Brosser, en un geste, en une seconde, l’inclination de ma vie.
Pinceau par la surface sensible en mouvements.
Composer à plusieurs ensemble.
Se retrouver loin de moi.
Là-bas, c’est parfois flou.
Je me reconnais.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.