De la fragilité des corporatismes

9 novembre 2025. Publié par Benoît Labourdette.
  10 min
 |  Télécharger en PDF

La récente condamnation de la région Auvergne-Rhône-Alpes suscite l’enthousiasme des professionnel·le·s du spectacle vivant. Pourtant, cette victoire judiciaire provisoire masque à mon sens un vrai problème : la défense corporatiste d’une caste au détriment de la démocratie culturelle.

L’illusion d’une victoire et la naïveté corporatiste

La profession du spectacle vivant se réjouit de la condamnation en première instance de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour « refus irrégulier de versement de financement culturel ». Le tribunal administratif de Lyon a sanctionné le 14 octobre 2025 la suppression de la subvention au Théâtre Nouvelle Génération, décision motivée par des considérations politiciennes. Je crois pourtant que les professionnel·le·s de la culture se réjouissent trop vite :

  • D’abord parce que cette condamnation n’est qu’en première instance. La région a fait appel et l’issue finale reste incertaine. Se faire croire qu’il s’agit d’une victoire définitive alors que la procédure se poursuivra probablement jusqu’en cassation relève d’une certaine naïveté. Comme le proclame la newsletter d’octobre 2025 du Syndeac, cette décision « constitue un signal fort en faveur de la liberté d’expression et de l’indépendance des institutions culturelles. Elle réaffirme que les financements publics ne peuvent être utilisés comme instruments de pression politique et qu’ils doivent rester fondés sur des critères transparents, équitables et respectueux·ses du principe d’égalité entre les acteur·rice·s culturel·le·s. » Mais cette formulation révèle précisément le problème : elle confond indépendance proclamée et autonomie réelle.
  • Ensuite, et c’est le cœur de mon propos ici, parce que cette prétendue indépendance des institutions culturelles relève du mythe. Qui nomme les directeur·rice·s d’institutions ? Les élu·e·s. Le choix même des personnes qui dirigent ces structures constitue déjà un programme politique. Historiquement, ce choix relevait plutôt de sensibilités de gauche. Aujourd’hui, il s’oriente vers des choix de droite. Mais ce n’est pas plus politique maintenant qu’avant, cela l’a toujours été.

La fausse indépendance : un mensonge structurel

Michel Schneider établit clairement, dans La comédie de la culture (1993), la nature du financement public :

« Les États modernes subventionneurs de la création, véritables mécènes collectifs, ne sont pas en continuité avec les princes, car entre ceux-ci et eux se situe précisément l’avènement de la démocratie et la distinction qu’elle opéra entre argent public et argent privé. L’argent public n’appartient pas à celles et ceux qui en disposent. Son usage est non seulement enserré dans un ensemble de règles et de procédures qui interdisent son appropriation individuelle, mais il est de nature différente, politiquement et socialement, de l’argent privé. »

Cette distinction change radicalement ce qu’on peut légitimement nommer « liberté ». Schneider poursuit :

« L’élu du peuple n’en dispose pas à la seule fin de magnifier sa personne, son parti ou son règne. C’est une distinction que j’eus beaucoup de mal à faire admettre dans les discussions au sujet de certains cachets d’artistes. »

Il démontre ainsi que l’argent public obéit à des règles démocratiques qui interdisent son usage discrétionnaire.

Les professionnel·le·s affirment leur indépendance concernant la programmation et les choix artistiques. Mais cette liberté demeure largement illusoire. Si un spectacle déplaisait vraiment pour des raisons politiques, croire que les élu·e·s ne s’en mêleraient pas relève de l’aveuglement volontaire. Ce qui encadre cette prétendue liberté d’expression, ce sont en réalité des programmations culturelles qui ne dérangent pas fondamentalement la reproduction sociale en place.

