Podcast : le numérique, un outil de médiation et de démocratie culturelle

9 octobre 2023. Publié par Benoît Labourdette.
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Podcast de la restitution du projet « Ateliers numériques » par Cultures du Cœur et Benoît Labourdette Production, proposé dans le cadre de « l’Été culturel » avec le soutien du Ministère de la Culture.

Depuis 2 ans, Cultures du Cœur en partenariat avec Benoît Labourdette production organise des cycles d’ateliers au sein de structures sociales et propose des méthodes de médiation avec divers outils numériques au service de la créativité et de la libre expression des participants. Ces ateliers ont rencontré un vif intérêt auprès des référents sociaux et des personnes accompagnées qui ont été près de 200 à y prendre part cette année.

La diversité des profils de participants et leur forte implication dans le projet ont permis de montrer qu’il est possible de s’affranchir de l’appréhension parfois associée aux médias numériques (complexité, technicité, froideur…) et d’en exploiter le potentiel en termes de médiation et de participation individuelle ou collective, dès lors qu’un processus et un cadre d’appropriation adapté le rendent possible.

Cette expérience dont nous avons rendu compte invite à interroger la place qui peut être donnée aux outils et usages du numérique dans l’exercice de la démocratie culturelle et sur le rôle que peuvent y tenir les acteurs sociaux et les acteurs culturels au travers des dispositifs qu’ils créent pour leurs bénéficiaires : quels modes de coopérations induits ? Quelles évolutions dans les pratiques du « faire ensemble » ? Quels nouveaux espaces pour l’expression de la diversité culturelle et l’émancipation de chacun·e ? Quelles pistes de redéfinitions pour la création artistique ?

Découvrir le contenu des ateliers numériques :
www.ateliersnumeriques-culturesducœur.org/2023/

Découvrir le récit de l’un des ateliers :
www.benoitlabourdette.com/action-culturelle/ateliers-de-creativite/ete-culturel-2023-avec-cultures-du-cœur-la-machine-a-voyager-dans-le-futur

Découvrir le travail de construction du site web - outil de médiation numérique :
www.benoitlabourdette.com/technologie/sites-web/site-web-la-machine-a-voyager-dans-le-futur

Programme résumé de la matinée du 9 octobre 2023

  • 10h : Introduction par Serge Saada (Cultures du cœur).
  • 10h15 : Présentation du processus mis en place au regard des enjeux de démocratie culturelle - Benoît Labourdette.
  • 11h : Récits par des participants et des professionnels.
  • 11h30 : Retour sur le projet par Serge Tisseron, grand témoin.
  • 12h : Échanges avec la salle.
  • 13h : Clôture.
- 1 - Introduction par Noël Corbin, Délégué Général de la Délégation générale à la transmission, aux territoires et à la démocratie culturelle au Ministère de la culture

  • La démocratie culturelle, c’est sortir du « Ce n’est pas pour moi ».
  • Sortir de la distinction amateur-professionnel.
  • Utiliser le numérique comme vecteur de la démocratie culturelle.

Délégation générale à la transmission, aux territoires et à la démocratie culturelle

· 2 · Introduction au cadre du projet par Céline Abisror, secrétaire générale de Cultures du coeur

Projet culturel proposé sur le territoire français dans huit structures du champ social, dans le cadre de l’été culturel. Projet horizontal, écrit mais très ouvert, dans le cadre duquel la participation est libre.

· 3 · Introduction au projet par Serge Saada, responsable de la formation à Cultures du coeur

  • La différence entre démocratisation culturelle et démocratie culturelle.
  • Permettre à des personnes de s’approprier des outils numérique, pour s’exprimer.
  • L’évolution du projet entre 2022 et 2023. Comment donner une place aux personnes et opérer une rencontre, avec l’artiste, pour que quelque chose de plus naisse.
  • Le cheminement est plus important que le point d’arrivée.
  • Nous sommes tous vulnérables, nous avons tous des possibilités de créativité inouïes.
  • L’outil numérique a été ce qui a permis d’avoir une relation.

· 4 · Présentation du projet par Benoît Labourdette

  • Présentation des activités dans ce projet, sous l’angle des droits culturels.
  • Définition des droits culturels.
  • Présentation du site web, outil de médiation, pour les participants, fait dans le présent de l’atelier
  • Présentation du concept de l’atelier, de la participation ouverte, de l’outil, central, à la manière de Célestin Freinet, et puis de la question du « pourquoi », à la manière de Jean Oury.

