Se faisant face dans l’affront, l’ombre et la lumière se toisent, s’envisagent, et dansent leur danse de mort. Elles circonvolent à en perdre haleine, croyant alternativement prendre le dessus. Elles sauront plus tard qu’elle tissaient là leur intrinsèque lien.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.