Face à l’indifférence des jeunes envers la culture institutionnelle, je vous propose d’explorer un dispositif de formation innovant, qui vise à aider les professionnels à repenser leurs approches culturelles, en déconstruisant les idées reçues et en intégrant les pratiques numériques, pour mieux répondre aux besoins réels de la jeunesse contemporaine.
L’offre culturelle est parfois questionnée de façon brutale par le public « jeune ». Une remise en cause qui se manifeste notamment par une indifférence vis-à-vis des prescriptions des institutions culturelles, voire par un désintérêt pour les lieux culturels. En 20 ans, le numérique a par ailleurs bouleversé le rapport des jeunes, et de tou·te·s, au temps et à l’espace privé. La définition même de la culture et son mode d’accès se sont transformés.
Comment se mettre en capacité de repenser des projets et des politiques culturelles adaptés aux besoins réels de la jeunesse contemporaine ? C’est le sujet de formations professionnelles que j’anime, de ma place pluridisciplinaire d’artiste, consultant, intervenant de terrain auprès de publics jeunes, ainsi que chercheur nourri par la psychanalyse, la sociologie et l’ethnologie.
Que mets-je au travail dans ces formations ? Quels en sont les freins (idées reçues, opinions, blocages) ? Quels sont les leviers que je mets en œuvre pour les dépasser (notamment dans le champ des cultures numériques) ? Quels sont les apprentissages de ces expériences ? Et que peut-on en extrapoler pour penser des politiques culturelles jeunesse ?
Les recherches du préhistorien André Leroi-Gourhan nous informent que la pensée humaine s’est construite à partir de la pratique de la main. C’est parce que nous avons des mains que nous avons un organe vocal. Sans mains, nous devrions pour pouvoir nous nourrir avoir un museau, un bec ou des lèvres dures, qui ne nous permettraient pas d’articuler des mots, ni par conséquent de former notre pensée avec ces mots (par les connexions neuronales que cela tisse). La pensée est donc intrinsèquement liée aux mains. Croire que la pensée serait indépendante et supérieure au geste est au fond assez naïf et déconnecté du réel. Et pourtant, cet a-priori impacte de façon importante la conception de l’éducation, de l’action culturelle et leurs méthodes.
Pour œuvrer dans la dialectique entre pensée et action, je décompose toujours les formations, qu’elles soient courtes ou longues, en trois phases non pas successives mais dialoguant entre elles. Ce qui sous-tend cette structure est l’idée qu’il faut « penser l’action », ou « penser autrement dans l’action », en tous cas ne plus séparer la pensée de l’action. Je formalise ces trois phases de cette manière :
Le but d’une formation professionnelle est d’accompagner ses participants dans la découverte de nouveaux points de vue et l’acquisition de nouvelles compétences. La méthode descendante classique consistant à parler à un groupe de personnes de façon linéaire avec un support « Powerpoint » par exemple, relève de la croyance (pourtant battue en brèche par toutes les recherches pédagogiques depuis plus d’un siècle) que dire quelque chose à quelqu’un permet qu’il en acquière la connaissance.
Par ailleurs, cela induit un système de pouvoir du « sachant » sur les « apprenants », qui symboliquement construit une hiérarchie entre « dominants » et « dominés ». Le savoir est ainsi figé, les apprenants n’ayant pas d’autre choix que recevoir sans broncher cette « bonne parole ». On leur affecte le rôle de se faire « former », au sens disciplinaire du terme. La révolte, ou le désintérêt, contre ce type de système de domination est la plus saine et démocratique réaction à avoir, me semble-t-il.
On peut trouver la même logique dans les offres culturelles proposées aux jeunes, finalement : des « bonnes choses », choisies par des dominants pour acculturer des jeunes supposés globalement « incultes ». Mais quelle est leur place, en tant que personnes dotées d’une réelle culture, eux aussi ? Et comment pourraient-ils la trouver s’il n’y a pas eu de mouvement d’écoute vis à vis d’eux ? Les droits culturels sont-ils respectés dans les approches centrées sur la « qualité » d’une offre ? Et sur quels critères cette « qualité » est-elle jugée ?