· 5 · Récit du projet sous l’angle des droits culturels, par Benoît Labourdette

  • Le respect de l’identité des personnes : la médiation sur le moment, et l’existence symbolique des personnes dans le site internet.
  • Mise en oeuvre du respect de la diversité culturelle, par des liens de fond entre les contenus réalisés.
  • Création d’un patrimoine en commun et s’assurer de son accès par les personnes.
  • Droit de se référer à une communauté culturelle, par le respect et la considération de la diversité culturelle de chacun, par les multiples activités et grâce à la compétence de dialogue de ChatGPT. Le cadre, c’est quelque chose qui autorise, non pas qui contraint. Les moodboards, outils d’identité.
  • Respect du droit à la participation, grâce à la multiplicité des propositions.
  • Respect du droit à la coopération : ouverture aux apports des participants pour modifier les contenus mêmes de l’atelier. Toujours plus de matériel pour pouvoir accueillir des changements. Recherche au fur et à mesure. Le travail, c’est de tout le temps re-concevoir les choses.
  • Respect du droit à l’information, pour la validation collective de ce qui est transmis dans le site.
  • Respect du droit à l’éducation, via un dispositif pédagogique. La pédagogie, c’est vivre une expérience, à travers laquelle on aura un apprentissage singulier. Les outils étaient autorisés. Ce que l’on prône, c’est la rencontre de l’autre, et il faut le mettre en oeuvre réellement.

· 6 · Perspectives pour des formes futures et démocratiques de la création artistique, par Benoît Labourdette

  • Le temps de recherche et développement et les nouvelles compétences sont indispensables à un projet agile et démocratique.
  • La pratique de la rencontre artistique peut être envisagée dans la plus grande exigence artistique (ce n’est pas de la pratique amateur de patronage).
  • On peut envisager des projets coopératifs dans le sens de la démocratie culturelle (à l’instar de ce qui se passe sur TikTok) : les équipes de production artistique pourraient travailler de façon beaucoup plus coopératives avec les publics, et en être eux aussi enrichis, plutôt que de rester dans une posture hiérarchique.
  • Il y a un immense potentiel, que nous avons expérimenté, pour un renouvellement de la création artistique, grâce à la mise en pratique de la démocratie culturelle.

· 7 · Retour d’expérience de la médiatrice Loussiné Villelegier

  • 105 personnes, dans huit lieux différents, autant d’histoires de vie singulières.
  • L’adaptation, le mouvement, intrinsèque à cet atelier.
  • La question de la place : arriver à trouver la place de chacun, pour soi et pour les autres.
  • C’est un cadre dans lequel tout est possible.
  • Se sentir en sécurité est primordial, car on donne quelque chose de soi-même.
  • S’émerveiller de tout.

· 8 · Retour sur les fondamentaux du projet, par Serge Saada

  • La liberté d’essayer et s’autoriser.
  • Les acteurs sociaux sont des médiateurs culturels délégués.
  • Les participants font des efforts extraordinaires pour créer des oeuvres, et on ne le perçoit peut-être pas de l’extérieur.
  • Le droit à rêver, à des choses qui semblent impensables, et qui deviennent possibles.
  • La confiance de ne pas rendre de comptes, dépasser la culture du résultat. Ouvrir une brèche.
  • Equilibre entre les dispositifs proposés et la liberté des gens.

· 9 · Apports de Serge Tisseron sur la construction de soi par la création libre

  • Le numérique n’est qu’un nouveau matériau. Chaque outil va mobiliser des fonctions cérébrales différentes.
  • Les iamges numériques des créations ajoutent une couche de création et permet la diffusion.
  • Exemple de Mike Kelley, artiste pluridisciplinaire.
  • Ce que l’on gagne au décloisonnement : quand on laisse libre cours à soi-même, on développe beaucoup de capacités qui seront utiles à la vie sociale, ce sont les capacités exécutives :
    1. Garder la mémoire de ce qu’on a fait avant, ne pas oublier ce qu’on a envie de faire après.
    2. Contrôler ce qu’on fait.
    3. La flexibilité : au fur et à mesure du faire, on change d’idée. On se transforme soi-même profondément quand on a une activité de création.
  • Penser / panser : l’activité de création permet de panser ses plaies. Fonction de socialisation, l’extimité. Ce n’est pas éphémère comme la parole.
  • On est acteur : on change la représentation de soi. On passe du statut de celui qui subit au statut de celui qui agit.
  • Les outils numériques rendent la création acccessibles à tous.
  • La réaffiliation à la communauté humaine et à la nature.

· 10 · Témoignage de la Fondation des Amis de l’atelier

  • Jérôme et Fernanda, job coaches, et Léo, participant à l’atelier.
  • Accompagnement vers l’emploi de personnes handicapées.
  • Pour accéder à l’emploi, la culture est nécessaire : développer les capacités d’expression.
  • Cet atelier leur a donné des outils pour créer de nouveaux ateliers d’expression de soi libre, dont ils vont perçu la grande efficacité.
  • Léo a de la difficulté avec les activités en groupe et n’est pas créatif. Il ne se sentait pas à sa place au début. Le déclic pour lui, ça a été la découverte de ChatGPT. Il a découvert un nouvel outil, et peut produire et créer avec. Il a créé un conte, en collaboration avec ChatGPT. Un groupe a créé une musique pour illustrer le conte.

