Conseil d’influence matrimoine du projet Périfééries

1er juin 2022. Publié par Benoît Labourdette.
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Dans le cadre de la candidature de la ville de Saint-Denis pour Capitale européenne de la culture 2028, j’ai entre autres animé un moment d’intelligence collective pour collecter des propositions sur le sujet : « Rendre les habitants acteurs, de la production à l’éditorialisation des contenus patrimoniaux/matrimoniaux ». Retour sur ma méthode et les résultats qu’elle produit.

Une vaste co-construction

Pour construire les contenus de la candidature, l’une des initiatives de Juliette Bompoint, déléguée générale du projet, fut d’organiser des « conseils d’influence », moments collectifs d’une journée réunissant au moins une centaine de personnes, se tenant à chaque fois dans des lieux emblématiques du territoire, afin de collecter des contributions, idées, dynamiques territoriales, envies...

Le 1er juin 2022, dans les anciens laboratoires Éclair d’Épinay-sur-Seine, une journée était consacrée à la thématique « Matrimoine(s) et récits ». J’ai été convié pour animer l’intelligence collective d’un groupe de travail sur le sujet « Rendre les habitants acteurs, dans la production et l’éditorialisation des contenus matrimoniaux/patrimoniaux ». Les autres sujets de la journée, animés par d’autres personnes, étaient :

  • « Agir sur la fabrique des représentations des périphéries. »
  • « Relier les récits individuels et collectifs, relier les imaginaires, de la ville royale au hip-hop. »
  • « Mieux prendre en compte le matrimoine/patrimoine dans la fabrique de la ville. »
  • « Décloisonner et amplifier les savoirs faire. »

Méthode d’intelligence collective par l’écrit partagé

L’enjeu de la mission était ambitieux : réussir, en seulement une heure et demie, à activer les intelligences et les contributions des 30 personnes présentes, dans la mesure où il était aussi prévu que de commencer par la présentation au groupe de plusieurs projets innovants. Le temps pour les contributions de tou·te·s était donc de moins de 45 minutes, ce qui est court à trente personnes ! Le but était de collecter des idées pertinentes, qui viendraient nourrir le travail d’écriture de la candidature. J’ai procédé de la manière suivante :

  • Partage à l’écran de l’objectif et du déroulé de la rencontre (qui avait été construit par Juliette Bompoint et son équipe), afin que tout le monde soit porteur du même niveau d’information que moi. C’est à dire engager une dynamique de coopération et non pas de simple participation.
  • Présentation publique des projets comme prévu, qui donnaient le la du niveau d’exigence de l’attente des contributions (synthèse dans le texte de Jean-François Marguerin).
  • Proposition aux personnes présentes d’écrire, chacune sur une feuille de papier, des idées, propositions et autres retours d’expériences inspirants. Comme tout le monde écrivait en parallèle, la production fut très riche.
  • Au fur et à mesure que chacun∙e avait terminé d’écrire, il∙elle venait m’apporter sa feuille, que je posais sous une caméra, reprise sur le très grand écran, ce qui fait que chacun∙e pouvait prendre connaissances des contributions des autres.
  • Mise en ligne sur une page web spécifique (accessible via un QR code donné aux participant∙e∙s) de toutes les contributions, de l’enregistrement audio de l’ensemble de la rencontre, de l’enregistrement de la restitution synthétique que j’avais faite en plénière après, ainsi que d’un écrit fait par l’un des participants quelques jours plus tard.

Ainsi, en cohérence avec le sujet de la rencontre, nous avons créé ensemble un patrimoine/matrimoine à partir de nos échanges, qui fut ensuite la source d’informations utiles à l’équipe de Périfééries pour rédiger le projet de candidature. Vous pouvez prendre connaissance de toutes les contributions, très riches, sur le sujet « Rendre les habitants acteurs, de la production à l’éditorialisation des contenus patrimoniaux/matrimoniaux ». Ces contributions peuvent être utiles, bien au-delà de la candidature de la ville de Saint-Denis (la capitale européenne de la culture aura lieu à Bourges en 2028).