C’est un mensonge qu’il me semble important de dénoncer. Dans tout ce discours sur les libertés d’expression et l’indépendance, on ne parle jamais des publics, de leur liberté, de leur respect, de la diversité culturelle des personnes auxquelles on s’adresse. Kader Attia et Eva Doumbia l’expriment avec force dans leur texte « De l’inefficacité de nos œuvres dans la vie réelle » publié juillet 2023 après le meurtre de Nahel par un policier :

« Le pouvoir nous finançant pour le dénoncer fait de nos mots les armes de nos propres silences. En célébrant nos travaux, en les subventionnant, en nous donnant pour mission cette « inclusion » de celles et ceux qui nous ressemblent, le pouvoir, parce qu’il permet la violence et les meurtres par des fonctionnaires dépositaires de son autorité, nous transforme en marionnettes inconséquentes et idiot·e·s inutiles. »
[…]
« La mort de Nahel montre l’inefficacité de nos œuvres dans la vie réelle. Nos noms en bas de tribunes et manifestes échouent de la même manière. Ces derniers jours, l’espoir suscité par les minutes de silences et textes lus en début ou fin de spectacles s’efface à la lecture des articles de CNEWS, BFMTV ou du Parisien. »

De qui parle-t-on quand on invoque « nos libertés » ?

En réalité, ce dont il s’agit, c’est de la défense des privilèges d’une caste, la caste du secteur culturel, qui, prétendant faire œuvre de liberté, choisit en fait pour tout le monde et porte ainsi atteinte à la liberté des publics. Quand on dit « nos libertés », de qui parle-t-on ? Il suffit de regarder la sociologie des spectateur·rice·s du théâtre subventionné pour comprendre immédiatement qu’il ne s’agit pas de liberté pour tou·te·s.

Michel Schneider note dans La comédie de la culture avec ironie :

« Sur le plan social proprement dit, en quinze ans de politique volontariste, le nombre de participant·e·s régulier·ère·s n’a pas bougé. Ces pratiques ne se sont pas diffusées plus largement dans le public et demeurent occasionnelles pour la grande majorité de celles et ceux qui s’y livrent. La composition sociale des familiers et familières de la culture est restée rigoureusement identique depuis 1973. Plus gravement, on conclura de ces constats que le financement étatique de la culture, comme celui des dépenses de santé ou d’éducation, d’ailleurs, opère ce qu’il est convenu d’appeler une redistribution négative par rapport aux revenus, puisque la ressource est prélevée sur tous, riches et pauvres (avec la progressivité faible de l’impôt français), alors que la dépense culturelle bénéficie principalement aux titulaires de revenus élevés, et est non seulement proportionnelle, mais fortement progressive par rapport au revenu. »

Kader Attia et Eva Doumbia développent cette critique avec une lucidité douloureuse qui mérite d’être citée longuement :

« Les parents, cousin·e·s, frères, sœurs, époux·ses, les voisin·e·s des victimes des crimes policiers, du racisme que nous dénonçons sont les absent·e·s des lieux de culture où nous les racontons. Ainsi nous contribuons à faire de leurs vies des fictions. Comme la toponymie d’une ville suggère souvent la disparition d’un lieu ou d’une personne, ils perdent leur propre essence et deviennent des abstractions. Pendant que nous recevons les applaudissements et ovations pour avoir dénoncé les guerres et les naufrages de bateaux qui mènent à la mort tant de mal nommé·e·s « migrant·e·s », des enfants continuent d’être poursuivis par des policiers dangereux et des familles entières se noient en Méditerranée... »

Leur constat est lucide : la culture institutionnelle transforme les vies réelles en abstractions, les drames en fictions applaudies, l’engagement en posture. La crainte que la baisse des financements publics ne donne plus de pouvoir aux politiques pour instrumentaliser la culture comme propagande est infondée. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, c’est déjà le cas.

Le privilège symbolique et la soumission à l’argent

On me rétorquera qu’il y a un sous-financement du secteur culturel, que les professionnel·le·s ne gagnent pas beaucoup d’argent. Mais les privilèges ne sont pas seulement financiers. Il s’agit d’un privilège symbolique : celui de faire partie d’une caste supérieure qui a le pouvoir de dépenser l’argent public et qui, de façon complètement inconsciente, est programmée par le pouvoir politique de la collectivité de tutelle.

