Réalisation de films collectifs avec drone en deux heures !
Dans le cadre du premier festival « Le joli mai » (association J’ai vu un documentaire) à Lorient, j’ai animé un atelier de réalisation de films avec drone, pour débutants, sur une journée.
Le principe de l’atelier est le suivant :
En l’espace de deux heures un film existe, que nous regardons ensemble. Puis le soir même, dans le cadre du festival, a eu lieu une projection publique, très valorisante. Et le film est publié sur une page web dédiée, dont le lien est envoyé par SMS aux participants, qui peuvent donc le soir même partager leur film dans leur propre réseau.
Ce qui est le plus important ici n’est pas tant le film réalisé en lui-même mais plutôt l’expérience vécue, le chemin traversé par chaque personne. Le drone est un objet fascinant et inquiétant, et en avoir les commandes en mai procure des émotions fortes, qui produisent des images. Ces images sont une trace ontologique, unique, de ce qui a eu lieu, qui est exceptionnel.
C’est une démarche créative que je propose, en appui sur des actions concrètes et le regard sur ce que sont, réellement, ces images là. Nous sommes dans le réel, dans le geste, le partage, la collaboration. Et grâce à un encadrement très rigoureux en termes de gestion du temps, le film, cette trace concrète de l’expérience, existe réellement.
Photographies par Jean-Baptiste Gibenol.
Film collectif (enfants, 3’12s, 2019).
Film collectif (adultes, 7’05s, 2019).
http://www.benoitlabourdette.com/_docs/projets/2019/2019_lorient_jvd_drone/
Le drone se « démocratise », commence à entrer dans notre quotidien. Le monde vu d’en haut, le monde réel vu par cet oeil volant, désincarné, comme dans notre vision des mondes virtuels... notre représentation du monde change, du fait de ce nouveau « regard », qui se répand.
Mais quel est le point de vue de cet oeil désincarné ? Quel positionnement politique porte-t-il ? Quelles nouvelles esthétiques en découlent ? Quels rapports au corps, au territoire, à l’architecture s’y déploient ? Bref, que se passe-t-il pour notre vision du monde ?
Il me semble important d’explorer l’usage de ces machines dans leur dimension d’objets de production d’images. Des workshops pour des usages détournés, créatifs, distanciés, pour ne pas perdre l’esprit critique !