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Logistique, technique et dispositif

Ce lieu, les anciens laboratoires Éclair (les plus grands laboratoires cinématographiques de France jusqu’à 2010), avait encore de l’électricité, mais était complètement en « friche ». Ainsi, à mon arrivée, il m’a fallu y trouver un endroit suffisamment sombre pour que la projection, cœur du dispositif d’interaction, soit bien visible par les participant∙e∙s. La première salle (où des chaises étaient installées) était en pleine lumière, ce qui rendait le projet impossible.

Je trouvais une salle sombre, mais dénuée d’électricité, et il n’y avait pas de rallonge assez longue...Oui, animer l’intelligence collective, c’est d’abord prendre soin du lieu, de la « scénographie », qui doit permettre d’être un écrin à la proposition de créativité. C’est donc gérer de la logistique et de la technique, pour donner toute sa valeur au moment qui va être partagé.

J’avais avec moi quelques outils ainsi qu’un vidéoprojecteur courte focale (pour pouvoir créer une grande image même dans un petit espace), des rallonges, la caméra « visualiseur », etc. L’équipe de Périfééries avait tellement de charge logistique sur l’ensemble, que rendre possible l’intelligence collective, c’était à mon niveau aussi assurer la mise en œuvre technique autonome. Mes outils m’ont permis d’ouvrir un tableau électrique scellé, d’y brancher mes appareils, et d’installer mon dispositif dans une salle sombre, ce qui donnait, grâce à la projection, une grande importance symbolique à ce qui allait être produit. Bien-sûr, j’avais aussi apporté suffisamment de stylos et une ramette de papier A4 pour pouvoir distribuer ce matériel aux personnes présentes.

Enjeux du patrimoine/matrimoine citoyen

Je pense que la légitimation d’archives produites par les citoyen∙nes est un axe essentiel pour le développement de la démocratie aujourd’hui, car cela vient constituer d’autres récits que les récits des dominants. C’est le gage d’une diversité enrichissante et envisagée comme telle. C’est difficile à mettre en œuvre, justement pour des questions de légitimité, et cela passe par des dynamiques de construction d’outils numériques indépendants (sortis de la dépendance des grands industriels du numérique) et de participation, de coopération. C’est l’un de mes sujets de recherche-action de longue date, et je mets en partage des ressources sur le sujet du Patrimoine numérique.

Texte d’intentions

Atelier 4 : Rendre les habitants acteurs de la production à l’éditorialisation des contenus patrimoniaux/matrimoniaux

De la collecte au partage des données : choisir la participation citoyenne.

  • Fouilles archéologiques, études, collectes d’archives, de mémoires, travail d’inventaire patrimonial : comment davantage inclure les habitant.e.s à toutes ces phases de production de contenus ?
  • Quelle place leur donner dans les choix d’archivage et angles d’analyse ? Enfin quels rôles peuvent avoir les habitant.e.s dans les modes de diffusion et d’éditorialisation des données produites ? Comment les associer largement, ainsi que leurs savoir-faire ?
  • Comment entretenir la participation citoyenne dans le temps ?

Rappel : il y a tous les niveaux d’archives en Seine-Saint-Denis (!) : nationales, régionales, départementales, diplomatiques, municipales. Que faire aujourd’hui ? Certains champs de la connaissance demandent-ils à être renforcés ? Davantage exploités ? Quelle place faire au participatif ? Comment améliorer la connaissance des fonds, la valoriser auprès des habitant·es ? du jeune public ?

Objectifs :

  • Diagnostic des projets participatifs réalisés sur le territoire : quelles formes de participation ? Quels effets à court et long terme sur les participants et dans l’imaginaire ?
  • identifier des projets qui permettent l’implication citoyenne aux trois étapes de patrimonialisation :
    • collecte des données et archives, constitution de fonds
    • choix d’archivage et angle d’analyse des données collectées
    • diffusion et éditorialisation
  • identifier des projets, dispositifs (nouveaux ou déploiement de démarches existantes) à mettre en œuvre dans le cadre de la candidature qui permettent une participation citoyenne large.

Projets inspirants :

L’espace de partage numérique des contributions

Restitution audio par Benoît Labourdette

Bilan écrit

Par Jean-François Marguerin.

Saint Denis/Plaine Commune capitale européenne de la Culture 2028
Axe de développement : le patrimoine/ matrimoine

Problématique : rendre les habitants acteurs de la production et de l’éditorialisation des contenus patrimoniaux/matrimoniaux.

