconstruire...
Pour atteindre certains lieux de beauté et d’harmonie, il faut parcourir un chemin. Au bout de ce chemin, pas forcément facile, on aborde enfin l’endroit. A travers la rencontre avec un lieu chargé d’histoire, parfois on peut se trouver soi-même. Même un lieu dont il ne subsiste que des ruines peut, paradoxalement, être support de la reconstruction de soi.
Le kaléidoscope, figure constituée de la réplication en miroir de la même image, propose une vision très « organique » des choses. Comme une métaphore visuelle de la division cellulaire, il ouvre à un champ de perceptions et d’émotions assez peu fréquenté, bien au delà du décoratif qu’il pourrait sembler incarner de prime abord. Cette figure, très rare dans les films, m’a toujours questionné, c’est pourquoi j’en fais depuis longtemps de nombreuses explorations cinématographiques.
C’est une belle surprise de voir des kaléidoscopes animés fleurir sur les écrans depuis quatre ou cinq ans, dans des génériques de films et de séries notamment. Je vous invite à lire le texte manifeste de la pratique du kaléidoscope animé, que j’ai écrit il y a dix ans, en 2014 : « Penser l’image du kaléidoscope animé ».