Travailler ensemble

Par la pratique artistique, le numérique et l’intelligence collective, l’agence Benoît Labourdette production conçoit des conférences, des accompagnements, des projets artistiques participatifs, des expositions, des formations, des événements, des films et des outils métier, en coopération avec les collectivités, les lieux culturels, les équipes artistiques, les réseaux professionnels, les écoles, les entreprises, les structures du champ social et les lieux de soin. Les outils numériques que nous développons sont eux-mêmes des instruments d’intelligence collective : des applications sur mesure, souveraines et pérennes, qui créent du lien entre les personnes, outillent la coopération et laissent des traces qui font patrimoine.

Les demandes adressées à l’agence viennent de directions de structures, de responsables de la médiation, de la programmation, de la formation ou d’un projet, de personnes qui portent la politique culturelle d’une ville, d’un département, d’une région. Et elles viennent aussi, souvent, d’une seule personne, psychologue, bibliothécaire, enseignante, chargée de mission, élue, qui porte une idée avant même que sa structure n’en ait décidé : ces demandes-là sont accueillies avec le même sérieux, et le premier échange sert alors aussi à construire ce qui convaincra la structure. Elles sont concrètes : le besoin d’un événement ou d’une création artistique d’envergure, vraiment participative, qui associe les publics ou les habitant·es au lieu de les convoquer en spectateur·rices ; un projet d’établissement à refonder ; une équipe à mobiliser autour d’une mutation, celle de l’intelligence artificielle par exemple ; une dynamique de coopération à animer dans la durée ; un temps fort professionnel, rencontres ou séminaire, dont on souhaite que chaque personne présente soit contributrice ; une conférence à accueillir pour son personnel, son réseau ou ses partenaires, afin de partager du commun et de réfléchir ensemble ; un dispositif d’éducation aux images à faire évoluer ; une journée professionnelle, une formation ou un accompagnement à construire sur les adolescents et les écrans, pour un établissement du soin, du social ou de la protection de l’enfance ; un film à créer ; un outil métier à construire avec son équipe ; un usage du numérique, dispersé et coûteux, à reprendre en main. À chacune de ces situations, l’agence répond par un dispositif conçu sur mesure.

Des créations, des accompagnements, des conférences et des outils

Ces propositions sont de quatre ordres, qui se nourrissent les uns les autres :

  • Des projets artistiques ambitieux, toujours participatifs. La qualité du lien entre les personnes y est tenue pour la source de la qualité de la création, dans la lignée de la philosophie pragmatiste de John Dewey : l’œuvre n’est pas seulement l’objet produit, elle est faite aussi de l’expérience vécue par les personnes, sans que rien ne soit cédé sur la tenue artistique du résultat. L’agence a inventé des formats devenus des références du secteur, le Festival Pocket Films, la Fête du court métrage avec le CNC, « Par ma fenêtre » pendant le confinement, et travaille à toutes les échelles, de l’atelier pour dix personnes à la création collective pour plusieurs centaines. Cette démarche est détaillée dans Créer des projets artistiques participatifs et des événements ; on en trouve des exemples dans les expositions et dans les récits des projets participatifs.
  • Le conseil, l’accompagnement, la formation professionnelle. Les accompagnements produisent des documents structurants (projet d’établissement, état des lieux concerté, livre blanc), dont la solidité vient de la manière dont ils s’élaborent. Le diagnostic est construit avec vos équipes et non à leur place, et il en reste souvent davantage que les documents eux-mêmes : des méthodes de coopération que votre organisation conserve après notre départ. Les formations passent par le faire : les stagiaires vivent les dispositifs avant d’apprendre à les conduire. Beaucoup de projets croisent d’ailleurs création et formation : des dispositifs hybrides où les professionnel·les se forment en faisant, avec leurs publics. Savoir faire participer réellement les personnes que les dispositifs classiques n’atteignent pas, publics dits difficiles ou empêchés, jeunes qui se tiennent à distance des institutions, est une expertise constitutive de l’agence, construite sur le terrain depuis trente ans. Ces accompagnements et ces formations sont détaillés dans Accompagner les politiques culturelles, Former les professionnel·les et Animer l’intelligence collective et les dynamiques de coopération, et racontés dans les récits d’accompagnement des politiques culturelles et de formation des professionnel·les.
  • Les conférences animées par Benoît Labourdette, que l’on peut accueillir pour ses équipes, son réseau, ses partenaires, ou ouvrir à tous les publics. Praticien, théoricien et pédagogue, il les construit sur un large éventail de sujets : les publics et la médiation culturelle, la jeunesse, la parentalité face aux écrans, l’éducation aux images et aux médias, le numérique et l’intelligence artificielle, les compétences psychosociales, les manières de coopérer, la création et la créativité pour les équipes artistiques. Adossées à la science et reliées à l’action, participatives y compris en grande salle, elles sont proches parentes des formations : chacun·e en repart avec des clés de compréhension et du concret, jamais avec un discours en surplomb. Les demandes de conférences arrivent le plus souvent sous la forme d’une question ; nous avons donc rassemblé des pistes d’intervention classées par la question que vous vous posez, pour choisir ensemble l’angle qui servira votre public. La manière d’animer est décrite dans Animer des conférences, et des récits de ces conférences sont à lire sur le site.
  • Des plateformes web, des outils métier et des films. Ils sont livrés clés en main mais conçus en amont avec vous, comme des dispositifs au service de votre projet, en logiciels libres et en hébergement souverain, avec des données qui s’exportent intégralement et restent lisibles dans la durée. Un outil métier peut aussi se construire avec votre équipe elle-même, et nous accompagnons alors votre équipe, de la cartographie de ses données jusqu’à l’autonomie, pour que ce qui a été construit continue à servir une fois l’accompagnement terminé, comme avec la direction de l’action culturelle des Lilas, l’ACID, Cinémas 93, Périphérie, etc. Les films (documentaires, captations éditorialisées, podcasts) portent la même exigence de cohérence entre le propos et la manière. Nous détaillons ces deux démarches dans Réaliser des plateformes web, des outils métier et des films et dans Construire ses propres outils métier, et nous rassemblons les chantiers ouverts dans Des outils numériques pour la démocratie culturelle.

