Un peu de la connaissance humaine, rassemblée à l’intérieur d’une architecture.
Tentative de matérialisation audiovisuelle de la poétique de l’organisation de la connaissance par l’humain, de la construction de ce que l’on appelle la « culture », le « savoir », par le mouvement dans une architecture conçue pour les contenir. Mouvement à partir duquel une abstraction visuelle, donc conceptuelle, se construit, menant, peut-être, à envisager que des concepts philosophiques peuvent prendre ce type de formes plastiques, non écrites avec les mots du langage des mots, mais décrites avec les éléments audiovisuels, image, son, mouvement, temps. Proposition, donc, d’une expérience philosophique.
Ne pas perdre contact avec la philosophie, même au cœur de la violence.
Le kaléidoscope, figure constituée de la réplication en miroir de la même image, propose une vision très « organique » des choses. Comme une métaphore visuelle de la division cellulaire, il ouvre à un champ de perceptions et d’émotions assez peu fréquenté, bien au delà du décoratif qu’il pourrait sembler incarner de prime abord. Cette figure, très rare dans les films, m’a toujours questionné, c’est pourquoi j’en fais depuis longtemps de nombreuses explorations cinématographiques.
C’est une belle surprise de voir des kaléidoscopes animés fleurir sur les écrans depuis quatre ou cinq ans, dans des génériques de films et de séries notamment. Je vous invite à lire le texte manifeste de la pratique du kaléidoscope animé, que j’ai écrit il y a dix ans, en 2014 : « Penser l’image du kaléidoscope animé ».