Un atelier d’une heure trente lui a été consacré ce mardi 1er juin 2022 dont la restitution numérique effectuée par Benoît Labourdette et accessible à tous via un QR code vaut compte rendu. Il y a ajouté l’enregistrement de la restitution qu’il a effectuée en assemblée générale. Il n’y a pas lieu d’y revenir, il convient de veiller aux destinataires de cette restitution.

Revenir d’abord au sens des mots : le patrimoine, selon le Petit Robert, c’est ce qui est considéré comme l’héritage commun d’un groupe. C’est l’abbé Grégoire, évêque constitutionnel de Blois siégeant sur les bancs du tiers état, qui le premier, au cours de la révolution française, donne au terme son acception désintéressée. Le patrimoine de la Nation, à la différence de l’acception privée, notariale. Pour faire cesser les actes de vandalisme commis à l’endroit des symboles honnis du passé quand sculptures, architectures, vitraux s’avèrent être aussi les témoins du génie humain, des témoins qui appartiennent à tous.

Le matrimoine n’est reconnu par Google que par deux notifications qui annoncent... Le conseil d’influence du 1er juin !
Le terme a été mis au goût du jour voici peu de temps lorsque des autrices ont décidé l’instauration des journées du matrimoine, coïncidant avec celles du patrimoine, pour tirer de l’oubli, l’œuvre littéraire de tant de femmes, à travers les siècles, injustement mis sous le boisseau.
En droit privé le régime matrimonial (le matrimonial ayant trait au mariage) décide de la répartition du patrimoine entre les époux. Le matrimonial décide du patrimonial, juste retour linguistique des choses.
Nous ne traiterons ici, tout en attendant une indispensable clarification sur la pertinence du concept de matrimoine, sur sa capacité mobilisatrice, sa compréhension par des habitants pour qui le patrimoine, dès lors qu’il transcende sa dimension communautaire (langue, us et coutumes, signes des origines, de l’exil...) pour atteindre celle du territoire quotidiennement partagé, demeure une préoccupation éloignée.

Nous avons écouté au cours de cet atelier une présentation des initiatives associatives ou institutionnelles suivantes : Ancrages (Marseille) ; Maison du Patrimoine Oral (Morvan) ; Service départemental de l’architecture et du patrimoine (Seine Saint Denis) ; Maison des Langues et des Cultures (Aubervilliers) ; La Fabrique Numérique (Les Lilas) ; Service éducatif des Archives Nationales (implantées à Pierrefitte-sur-Seine).

(N’ont pas été rapportées les expériences du Bureau des Guides de Marseille, Greeters, Hôtel du Nord de Marseille, mentionnées dans le document préparatoire)

Les différentes interventions sont disponibles sur le site de Benoît Labourdette auquel il est aisé de se référer : https://www.benoitlabourdette.com/_docs/projets/2022/2022_perifeeries_conseil_influence_matrimoine/

Je propose ici les verbatims de trois retours d’expérience qui nourrissent mon questionnement à suivre. Les autres retours, aussi passionnants soient ils, ne soulevant pas les mêmes interrogations quant à la contribution des habitants à la production du patrimoine représentatif de leur territoire.