Mon objectif dans ces formations est d’œuvrer à déconstruire des idées reçues (sur la jeunesse, sur le numérique et sur la culture), pour que les participants puissent se mettre en capacité de penser et d’opérer autrement. Je ne vais donc pas chercher à imposer mon point de vue, ni à lancer des débats d’opinions.
Nous apprenons à partir de nos expériences, au travers des situations que nous vivons. Nous faisons des cheminements personnels et apprenons par nous-mêmes, accrochant notre savoir à nos émotions vécues. S’approprier, fonder un savoir, c’est le construire par les découvertes, c’est arriver à des endroits imprévus, c’est apporter sa contribution et sa recherche aux autres, c’est avoir sa place pleine et entière dans le processus. L’anthropologue Tim Ingold le synthétise très bien dans son ouvrage « L’anthropologie comme éducation » (2017).
C’est pourquoi ces formations sont avant tout des expériences que je propose aux participants, et ils apprendront chacun ce qu’ils auront besoin d’apprendre. Et moi aussi j’apprendrai de la situation, je me déplacerai.
Je suis en appui sur la méthode pédagogique de Celestin Freinet, qui donnait à ses élèves un outil et une finalité (l’imprimerie pour faire un journal, dans son cas). Les participants sont autonomes avec l’outil, qu’ils emploient au service d’un projet concret. Les élèves de Freinet créaient un journal qui était ensuite diffusé dans le village. La méthode Freinet permet de traverser tous les apprentissages nécessaires : l’écriture et toutes ses ramifications, la relation pour les interviews, la mise en page, l’argumentation, la logique, la maîtrise technique, la communication, l’iconographie, etc. Chacun apprend, à son rythme, ce qu’il a besoin d’apprendre, au fur et à mesure des éditions du journal. J’ai pour ma part développé un outil numérique d’écriture collaborative, qui donne sa finalité à la formation en en étant la trace et la mémoire.
Il y a une idée reçue dans le domaine de la culture qui est que l’idéal d’un projet culturel serait la présence incarnée en groupe. Il faudrait remplir au maximum les salles de spectacle, les musées, les centres culturels ou les cinémas. C’est une approche centrée sur les lieux et non sur les personnes. Par exemple, voit-on mieux un film dans une salle de cinéma que chez soi ? On le voit autrement bien-sûr, mais postuler une hiérarchie n’est pas respectueux de l’usage et de la culture des personnes ; les droits culturels ne sont pas pris en compte dans cette posture des professionnels (loi NOTRe, 2015).
Lors des années 2020-2022, marquées en France par des confinements des populations et autres restrictions de mouvements imposés par les pouvoirs publics sans débat démocratique, les usages numériques se sont de facto développés, révélant des processus culturels qui étaient déjà à l’œuvre. Dans cette période, paradoxalement, l’espace numérique a continué à permettre les échanges et l’accès à la culture de façon démocratique, là où les lieux physiques en furent privés de multiples manières. Cela bat en brèche l’idée que la rencontre incarnée serait un gage de liens plus riches de démocratie et d’ouverture à l’autre que la rencontre médiatisée par les réseaux numériques.
Pendant ces durs moments, le numérique fut facteur de lien, en profondeur. Tout un chacun a dû inventer de nouvelles modalités d’interactions. La créativité humaine fut exemplaire. La culture via le numérique, ou plutôt les cultures, en termes de diffusion et de création, furent l’axe central autour duquel la communauté humaine s’est retissée, refondée. Bien des lieux culturels ont rivalisé d’idées innovantes pour faire vivre leurs missions en réinventant des dispositifs de médiation via le numérique. Mais les plateformes culturelles industrielles ont pris la main sur les pratiques culturelles, car elles croyaient depuis longtemps à la valeur, ne serait-ce que marchande, de ce type de « consommation et de contribution culturelle ».