La cohérence entre les valeurs et les méthodes

Un principe relie ces quatre natures de propositions : ce que l’on produit est à l’image de la manière dont on le produit. Cette exigence de cohérence entre les valeurs, le projet et les méthodes repose sur une conviction mise à l’épreuve par Benoît Labourdette depuis plus de trente ans : les personnes, les organisations et les territoires détiennent déjà l’essentiel de ce qu’il leur faut pour se transformer, à condition qu’on leur donne le cadre et les méthodes pour le mettre en travail, le sublimer et l’ancrer dans la durée.

Cet esprit se reconnaît dans les temps forts que l’agence conçoit avec ses partenaires. Une journée professionnelle, des rencontres, une biennale peuvent être construites pour que chaque personne présente contribue réellement : la parole y circule au-delà de la tribune, ce qui s’y élabore est recueilli et publié, et les participant·es en repartent avec des méthodes qu’ils et elles peuvent réemployer. C’est ainsi qu’ont été conçues, entre autres, la journée interprofessionnelle sur la place des adolescents à Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux, qui a réuni cent cinquante professionnel·les, la journée professionnelle « Pratiques artistiques et numériques de la jeunesse » d’Act’art en Seine-et-Marne, et les Rencontres de la création participative du Théâtre de la Poudrerie, dont l’agence co-élabore le programme et l’animation, et auxquelles Benoît Labourdette contribue par ses interventions.

Documenter pour faire trace

Tous les projets de l’agence sont documentés pendant le processus. Cette documentation relève d’une véritable pratique de recherche, menée dans le projet lui-même, avec les équipes et les participant·es : on observe de près, on analyse, on réfléchit ensemble à ce qui se vit. Elle fait trace, et cette trace alimente des évaluations vivantes, des récits politiques qui donnent à voir aux décideur·ses et aux financeur·ses ce qui s’est réellement passé, et des ressources pérennes que les équipes peuvent mobiliser longtemps après. Ce sont des livrables singuliers, co-construits avec les participant·es : ce qui a été vécu et appris ne s’évapore pas et devient un appui pour la suite.

Le numérique, instrument d’intelligence collective depuis trente ans

Le numérique est au cœur de cette méthode depuis plus de trente ans, non comme prestation technique, mais comme instrument d’intelligence collective. Le Festival Pocket Films, fondé avec le Forum des images en 2005, a pu porter sa très grande ambition parce qu’un outil numérique métier, développé au fur et à mesure des besoins, la rendait possible. Aujourd’hui, ces outils prennent place au sein même des dispositifs de coopération : cartes mentales construites en séance et projetées, transcriptions et synthèses retravaillées avec l’intelligence artificielle, contributions écrites ou photographiées partagées en ligne par chacun·e, grâce à des applications d’un usage très simple, hébergées de façon souveraine. Chaque dispositif laisse ainsi des traces numériques qui restent aux équipes et aux participant·es : elles font patrimoine, nourrissent l’identité des personnes et la valeur accordée à ce qui a été élaboré ensemble. La plupart des organisations connaissent au contraire un usage désordonné, coûteux, fragile et non souverain du numérique, fait d’outils standardisés qui contraignent les projets au lieu de les servir. Nous faisons les choix inverses, pour les outils que nous construisons comme pour ceux que nous employons dans nos accompagnements et nos conférences. Ces outils épousent les contours de chaque projet et grandissent avec lui, aujourd’hui démultipliés par l’intelligence artificielle.