· 11 · Témoignage de l’HUDA Adoma de Dreux

  • Aline Thebault, intervenante sociale dans un HUDA pour demandeurs d’asile, et Pauline Kendeck, demandeuse d’asile participante.
  • La culture n’est pas ce qui prime dans les missions.
  • L’atelier s’est passé de façon très libre, ce qui est inhabituel.
  • La bienveillance fut essentielle.
  • Partage très riche d’une journée entière ensemble : communication, émotions...
  • Ce qui s’est passé ce jour-là était très différent
  • Depuis la journée d’atelier, la culture lui semble devoir être encore plus considérée qu’avant, notamment dans le futur projet d’établissement.
  • Pauline n’était pas motivée pour venir au départ. Et elle a beaucoup aimé. Pour elle, c’était une première, notamment l’appropriation d’instruments de musique. Ce jour là, beaucoup de découvertes des cultures des autres, ça l’a enrichie.
  • Raconter son histoire, à partir des papiers découpés : un peu difficile au départ, et s’est exprimée sur le voyage. Une expérience inoubliable. Jeu, amusement, comme des enfants. Ca lui a fait du bien.

· 12 · Témoignage de l’association PASTT

  • Inès Messaoudi, directrice de l’association PASTT.
  • Accueil de personnes trans qui cumulent plusieurs facteurs de précarité.
  • Association créée dans les années 90 par Camille Cabral, qui travaillait à l’hôpital Saint Louis, notamment pour des personnes en situation de prostitution.
  • Accompagnemnet : accueil de jour, permanence CPAM, accueil pour la langue française.
  • Les bénéficiaires sont très éloignés de la culture : pas de logement, de ressources, précarité...
  • Beaucoup de choses ont été appréciées par les bénéficiaires : créer une petite bulle, pour parler, créer...

· 13 · Échanges : comment le projet a pu se disséminer sur le territoire ?

  • Céline Abisror.
  • Cultures du coeur a 34 structures territoriales, 50 départements sont couverts, qui sont en lien direct avec leurs « relais sociaux », qui ont l’habitude travailler sur l’accessibilité à la culture. Agilité, grâce à la connaissance des relais sociaux.

· 14 · Échanges : courte durée des ateliers, n’est-ce pas frustrant ? Le numérique semble ne pas être central, juste un outil parmi d’autres ?

  • Virginia Goltman-Rekow, Benoît Labourdette, Céline Abisror, Serge Tisseron et Margot Lubin Coste.
  • En fait, c’est une temporalité longue dans le champ social : une journée entière, c’est très long.
  • Pour bien utiliser ChatGPT, il faut raconter des histoires à la machine et attendre ce qu’elle répond à nos histoires. C’est un changement de paradigme.
  • Le numérique était au contraire central, car c’est l’outil site internet qui était au coeur de la médiation dans son présent. C’est ce qui a permis l’approfondissment de la construction identitaire dans ce cadre.
  • Souvent, on confond numérique et art numérique.
  • Le numérique était au centre de ces ateliers. Sans le numérique, l’expérience n’aurait pas pu aller si loin. Il a tout changé dans la relation aux productions et leurs symbolisations.
  • Les outils numériques étaient simples d’emploi, et ont demandé beaucoup d’investigation.
  • Le récit produit par ChatGPT seul était très peu riche.
  • ChatGPT est fait pour qu’on soit toujours d’accord avec ce qu’il propose : il est consensuel par rapport à ce qu’on lui demande, pour ne choquer personne.

· 15 · Échanges : la bibliothèque de Babel. Le numérique est central, mais peu visible

  • Serge Saada, Céline Abisror, Virginia Goltman-Rekow, Benoît Labourdette.
  • Comment dans le champ social, tout projet culturel se transforme.
  • Central dans la trace, on n’a pas mis en valeur les extraits de films.
  • La trace est faite avec les gens pendant l’atelier, et validée avec les gens.
  • Choix de ne pas montrer des résultats, mais d’évoquer le processus. Les résultats, on les perçoit et on va les chercher si on a envie.