Les échanges et expériences culturelles en ligne sont très spécifiques et riches d’expériences singulières et constructives, qui peuvent changer la vie, les métiers, les parcours personnels et professionnels, les rôles sociaux… Tout le monde le vit au premier chef, le numérique est central dans nos existences. Comment apprendre à le prendre en compte dans les projets culturels ? Comment dépasser l’anecdotique de faire circuler des informations sur les réseaux sociaux (la simple communication) pour au contraire embrasser tout le potentiel du numérique ? Et comment continuer à le cultiver, car post-covid, on semble avoir oublié ce qu’on avait appris du Covid en termes de médiation numérique.
Ainsi, dans la conception de la formation “Culture, jeunesse et numérique” à l’Observatoire des Politiques Culturelles, nous avons fait le choix d’une formation entièrement en visioconférence (3 jours espacés chacun d’une semaine), pour pouvoir y explorer, par le vécu de l’expérience, les potentialités du numérique en termes de construction de lien, de coopération, de démocratie et d’enrichissement mutuel.
J’ai pensé le dispositif d’interaction en partant du postulat que le « distanciel » n’était pas un ersatz du « présentiel ». Ainsi, on met en abyme dans le dispositif pédagogique le sujet dont on veut parler par rapport à la jeunesse : comment prendre en compte le numérique ? Eh bien, avant d’en parler avec nos a-priori extérieurs, vivons l’expérience, et apprenons à partir de notre expérience. Moi le premier, j’ai quelque chose à en apprendre, et c’est bien la posture qu’il est sain d’avoir dans le cadre du développement de projets culturels, me semble-t-il.
L’un des mes points de départ était le fait qu’en distanciel, il n’y aurait pas tous les espaces informels d’échanges entre les participants (pauses cafés, soirées…), au sein desquels l’enrichissement mutuel est aussi très grand. Des liens se créent, des projets peuvent naître, grâce à ce « hors-cadre ». Comment, en distanciel, ménager des espaces de liens démocratiques et d’apports mutuels et libres ? C’est l’une des considérations qui a dirigé la conception pédagogique du stage ; et finalement cela a amené un résultat bien différent de ce que je pensais, c’est allé bien plus loin, comme vous allez le découvrir maintenant.
Nous avons choisi de diviser chaque journée en 6 blocs d’une heure chacun, avec 15 minutes de pause entre chaque, ainsi que la pause du midi. Je m’efforce de respecter ce cadre (rythme, horaires, etc.) afin d’offrir un confort aux participants. J’ai choisi que chaque heure ait un sujet précis, une énergie, une logique propre. Ce programme précis est donné aux stagiaires en amont, afin qu’ils n’envisagent pas une « journée tunnel », mais des points précis, auxquels ils vont se préparer mentalement (même inconsciemment).
Cette expérience informe aussi sur la question du temps de présence face aux écrans : ce qui compte, notamment par rapport aux jeunes, ce n’est pas le temps qu’ils passent devant les écrans, c’est ce qu’ils y font ! De l’extérieur, on ne peut pas le deviner. Si l’on s’y intéresse réellement, on verra les choses complètement autrement. Et on sortira de la posture de jugement sur les pratiques des jeunes. Ce n’est pas de la démagogie, c’est un réel lien, c’est à dire un intérêt pour l’autre.
Voici comment j’ai constitué le principe de chaque heure :
Le moment de la relecture est saisissant : on apprend beaucoup de choses, on met en perspective sa pensée avec celle des autres, on est surpris de l’incroyable richesse des apports. Mon travail d’animateur est de donner une direction, avec des pistes concrètes et un point de vue assez tranché, et à partir de cela, se déploie la richesse des points de vues et apports de chacun, assumés aussi dans leurs singularités.
Dans la « règle du jeu » au départ, je pose clairement que chacun a des compétences et des apports riches pour les autres. Mon rôle d’animateur de la formation n’est pas que j’en sais plus que les participants sur le sujet, c’est de proposer des pistes de travail au sein desquelles je propose, à partir de mon point de vue, à chacun de contribuer par ses apports. Cet espace collaboratif a pour vocation de devenir la ressource pour chacun des stagiaires après le stage. Il a donc la même importance que le journal de Freinet. Cela est aussi en référence à la méthode développée par Jacques Rancière dans « Le maître ignorant » (1985).
