De l’insolence des objets qui nous regardent, toujours d’en haut ; de la condescendance des miroirs, qui ne réfléchissent que ce qu’ils veulent ; de l’oubli de la nature, percutée par notre vanité.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.