Michel Schneider décrit avec justesse ce mécanisme pervers :

« Que l’art divorce d’avec le sens, la forme, le beau, qu’il ne dise plus rien à personne, qu’il n’y ait plus d’œuvres ni de public, qu’importe, du moment qu’il y a encore des artistes et des politiques, et qu’ils continuent de se soutenir : une subvention contre une signature au bas d’un manifeste électoral. Le rideau tombe, il faut juger la pièce. Ministère de la Culture ? Non, gouvernement des artistes. Mais on ne gouverne pas la culture, et elle n’est pas un moyen de gouvernement. Rien n’est pire qu’un prince ou une princesse qui se prend pour un·e artiste, si ce n’est un·e artiste qui se prend pour un prince ou une princesse. »

L’épisode du Covid l’a démontré de façon éclatante. Les professionnel·le·s de la culture ont appliqué sans broncher des décisions arbitraires et incohérentes qui étaient toutes au détriment des citoyen·ne·s, dans le seul but de ne pas perdre leurs financements publics. C’est à ce moment-là qu’ils ont signé le pacte avec le diable qui autorise tout ce qui se passe aujourd’hui. S’ils avaient fait acte de résistance au service des citoyen·ne·s, car n’oublions jamais que le financement public existe pour servir les citoyen·ne·s dont les impôts le financent, nous n’en serions à mon avis pas là.

Repenser la mission démocratique de la culture

S’il y a du financement public pour la culture, c’est pour être au service des citoyen·ne·s. Ce n’est pas de la démagogie, car justement ce qu’on a à offrir aux citoyen·ne·s, c’est une émancipation, une liberté, mais une liberté de tou·te·s, pas seulement la liberté de programmer lorsqu’on a atteint des places de pouvoir.

Kader Attia et Eva Doumbia posent la question, à mon avis centrale, avec une clarté tranchante :

« Que recouvre vraiment ce terme « inclusion » ? Inclure qui et à quoi ? Ce mot se frotte trop à ceux malheureux d’« ensauvagement » ou de « décivilisation » pour nous inspirer confiance. Prétendre qu’il y a dé-civilisation induit la perte de l’humanité de celles et ceux qui en seraient affecté·e·s. Or, nous savons ce que signifie le déni d’humanité. Nos ancêtres l’ont appris et parfois leurs descendant·e·s nous l’ont transmis. Plutôt que l’injonction à l’inclusion, nous préférerions parler de partages et d’apprentissages mutuels, d’enrichissements, de rencontres, de pensées diverses. Et enfin de justice et d’égalité. »
[…]

« En soutenant nos travaux artistiques, les institutions du pouvoir prétendent agir pour un meilleur vivre ensemble. Cela ne suffit pas. Il faut des actes, concrets, contre les discriminations. De véritables moyens pour les écoles, les collèges et les lycées où nous intervenons et dans lesquels nous ne pouvons que constater le désengagement de l’État. Des financements conséquents pour les centres sociaux, d’animation et les MJC dont les ateliers que nous produisons de temps à autres ne peuvent pas remplacer les missions au quotidien. »

Je ne veux pas dénier le véritable problème que posent les baisses de financements publics pour la culture. Oui, c’est un problème, parce que la culture est essentielle pour une société, mais elle l’est pour l’émancipation de chacun·e. Précisément, ce qu’il y a à défendre en tant que professionnel·le·s dépensant l’argent public, ce n’est pas la liberté de création. Si on veut être libre de créer, on peut créer par soi-même, sans demander d’argent public, nul ne nous en empêche !

