Jeu littéraire d’écriture en langage inclusif, qui peut être proposé même pendant quelques minutes, dans tous types de contextes et pour tous âges.
Le langage inclusif ne fait pas du tout consensus. Et pourtant, essayer de le pratiquer fait vraiment réfléchir sur les questions de domination, par la déstabilisation des habitudes que cela suscite en chacun.e. Ainsi, le proposer comme un jeu littéraire est une façon de mettre du mouvement hors de toute polémique. Et c’est bien l’objet d’un féminisme actif que de faire avancer l’égalité, qui est au bénéfice de tou·te·s, plutôt que de susciter des crispations.
Ce jeu peut être proposé de diverses manières. Je vous propose, plutôt qu’une règle du jeu, quelques axes qu’il me semble productif de mobiliser :
Il s’agit de proposer un moment de créativité puis de partage sur le langage inclusif, très court ou un plus long, permettant à chaque personne d’avoir eu un espace pour y réfléchir, à sa manière, et d’avoir pu recevoir les réflexions d’autres personnes, de façon horizontale. Cela est propice à construire sa propre pensée de façon libre. Car il serait contradictoire que le féminisme, dont l’objet est de remettre en question des systèmes de domination, devienne lui-même dictatorial et normatif.
La pratique du féminisme me semble être un enjeu essentiel dans les actions culturelles, car la prise de conscience des systèmes de domination permet d’aller vers plus d’égalité, donc de contribuer à la démocratie. Les inégalités entre les femmes et les hommes sont pour moi une pierre angulaire des dominations qui portent préjudice à toutes et tous.
Mais comment « mettre en pratique le féminisme » concrètement dans les propositions d’activités publiques ? Comment des actions culturelles, quel que soit leur champ de mise en œuvre (artistique, social, éducatif, professionnel...), peuvent susciter des prises de conscience intimes qui peuvent nous déplacer intérieurement vers plus de respect des droits humains ? Il ne s’agit pas d’énoncer un discours féministe normatif, mais de mettre en pratique une égalité dans les manières d’agir. C’est beaucoup plus fin et délicat à faire qu’on pourrait le croire, car cela passe par des remises en question de ses propres fonctionnements inconscients.
Je partage ici des ressources, partielles, à partir de mes propres cheminements, pratiques et questionnements collectifs : propositions et récits d’actions culturelles, méthodes de travail, approches de la création artistique et réflexions plus conceptuelles ou biographiques.