Des mots qui sont la vie. Décrivent. Sont. Soi. Des mots qui finissent par être plantés comme des graines. L’encre qui file et coule, et le regard qui n’ose. Des mots qui glissent. Jaillissent. Illisibles comme la vie. Ils sont bien plus qu’eux-mêmes.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.