La création au service des droits culturels

Schneider développe ce point avec force dans son analyse du rôle de l’État :

« Qu’est-ce que, enfin, l’État ne doit pas faire en matière de culture ? Si l’on refuse le principe d’interventions sur la création elle-même, et la subvention directe d’artistes ou de pans entiers de la vie artistique, comme le spectacle vivant, l’expression même d’« aides à la création » apparaît comme une contradictio in adjecto. L’État démocratique n’est pas et ne doit pas être un mécène et aider la création. Pour trois raisons. La première est que les États modernes subventionneurs de la création, véritables mécènes collectifs, ne sont pas en continuité avec les princes [...]. La seconde raison pour laquelle il ne doit pas financer directement la création est que l’État est un mauvais mécène. »

La création financée publiquement doit être au service de la liberté des citoyen·ne·s par des propositions exigeantes mais ouvertes, co-construites dans le dialogue. Ce qui est à défendre, c’est le dialogue et la démocratie : en quoi ces projets culturels subventionnés sont-ils au service de la liberté des citoyen·ne·s ? Parce qu’il y a dans les spectacles des citations de Bruno Latour ou de Michel Foucault ? Je ne dis pas que tout doit être participatif, mais tout doit respecter les droits culturels des personnes. C’est dans la loi. C’est la mission des projets soutenus par l’argent public.

Le dialogue avec les élu·e·s : une nécessité stratégique

Les politiques ont besoin d’être conseillé·e·s sur la valeur démocratique de la culture subventionnée. Il ne s’agit pas de défendre la liberté d’expression d’une petite caste d’artistes. Michel Schneider l’écrit sans détour :

« On débat à l’infini : qui doit administrer la culture, des administrateur·rice·s ou des artistes ? Les premier·ère·s ne sont pas légitimes aux yeux des second·e·s, qui ne leur reconnaissent à juste titre aucune compétence artistique. Les second·e·s ne sont pas plus légitimes vis-à-vis des règles de fonctionnement des États démocratiques, qui veulent que l’emploi des crédits publics se distingue de l’affermage personnel. Il y a une façon simple de trancher : qu’on se convainque que l’État, par artistes ou fonctionnaires interposé·e·s, n’a pas à administrer la culture, n’a pas à faire de choix artistiques, et doit s’en tenir aux trois missions qui n’en impliquent aucun : préservation du patrimoine, accès démocratique aux œuvres, notamment par les enseignements artistiques et le soutien à la pratique d’amateur·rice·s, réglementation. »

Car quel que soit leur bord, les élu·e·s ont besoin de cohésion sociale, de citoyen·ne·s qui se sentent intégré·e·s. Les élu·e·s n’ont pas la science infuse. Elles et ils ont besoin qu’on dialogue avec elles et eux, qu’on les aide à comprendre comment faire au mieux avec la culture. Voilà un pan essentiel du rôle politique des artistes.

Au-delà du corporatisme : construire des espaces de création collective

Le problème de cette action en justice, qui reste légitime face au scandale de l’action de Laurent Wauquiez, c’est que face à des responsable·s d’institutions culturelles arc-boutées sur leurs privilèges et leur « liberté », les élu·e·s sont conscient·e·s qu’il s’agit de défense de privilèges. Elles et ils ont d’une certaine manière raison de vouloir déconstruire cela, car ce sont elles et eux qui ont été élu·e·s au suffrage universel et non pas les directeur·rice·s des structures culturelles.

Kader Attia et Eva Doumbia concluent leur texte par un appel qui devrait nous interpeller tou·te·s :

« Ce n’est pas en construisant des salles de spectacle, musique, danse ou théâtre, des musées et galeries d’art, dans des espaces où vivent des gens qui ne les fréquentent pas que l’on achète la paix sociale. Nous qui présentons nos œuvres sur ces scènes, nous observons tristement que ces dernières produisent également de l’exclusion. Nous refusons que nos œuvres permettent aux politiques de se dédouaner d’agir contre le racisme et toutes les autres discriminations. Peut-être devrions-nous exercer notre droit de retrait. Nos ancêtres ont cessé de pratiquer leurs rituels pour ne pas les offrir à la curiosité ou la cupidité de leurs colons, alors il nous faudrait peut-être cesser de parler. Mais comment le pourrions-nous lorsque la colère et l’injustice nous engagent à prendre la parole ? »

