Collection de morceaux musicaux, composés entre 2000 et 2024, qu’on pourrait classer dans le style « Ambient Experimental Noise ». Ce sont des compositions de musique électronique et concrète. Les matières sonores sources proviennent d’enregistrements de sons réels et de mélodies souvent improvisées sur des instruments variés, acoustiques ou électroniques, croisés au fil de mes voyages. Ma démarche est de sculpter l’onde sonore au fur et à mesure, à l’écoute de sa propre évolution, souvent au moment unique de la rencontre avec l’instrument.
Ces morceaux sont parfois simplement l’enregistrement du moment de la rencontre, et parfois ce sont des recompositions à partir de ces matières.
Chaque morceau est associé à un court poème, souvent surréaliste, et à une photographie de mon cru.
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J’ose parler de toi en public.
Ces mots de vingt ans plus tôt résonnent à mon âme d’aujourd’hui.
Ce n’est absolument pas calme, tout le monde passe en tous sens, alors qu’on voudrait l’inverse ; on ne s’en sort pas. Et si même la mer s’en mêle.
Ils sont là, les souvenirs, ils me submergent ; j’essaie d’alléger, mais je ne peux pas faire semblant ; et pourtant l’envie de vivre... quel paradoxe ! Hommage à ta vie, Hippolyte, en ce jour de Noël, à ta liberté ultime.
Aucun savon n’a été trouvé sur le sol de la Gare du Nord, après que Pierre-Jean ait glissé, dit-il sur un savon placé là avec malveillance par un chien, ou par une sculpture d’ours.
Par petites touches, toutes petites comme des gouttes d’eau, à petits pas, l’énergie revient.
Si loin de ton vol inaccessible, et pourtant tu es juste là, à côté, je pourrais te toucher.
Quand la nature s’impose, elle domine de façon impérieuse.
Nos pas dans le métro, c’est la musique de nos vies.
Il faut être derrière, caché derrière la trappe, pour assister aux réunions secrètes ; on découvre la vérité.
Cette attente calme des êtres humains, c’est l’attente de la moisson par les robots. Certains hurlent et se révoltent ; ils ne supportent pas leur peur de la mort. Mais la plupart se sont habitués à la violence arbitraire. Et ils collaborent pour leur survie éphémère.
Signer de son âme, dès que nos doigts se posent sur un clavier désaccordé.
Un morceau au souffle fragile, que je joue pour te rendre hommage, ami qui vient de partir.
Ce petit groupe de jeûneurs au bord de la rivière, épuisés, cherchent maladroitement à se redonner du courage par la musique qu’ils improvisent ensemble.
Leslie est entrée dans cette église, et elle n’a pas cru ce qu’on lui disait, malgré ses efforts.
Entrer là où est l’autre et chercher en soi si, illuminé par les vitraux, le contact avec l’au-delà se fait.
Être couché, sans plus pouvoir bouger, mais tourner la tête, essayer de regarder derrière soi.
Improvisation réalisée sous seing privé le 1er janvier 2018.
Souvenir d’un vieil orgue dans cette église poussiéreuse. Adolescent, avec dans le casque du walkman du rock des années 1970.
Improvisation réalisée sous seing privé le 25 novembre 2017.
Un matin, on décide de partir en pique-nique.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 14 novembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Courir, courir dans sa tête.
Improvisation réalisée sous seing privé le 20 octobre 2017.
Méditer un instant. Laisser son cerveau mettre de l’ordre.
Improvisation réalisée sous seing privé le 20 octobre 2017.
Pour honorer l’animal, une danse lente, dans la mémoire chuintante.
Improvisation réalisée sous seing privé le 15 octobre 2017.
Une situation compliquée entre animaux domestiques, qu’une musique primesautière ne saurait pacifier.
Improvisation réalisée sous seing privé le 8 octobre 2017.
Vivre dans un univers fait de bruit blanc, qui tout à coup se met à battre, comme le cœur.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 5 octobre 2017 (Benoît Labourdette production).
Décider de qui l’on veut être. Wendy a choisi de changer de sexe.
