Systématiser les découvertes mutuelles entre acteurs culturels

Lever les freins pour les coopérations.

11 mars 2025 Benoît Labourdette  2 min

Proposition de bon sens, pour une meilleure interconnaissance entre acteurs culturels du même territoire.

Pourquoi on ne se connaît pas assez ?

En France, dans le domaine culturel, on constate trop souvent que les acteurs d’un même secteur sur un même territoire ne connaissent pas en profondeur la nature du travail de leurs homologues et partenaires, ou n’y accèdent que de façon informelle ou ponctuelles, à l’occasion de quelques rares rencontres professionnelles auxquelles ils participent, mais qui sont les plus souvent descendantes. Pourtant, l’interconnaissance de ce que font les autres est, à mon sens, essentielle pour avancer et être plus forts.

Être artiste, ou simplement évoluer collectivement dans les réalités des territoires et de leurs enjeux politiques, nécessite de comprendre les dynamiques de chacun, pour s’en nourrir et mieux coopérer, notamment entre disciplines : culture, jeunesse, social, santé, justice, éducation...

Le préalable pour faire commun est de se connaître, et les occasions de le faire sont bien trop rares ou trop informelles. Une suggestion ? S’inspirer de ce que font les réseaux professionnels, au niveau territorial, de façon simple, concrète et tenable dans les emplois du temps des uns et des autres.

Comment impulser un futur, à partir de l’interconnaissance

A l’initiative d’une agglomération, d’un département, d’une région, organiser tout simplement une rencontre en visioconférence chaque semaine, de 9h à 10h, lors de laquelle un acteur du secteur culturel du territoire présente en détails son activité, ses projets, ses freins, ses réussites, et sa vision pour l’avenir. Le programme de quel acteur à quelle date serait transmis à tous les acteurs du territoire, et il est indispensable que ce soit pluridisciplinaire, dans le champ culturel : musique, danse, cinéma, théâtre, arts plastiques, pratiques amateur, cirque, etc.

Chaque séance serait enregistrée et retranscrite par une IA, de façon simple. En une quarantaine de semaines ouvrées que représente une année, un an ne suffirait pas pour couvrir tous les acteurs. Et des acteurs pourront revenir.

L’idée est que ce soit très simple à organiser, chaque acteur est autonome sur sa façon d’utiliser son temps d’une heure, il n’y a pas d’échanges, c’est une simple présentation. Ses coordonnées sont transmises pour les prises de contacts éventuelles. La participation en tant qu’auditeur est libre. Petit à petit, cela offrirait des connaissances extrêmement précieuses et constructives.

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