Comme le note Michel Schneider : « La théorie du service public, qui prend en considération le droit-créance, ne fut jamais une théorie du « tout État ». Elle s’opposa au contraire à la théorie de la puissance publique, et définit, à l’intérieur de frontières précises, à quelles fins et sous quelles modalités l’État doit agir. »

Le rôle de chaque personne œuvrant dans le cadre de la dépense de l’argent public n’est pas seulement de respecter l’élu·e, mais de respecter et de garder vivant et opérant le système démocratique dans lequel cette personne a été élue.

Proposition : des espaces créatifs de dialogue

Le vrai combat est dans la défense de l’institution démocratique. Les élu·e·s ont besoin d’aide, de compréhension, d’être remis·es à l’endroit de la démocratie. C’est le rôle de tou·te·s. Pour lutter contre un pouvoir politique trop puissant sur les décisions culturelles, il faut entrer en dialogue.

  • Premièrement, chacun·e de nous avec les publics sur notre territoire.
  • Deuxièmement, entre professionnel·le·s de façon pluridisciplinaire.
  • Troisièmement, avec les élu·e·s de tous bords.

Mettre l’art au service du dialogue démocratique

Peut-être que les projets culturels à mener aujourd’hui pour défendre un futur pour la culture sont des projets artistiques de dialogue. Mettre de l’art dans les espaces de dialogue, ce n’est pas seulement dialoguer sérieusement, c’est créer ensemble le présent et le futur de la culture.

Voici donc ma proposition pour les professionnel·le·s du secteur culturel : arrêtez de faire des spectacles élitistes qui ne servent qu’à la reproduction sociale. Changez complètement et créez des espaces créatifs de dialogue, artistiques, avec le plus haut niveau d’exigence à la fois artistique et démocratique. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’argent public. Cette exigence doit être double. C’est cette exigence artistique et démocratique radicale qu’il faut faire vivre et partager. Et nous verrons revenir les soutiens politiques, nécessaires, à la culture, si elle réinvestit avec sincérité, ouverture et remise en question son engagement démocratique.

Mes pratiques pluridisciplinaires, de création, d’action culturelle, de formation, d’accompagnement dans de très nombreux contextes culturels, sociaux et éducatifs en France m’offrent un observatoire privilégié, subjectif et en profondeur du secteur culturel en France.

Ce secteur est fragilisé par sa place, jugée comme « non essentielle » par bien des responsables politiques, par la concurrence des pratiques culturelles via les plateformes numériques, ainsi que par des freins liés aux difficultés pour mettre en place des coopérations interdisciplinaires, et aux trop peu nombreuses évaluations, qui sont le plus souvent mal menées et instrumentalisées.

Mon observatoire me permet d’identifier des dynamiques qui fonctionnent, ainsi que des difficultés que je constate. Je propose ici de partager mes analyses, mes méthodes, mes propositions en souhaitant qu’elles puissent être utiles. Mon objectif est d’aider à un secteur culturel plus fort demain, car à mon sens, la défense d’un secteur culturel financé par les impôts des contribuables me semble porteuse de possibilités d’émancipation, de développement des libertés, de la démocratie, des pouvoirs d’agir, d’une manière bien différente de ce que les acteurs privés produisent.

Ceci est possible s’il n’y a pas d’hypocrisie, et c’est à mon sens au prix d’une volonté de lucidité et de remise en question, d’un choix de déconstruction des représentations et peut-être de certains privilèges et systèmes de domination.


QR Code d'accès à cette page
qrcode:https://www.benoitlabourdette.com/les-ressources/defendre-la-culture-autrement-methodes-pour-demain/de-la-fragilite-des-corporatismes