  • Ancrages (Centre de ressources, Histoire et mémoires des migrations à Marseille) dont Samia Chabani, sa directrice, sociologue engagée sur les questions de genre et d’immigration.
    Marseille est une métropole qui s’est construite en marge de l’identité nationale. Comment associer les habitants quand ils sont exclus de la narration urbaine ? Moins visible que l’immigré est la femme de l’immigré. Les quartiers Nord de Marseille sont des délaissés patrimoniaux. Dans la phase de candidature de Marseille Provence 2013, la dimension cosmopolite de Marseille était un fort argument pour celle ci. Cette dimension a disparu au delà. Les habitants sont exclus de la désignation des patrimoines (le choix du pluriel n’est pas anodin.) Qu’est ce qui fait patrimoine pour eux ? Ancrages s’est appuyée sur les compétences des services publics du patrimoine pour réaliser collectes orales et collectes papier. La méthode qu’elle privilégie est le recueil oral qui correspond à la grande tradition de l’oralité. Le patrimoine immatériel est insuffisamment pris en compte en France. La relation, la « négociation » avec les habitants (emprunt au livre du sociologue Michel Anselme : Du bruit à la parole. La scène politique des cités aux éditions de l’Aube) ne sont pas choses aisées. La parole est située, la question du qui parle est très importante. Elle se réfère à la convention de Faro de 2005 adoptée par le Conseil de l’Europe et dont la France n’est pas signataire, qui « en appelle à présenter le patrimoine culturel comme une ressource servant au développement humain, à la valorisation des diversités culturelles, à la promotion du dialogue interculturel, à un modèle de développement économique suivant les principes d’usage durable des ressources ».
  • Maison du patrimoine oral de Bourgogne. Située dans la « diagonale du vide », un espace très rural en plein Morvan, disparition des services publics, plus de médecins, plus de commerces de proximité. Il s’agit d’un ethno pôle labellisé par le ministère de la culture. « On est en marge du fait du sous nombre ». (dixit Caroline Darroux, ethnologue, représentante de la MPOB, coordinatrice de sa mission scientifique, dont les travaux portent « sur les aspects performatifs des récits oraux en termes de production de récits collectifs). Cette même maison est la résultante de mouvements militants d’habitants accompagnés par des chercheurs. Un moment fondateur : un artiste, dans les années 80 a déposé à la SACEM une musique populaire du Morvan ce qui eut pour effet de mettre les musiciens qui dans les bars ou lors de fêtes la jouaient, en situation de devoir acquitter des droits. C’est le refus collectif qui a engendré la collecte de ses manifestations et fait la preuve d’une culture gratuite faite de »pratiques discrètes« , musicales mais aussi linguistiques (autres langues que le français). Le fait de »gens très ordinaires« qui ont eu recours aux outils numériques pour attester que des œuvres existent dans le domaine public qui sont le fait de très nombreux auteurs à travers le temps et qu’ils maintiennent en vie en s’en faisant les interprètes. »On a toujours tendance à remplacer les humains par les documents qu’ils ont produits. L’archive n’est là que pour nourrir la pratique vivante. Il faut préférer l’humain à l’objet.« martèle Caroline Darroux »On prétend faire des gens des acteurs. Mais ces mêmes gens rétorquent qu’ils font « des trucs » et qu’ avant de chercher à leur faire faire quelque chose, intéressons nous à ce qu’ils font déjà."
  • Service de l’architecture et du patrimoine de Seine Saint Denis. Il renseigne un atlas de l’architecture et du patrimoine du département. La collectivité a fait choix de se doter d’un service qui étudie, valorise, aide à la préservation du patrimoine, tant sont intenses et rapides les transformations que connaît le 93. Il s’attache à prendre en compte la parole des habitants, à susciter leur implication.
    Il a mis en ligne une petite application d’enquête sur le patrimoine qui leur permet selon des thématiques proposées de repérer, documenter, de participer à l’inventaire du patrimoine du département.
    Ainsi a t’ il proposé un repérage des plaques qui sur les façades, mentionnent l’identité des maîtres d’œuvre (architectes) des divers édifices vecteurs d’un intérêt patrimonial.
    L’application a enregistré 15 000 notices renseignées par des habitants... Mais au total 58 participants.
    Sa responsable y voit la limite de l’implication des habitants suscitée par un service institutionnel qui ne peut mobiliser que des personnes déjà motivées.
    « La Seine Saint Denis est un écosystème culturel (déclare t’ elle) mais qui comporte très peu d’associations ayant un objet patrimonial. » Sans leur truchement, sans le nouage de partenariats avec un réseau d’associations, l’institution peine à entrer en relation avec les habitants.

