Des souvenirs, dessinés sur les murs, des visages.
Le mur comme un clown triste, nostalgique, dont le visage, informe de prime abord, est en fait notre visage à tous, quand nous plongeons dans les souvenirs heureux, passés, qui peuvent nous tirer des larmes.
Des pensées pour l’acteur Lon Chaney, qu’évoquent, pour moi, certains de ces visages.
Le kaléidoscope, figure constituée de la réplication en miroir de la même image, propose une vision très « organique » des choses. Comme une métaphore visuelle de la division cellulaire, il ouvre à un champ de perceptions et d’émotions assez peu fréquenté, bien au delà du décoratif qu’il pourrait sembler incarner de prime abord. Cette figure, très rare dans les films, m’a toujours questionné, c’est pourquoi j’en fais depuis longtemps de nombreuses explorations cinématographiques.
C’est une belle surprise de voir des kaléidoscopes animés fleurir sur les écrans depuis quatre ou cinq ans, dans des génériques de films et de séries notamment. Je vous invite à lire le texte manifeste de la pratique du kaléidoscope animé, que j’ai écrit il y a dix ans, en 2014 : « Penser l’image du kaléidoscope animé ».