Improvisation publique réalisée dans le cadre d’une soirée créative « Le fil », le 29 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Regarder de tous côtés, tourner la tête, tourner sur soi-même.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 14 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Nager dans un grand couloir en rotation.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 14 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Pas après pas, le sol résonne de chaque choc du pied nu qui le foule. Mais par moments, c’est comme si on s’envolait.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 13 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Être bercé par la lune. C’est calme de prime abord, et puis tout s’anime.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 13 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Un imaginaire du chemin vers la fin.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 12 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Ce qui nous fait peur est souvent ce qui nous est inconnu. Des sons notamment.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 8 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Deux voix échangent, se répondent, s’écoutent, pas toujours, et parfois sont à l’unisson.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 6 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Souvenirs heureux, ralentis par l’heure tardive.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 6 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Roulades au ralenti sur pierres chaudes.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 6 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Sous la terre, tout n’est pas si noir. On ressent le rythme du monde.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 5 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Glisser en rebondissant sur des collines roses et mauves.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 5 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
L’échelle n’est pas toujours aisée à gravir.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 5 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Égrenage nocturne de la nostalgie que l’on imagine chez l’autre, et qui naît en soi.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 5 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Souvenir d’une avancée dans une grotte, le long d’un lac souterrain, sur un tapis volant.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 3 septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Cris, frottements, crissements, air qui souffle en tous sens. Quelques notes de musique émergent du chaos.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 1er septembre 2017 (Benoît Labourdette production).
Course en petite foulée sur une herbe fraîche de la rosée du matin.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 24 juillet 2017 (Benoît Labourdette production).
Oubli de soi dans un rythme doux qui dérive.
Improvisation publique réalisée dans le cadre d’une soirée créative « Le fil », le 30 juin 2017 (Benoît Labourdette production).
Touches émotionnelles collantes et granulaires.
Improvisation publique réalisée dans le cadre d’une soirée créative « Le fil », le 30 juin 2017 (Benoît Labourdette production).
Une messe triste, qui ne se passe pas comme prévu.
Une course de regards en tous sens.
Sur la route, on avance, calmement mais très vite. Et cela survient, inéluctablement.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 28 mai 2017 (Benoît Labourdette production).
Tu démarres la voiture, tu ne sais pas que le frein à main est toujours serré. Tu ne comprends pas pourquoi il est si difficile d’avancer.
Fait-on du théâtre ou est-on dans la réalité ? Au fond, l’un est-il l’autre, et est-ce bon ?
Texte : Pensée de Blaise Pascal, page 396 du manuscrit.
On frappe à la porte de la cave. Mais est-ce vraiment une porte ? N’est-ce pas plutôt son propre crâne ?
Improvisation réalisée sous seing privé, le 27 juin 2016 (Benoît Labourdette production).
Un enfant seul dans sa tête rêve sur les motifs de la nappe posée sur l’herbe.
Le vent dans les oreilles, les vêtements qui battent, et quelqu’un apparaît.
Voyage sans retour. Une peur.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 17 octobre 2014.
Faire la cuisine.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 2 octobre 2014.
Les vagues profondes d’un orage intérieur naissent, mystérieuses et imperceptibles, et grandissent, se transforment, on ne sait pourquoi.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 24 septembre 2014 (Benoît Labourdette production).
Marcher dans le vent.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 24 septembre 2014.
Le regard qui guide les pas, en avant et en arrière, et ces pas font émerger des souvenirs.
Improvisation réalisée sous seing privé, le 18 septembre 2014 (Benoît Labourdette production).
Quand la course est effrénée, c’est que sa raison d’être est la peur.
Jamais, jamais, jamais, jamais malade !
La nature, parfois ça pique.
Nostalgie du temps passé, imaginaire.
Ce n’est le plus souvent que lorsqu’on revient sur ses pas, bien longtemps après, qu’on mesure la vraie valeur des choses. Sans doute peut-on recevoir un enseignement de cela.
Remixage du morceau « Petit singe » extrait de l’album « La ville érogène » (2000).
À l’intérieur de la tête de l’enfant qui joue dans le bac à sable, les plus grandes aventures se vivent, les émotions puissantes traversent et les mythes s’ancrent.
La voix du ventre, la voix intérieure, la voix de la machine... le chant de la pluie.