Le fait d’être ensemble dans un temps commun produit une puissante émulation. Le moment d’écriture est dense et intense. L’effet de groupe, écrire individuellement et ensemble, fait qu’on se retrouve à écrire des choses plus profondes et importantes que ce qu’on se serait cru capable de faire si on avait été seul.
En tant qu’encadrant de ces formations, mon travail est de « lâcher-prise », pour donner le plus de place possible aux personnes et à leurs apports. Leur faire pleinement confiance. C’est facile à dire, mais très difficile à faire. Je me suis aussi déplacé : là où pour moi les moments d’écriture collective étaient surtout faits pour « formaliser l’informel », eh bien cela a produit de la connaissance, de l’intelligence collective, dans des proportions que je n’aurais pas imaginées.
A partir de cela, désormais dans les formations que j’anime en présentiel, je ménage aussi des moments de mise en ligne d’apports de chacun via un outil numérique, qui propulse les contenus des formations à des niveaux que je ne connaissais pas avant. Par ailleurs, je structure mes journées de façon beaucoup plus rythmée aussi.
Qu’est-ce qu’un cadre ? Un cadre, c’est ce qui autorise, ce qui permet l’expression de soi, c’est à dire la contribution enrichissante pour les autres. Pour pouvoir s’exprimer, on doit être en confiance, ne pas avoir la crainte d’être jugé, car si on a cette crainte, on cherchera à se protéger, c’est à dire surtout à ne pas exprimer ce qu’on pense. Ce qui est enrichissant pour le collectif, c’est l’expression de la singularité de chacun. Mais s’exprimer comporte un risque social : on peut être moqué, jugé, stigmatisé, ou même exclu du corps social.
Ainsi, la confiance est ce qui est à construire pour fonder un cadre. Mais comment construire cette confiance ? Le « maître » doit commencer par écouter les « élèves ». Ils se sentiront reconnus en tant personnes. Cela tisse des liens, qui induisent la confiance, donc la prise de risque de l’expression. On peut se représenter ces liens comme un tissage, une toile, qui constitue le support sur lequel on peut peindre. Le cadre doit autoriser par des ouvertures à du possible, non pas bloquer par des interdictions.
L’écoute, c’est travailler soi-même à lâcher ses critères, pour se donner la possibilité de recevoir ce que l’autre offre, qui est déstabilisant. C’est ainsi qu’on est enrichi, en étant dérangé. Les neurosciences le montrent : on doit résister à ses réflexes de pensée pour pouvoir apprendre (la résistance cognitive, cf. Olivier Houdé, « Apprendre à résister », 2014). J’ai mis en pratique cette méthode dans le stage « Culture, jeunesse et numérique », puis je l’ai explicitée aux stagiaires : moi-même j’ai dû lacher-prise sur mes critères pour leur donner leur place pleine et entière en tant que contributeurs.
Ce processus, bien-sûr, est le même vis à vis de la jeunesse : construire le cadre de la confiance, pour donner toute leur place aux jeunes, et ainsi permettre que le projet soit bien plus profond que ce qu’on aurait pu penser et faire sans leur intervention.
Des études sociologiques récentes (« Pour une politique de la jeunesse », Camille Peugny, 2022) montrent que l’idée que la jeunesse serait une catégorie en elle-même, avec du commun dans les intérêts et les pratiques, est une fausse idée. Ce qui différencie, ce n’est pas tant l’âge que la catégorie socio-culturelle. Donc, la « jeunesse » se doit d’être envisagée de façon souple, et ne constitue en tous cas pas une catégorie pertinente d’adresse pour des projets culturels. C’est bien plutôt les personnes et leurs parcours qui sont à prendre en compte, car on ne reste pas jeune éternellement.
