On dessine sur la peau du monde, pour préparer les futurs réseaux de fluides souterrains. On se projette dans le sous-sol. C’est une écriture poétique qui s’ignore. On se croyait simple ouvrier, on nous dit qu’on est poète.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.