Prolongements, mes questionnements :

La thématique que cet atelier n’a fait qu’introduire par ces témoignages doit être intensément travaillée dans les prochains mois et en particulier les questions suivantes :

  • Dans un territoire très cosmopolite (plus de 150 nationalités est il régulièrement rappelé) qu’est qui constitue un patrimoine (au sens mémoriel et non notarial du terme) pour les un(e)s et les autres ? Quand et où peuvent ils le faire valoir ? Comment faire du commun avec la diversité ? Quelles actions d’envergure doivent elles être entreprises pour garantir aux patrimoines immatériels (langues ; chants, contes, musiques instrumentales, us et coutumes notamment culinaires, rituels...) et matériels (immobilier et mobilier, objets usuels, décoratifs ou symboliques, costumes, images... des un(e)s et des autres le soin qui s’attache à leur conservation, leur étude, leur valorisation, leur connaissance, leur APPROPRIATION par les jeunes générations, leur PARTAGE, leur transmission ? Le patrimoine de chaque communauté qui devient un peu celui de toute une population à l’échelle du territoire de Saint Denis, Plaine Commune ?
  • Par quels recours, quelles initiatives hisser cette démarche à la dimension d’une composante prioritaire et convaincante d’une candidature à la capitale européenne ?
  • Quelles formes de coproduction, s’appuyant sur des récits d’expérience et sur leur analyse critique, doivent être initiées entre professionnels du patrimoine (archivistes ; sociologues, ethnologues, linguistes, anthropologues, musicologues, conservateurs, restaurateurs...informaticiens) et groupes d’habitants, associations culturelles issues de la diversité qui transcendent le schéma classique où les seconds sont des objets d’étude momentanés (ou durables) des premiers, ceux ci restituant en des formes élaborées (publications, expositions...) les aboutissements de leurs travaux aux plus curieux de ces habitants ainsi qu’aux « publics » scolaires (bien entendu) ?
    Quels modes de collecte et de conservation doit on mettre en œuvre pour que les habitants soient effectivement impliqués dans l’identification, la production et l’éditorialisation de patrimoines ? Pour qu’ils ne désertent pas, par manque d’intérêt, abandonnant laissant le terrain aux seuls spécialistes, passée l’étape du recueil, du collectage.
  • La Grande Collecte conduite par les Archives Nationales à l’occasion du 80e anniversaire de l’armistice a connu un succès considérable, tant étaient nombreuses les familles concernées par la « Grande Guerre », y compris dans l’empire colonial.
  • Faut-il à l’échelle du territoire de la Capitale proposer (en association avec les Archives départementales) une (des) Grande(s) Collecte(s), relative(s) à un ou des événement(s) passé(s) identifié(s) au terme d’une large consultation populaire, constituants d’une mémoire collective ?
  • L’exemple du Morvan est là en contrepoint, tant l’identification d’un patrimoine immatériel commun y est apparemment aisée.
    * Traverser le territoire c’est recevoir d’emblée la puissance, l’épaisseur (comme la complexité à l’appréhender) du cosmopolitisme qui en est une inépuisable richesse.
  • Dès lors , comment en hisser la représentation à l’échelle d’un projet de Capitale, comment, à la phase de programmation des événements qui doivent rythmer 2028, donner à ce cosmopolitisme, toute sa visibilité quand la concurrence cherchera à imposer les standards de l’excellence , de la distinction, face aux palpitations d’une vie foisonnante, brouillonne, cacophonique peut être, d’une telle diversité ainsi rassemblée ?
  • SAINT DENIS, LA DIFFÉRENCE ne serait il pas un juste slogan quand il s’agit de la seule périphérie (périféerie) en compétition ?

Bref y a du boulot pour répondre à la question essentielle, objet de cet atelier. A commencer par la recherche de la meilleure forme d’association des compétences des un(e)s et des autres, institutions, associations, individus.

Jean-François Marguerin, 9 juin 2022.

Portfolio
Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 1 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 2 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 3 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 4 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 5 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 6 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 7 © Benoît Labourdette 2022. Conseil d'influence matrimoine du projet Périfééries - 8 © Benoît Labourdette 2022.

En appui sur les expériences de terrain d’innovation culturelle depuis plus de 30 ans de Benoît Labourdette et son travail de recherche et de méthodologie, l’agence Benoît Labourdette production accompagne les politiques culturelles dans leurs besoins d’innovation, de meilleures rencontres avec les populations, d’usages des outils numériques et de coopération, de définition de stratégies de médiation, d’accompagnement d’équipes artistiques, de techniciens ou d’élus. La méthode est toujours basée sur l’intelligence collective, la coopération et la capacitation des personnes et des structures. Nous accompagnons des villes ou autres collectivités, des réseaux nationaux, des institutions, des associations.


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