· 16 · Échanges : le numérique, les enfants, et les droits culturels

  • André Fertier, Céline Abisror, Serge Tisseron.
  • Apprentissage du codage aux enfants à l’école maternelle. Comemnt ils s’approprieront le numérique quand ils grandiront ?
  • Le droit à l’essai, déjà inscrit dans les textes sur l’Éducation Artistique et Culturelle.
  • Activités de créativités libres. Esprit : en lien avec les fondements de l’éducation populaire.
  • Dans quels cadres ce type d’activités peut être développée ?
  • Les droits culturels : il ne faut pas oublier des éléments fondamentaux :
    • Droits justiciables.
    • Droits créances (qui obligent les États et Collectivités pour que les droits soient effectifs).
    • Font partie du bloc de constitutionnalité.
    • Service public de la culture, avec principe d’égal accès, de continuité et d’adaptabilité.
    • Car il y a eu une mauvaise prise en compte des droits culturels : l’accessibilité est une exigence légale.
    • Marquer un tournant pour que les collectivités respectent les droits culturels, juridiquement parlant.
    • La question de la communauté humaine n’est pas citée dans la déclaration de Fribourg.
    • Surtout, ne pas occulter l’opposabilité juridique des droits culturels.
  • L’essentiel, c’est l’égalité : que les lieux culturels soient accessibles à tous. C’est leur ADN de base.
  • Il faut prendre les droits culturels tous ensemble, de façon indivisible. Il ne faut pas en isoler des éléments.

· 17 · Échanges : la suite de ces actions ?

  • Virginia Goltman-Rekow, Céline Abisror, Aline Thébault.
  • Un suivi avec le réseau Cultures du coeur.
  • Cet atelier a sensibilisé au fait de s’améliorer, dans le champ social, dans la prise en compte de la culture.
  • Sur les territoires, même démarche : proposition d’un parcours culturel et numérique. Découvrir trois lieux culturels, et un atelier d’initiation numérique.
  • Les enfants investis du rôle de médiateurs culturels pour leurs parents.

· 18 · Échanges : évaluation quantitative vs. qualitative ?

  • Isabelle Altounian, Serge Saada, Céline Abisror.
  • Avancées sur de nouveaux indicateurs ?
  • Indicateurs originaux : retrouver le sourire, diviser par deux sa consommation d’alcool...
  • Capacité à inventer des modes d’implication.
  • Chacun a son horizon d’attente.
  • Ce que font les gens à leur façon des propositions culturelles qu’on leur fait.
  • Par une appropriation libre, l’horizon d’attente peut évoluer.
  • On peut comparer les attentes initiales (a priori, appréhensions) et les modes d’appropriation (avec les singularités).
  • Evaluation intermédiaire en cours de travail, faite de façon coopérative.
  • Etre très attentif à l’instrumentalisation des personnes par l’artiste.
  • L’évaluation est un thème de recherche.
  • Evaluer sur d’autres termes que l’insertion. Ce qui est important, c’est de faire rentre l’humain dans l’évaluation.
  • Difficile de créer une adresse email : elle a été créée pour les infos sur les spectacles, et a permis une intégration sociale.
  • Capacité des publics à faire évoluer le projet vers autre chose.

· 19 · Échanges : la question des moyens et les changements de postures

  • Benoît Labourdette, Virginia Goltman-Rekow.
  • Coût de ce type d’activité.
  • C’est une expérimentation.
  • La démocratie, ce n’est pas l’État qui la tient, mais les citoyens.
  • Travailler autrement, notamment dans le secteur culturel : il y a beaucoup de moyens pour de la production culturelle destinée à un type de public très précis. Le système de démocratisation culturelle a correspondu à certaines attentes. Aujourd’hui, pour « toucher les jeunes », on ne peut pas plaquer l’ancien modèle, de professionnel qui travaillent ensemble à produire quelque chose pour des spectateurs. Si on continue cela, on va se couper des jeunes.
  • On ne peut pas faire comme avant et essayer la démagogie. Comment on fait ? Comment fait-on pour être plus en coopération ?
  • Les métiers évoluent.
  • Quand on fait autrement, on en sort toujours enrichis, ce qui implique des changements de postures.
  • Les pratiques changent, ce n’est pas monolithique. De plus en plus, des habitants sont conviés à participer à la programmation culturelle. Cela commence dans le spectacle vivant. Cela existe depuis longtemps dans les médiathèques. Conseil des jeunes au Théâtre National de Chaillot.
  • L’été culturel a permis des expérimentations, grâce au financement.
  • Concept de santé culturelle, qui continue tout au long de la vie. Aller au musée sur ordonnance !
  • La culture fait lien et peut faire du bien.

· 20 · Échanges : la construction de la mémoire collective

  • Serge Tisseron.
  • Construire la mémoire des grands événements qui frappent les communautés.
  • Institut pour l’histoire et la mémoire des catastrophes.
  • Les conséquences des catastrophes touchent tout le monde.
  • Conclusion par Céline Abisror.

· 21 · Podcast entier de la rencontre du 9 octobre 2023
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