Dans les retours qui nous ont été faits par les participants pendant et suite à cette formation, il y a eu la prise de conscience forte à partir des expériences vécues, à titre professionnel et aussi à titre personnel, de la posture générale des adultes par rapport à la jeunesse, qui est globalement normative, sans écoute, est complètement erronée. Cette posture fabrique de la stigmatisation, de l’exclusion, et empêche d’être enrichis mutuellement. De façon partagée, les stagiaires ont analysé que ce qui bloque les projets pour la jeunesse, ce sont la posture et les a priori des professionnels, qui ont du mal à sortir des dogmes rassurants et surplombants sur les tares de la jeunesse et les dangers du numérique.
Certains stagiaires ont été dans une autocritique très forte tant des projets qu’ils portent actuellement que de leur propre posture. Ils ont pris conscience de l’ampleur et de la profondeur du travail à mener, déjà sur soi-même, ainsi que de la puissance des freins, autant au sujet de la jeunesse qu’au sujet du numérique. Il y a eu aussi la prise de conscience de l’importance de chaque petit mouvement, qui est précieux comme une graine semée.
Je suggère et encourage la constitution de réseaux informels de partages de pratiques et de points de vue autour des projets pour la jeunesse. Même deux personnes, deux collègues ou partenaires, qui se donnent un rendez-vous d’une heure tous les trois mois, pour dialoguer, sans enjeu de productivité, afin de s’accompagner à prendre mutuellement de la distance, c’est un mouvement important.
Nous avons mis en évidence que le travail commence par des changements dans les modalités de relations entre partenaires (institutionnels, culturels, sociaux, artistiques, pédagogiques). Et si le travail de remise en question peut se poursuivre, il mènera à faire bouger les méthodes de travail, et les méthodes de coopération, ainsi que la structure hiérarchique dans les organisations.
En effet, si on ne travaille pas autrement, si les places des uns et des autres ne bougent pas, on ne pourra rien faire bouger du tout par rapport à la jeunesse. C’est cet écho entre méthodes et résultats dont on doit avoir conscience. On doit aussi avoir conscience de la difficulté de faire bouger les structures d’organisation sociale, les points de vue de collègues, techniciens, artistes, élus… Et ainsi être modestes et conscients que ce que l’on fait est très limité, et que le chemin pour arriver à des projets pour la jeunesse qui fassent vraiment sens est lent, profond et avant tout très intérieur.
L’offre culturelle est parfois questionnée de façon brutale par le public « jeune ». Une remise en cause qui se manifeste notamment par une indifférence vis-à-vis des prescriptions des institutions culturelles, voire par un désintérêt pour les lieux culturels. En 15 ans, le numérique a par ailleurs bouleversé le rapport des jeunes, et de tou·te·s, au temps et à l’espace privé. La définition même de la culture et son mode d’accès se sont transformés.
Pour se mettre en capacité de repenser des projets adaptés aux besoins réels de la jeunesse contemporaine, ce qui relève de la mission des politiques culturelles, il convient à mon sens tout d’abord de déconstruire nos idées reçues, les jugements que l’on peut avoir sans connaître. Il s’agit de prendre la mesure des nouvelles représentations du monde et des nouvelles pratiques culturelles étroitement liées au numérique.
Comment faire ? Je crois que passer par le « faire », justement, est une voie très riche pour les professionnels. Éprouver par sa propre expérience les enjeux des pratiques culturelles à l’ère numérique, en participant à des ateliers avec des jeunes, en « jouant » avec les technologies digitales, en explorant de nouveaux dispositifs de coopération, etc., dans le but de dépasser ses critères habituels, pour pouvoir être enrichi par les idées et usages de la jeunesse. Il ne s’agit pas de démagogie, mais de tissage de liens, qui permet la transformation mutuelle, l’hybridation créative.
La recherche-action sur les politiques culturelles pour la jeunesse est depuis toujours un des axes principaux de travail de Benoît Labourdette, en coopération avec de nombreux acteurs des champs culturel, éducatif et social. Nous proposons ici des méthodes, des récits d’actions et de formations, que nous espérons inspirants pour des acteurs des champs culturel, social et éducatif de tous niveaux. Proposer une analyse des enjeux, ainsi que des bases sociologiques, psychologiques, culturelles, pour créer des appuis solides au service des missions de service public auprès des jeunesses.