En m’approchant de ce simple arbre dans la ville, ce soir là, petit à petit j’ai ressenti la puissante énergie de sa sève, projetée vers ses branches les plus hautes. Et c’est un pas de danse, réitéré, qui m’est venu. Et mon regard l’a embrassé en virevoltant, me menant à un sentiment d’amour inconditionnel.
La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.