Un artiste-praticien et des équipes

Cette agence a été fondée et est dirigée par Benoît Labourdette, cinéaste pluridisciplinaire, pédagogue, chercheur et consultant en innovation culturelle et stratégies numériques. Cette position d’artiste-praticien fait la singularité de ses interventions et de l’approche de son agence : les projets sont toujours envisagés à travers son regard d’artiste, et quand un groupe travaille sur la création, le numérique ou l’intelligence artificielle, il ne reçoit pas un discours de consultant, il travaille en collaboration avec quelqu’un qui pratique ces outils quotidiennement. Ce regard d’artiste s’exerce d’abord là où on ne l’attend pas : dans l’accompagnement lui-même. Créer les conditions pour qu’une expérience artistique forte et transformatrice puisse avoir lieu, donner à chacun·e sa place et un cadre où construire en confiance, est un travail artistique à part entière, et c’est dans les réunions de préparation que se joue déjà la qualité de ce qui sera vécu. Ce regard s’appuie aussi sur une connaissance sérieuse des dynamiques psychiques, rare dans le champ culturel : le parcours de chaque participant·e est pris en compte dans tous les projets. Cette attention est au centre de l’accompagnement intersectoriel mené en Limousin pour développer les compétences psychosociales par les pratiques artistiques, engagé pour trois ans, et des journées professionnelles sur la santé mentale, les jeunes et les images que l’agence a contribué à concevoir et à animer. La conception et la direction sont assurées par Benoît Labourdette ; pour la mise en œuvre, l’agence mobilise, selon l’ampleur des projets, des équipes d’artistes, de formateur·rices, de développeur·ses et de technicien·nes.

Des institutions partenaires, des méthodes partagées

L’agence travaille avec des institutions telles que le Centre Pompidou, le Louvre-Lens, la Bibliothèque nationale de France, le Forum des images, la Fémis, le ministère de la Culture, le CNC, l’Observatoire des politiques culturelles, des scènes nationales, des métropoles et des collectivités de toutes tailles, et son expertise est sollicitée au niveau européen, sur les questions d’intelligence artificielle, d’enseignement et de création artistique.

Les méthodes que nous employons sont documentées et partagées publiquement dans les ressources de ce site web, nos actions font l’objet de récits détaillés, et notre approche est développée dans le livre « Défendre la culture autrement : méthodes pour demain » (2025, téléchargeable gratuitement).

Accompagner les politiques culturelles Conseil et accompagnement des collectivités, institutions et entreprises dans leurs projets d’établissement, leurs politiques culturelles et leurs transformations, au regard des droits culturels.

Votre projet d’établissement arrive à échéance ou ne correspond plus à la réalité de votre activité. Votre collectivité repense sa politique culturelle, sa relation à la jeunesse, ses dynamiques territoriales. Ou votre équipe traverse une transformation (fusion, changement de direction, baisse de financements, mutation numérique) qui demande à être pensée collectivement plutôt que subie. C’est pour ces situations que l’agence conçoit des accompagnements sur mesure.

Ils produisent des documents structurants : projet d’établissement, état des lieux concerté, livre blanc, référentiel. Leur solidité vient de la manière dont ils s’élaborent. Le diagnostic est construit avec vos équipes et non à leur place ; les orientations sont formalisées et défendables devant vos instances et vos financeur·ses, parce que celles et ceux qui devront les porter les ont réellement écrites. Il en reste souvent davantage que les documents eux-mêmes : des méthodes de coopération que votre organisation conserve après notre départ.

Pour cela, l’intelligence collective est pratiquée à tous les niveaux (gouvernance, équipes, publics), et la création artistique participative sert d’instrument pour faire circuler la parole là où les réunions classiques échouent. Benoît Labourdette conçoit et conduit le processus, avec le regard d’un praticien de la culture plutôt que celui d’un cabinet.

Quelques accompagnements récents donnent la mesure de ce travail

  • État des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine (ALCA, 2025-2026). Accompagnement méthodologique complet d’une concertation territoriale pour l’Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel : conception de la démarche d’intelligence collective, développement de la plateforme numérique collaborative, co-animation des consultations d’une vingtaine de professionnel·les pendant quatre mois, co-écriture et co-édition d’une publication de huit chapitres, conception et co-animation de la journée régionale de restitution à la MÉCA de Bordeaux. Lire le récit
  • Projet national pour l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque (ministère de la Culture, Images en Bibliothèques, CNC, 2024-2026). Participation au comité de pilotage de cette recherche-action nationale, où Benoît Labourdette a défendu la dimension politique de la démarche : conduite des auditions « Politique culturelle » auprès des associations d’élu·es et des instances nationales, restitution de leur synthèse lors de la journée nationale à la BnF, et animation de l’atelier d’écriture collective du plaidoyer à destination des élu·es. Lire le récit
  • Et aussi : la recherche-action « Éducation aux images 2.1 » en Île-de-France ; les accompagnements et formations avec l’Observatoire des Politiques Culturelles ; les Rencontres nationales « Cultures et politiques de la jeunesse ».
Faire vivre les droits culturels Sensibilisations, formations, séminaires et accompagnements de structures et de collectivités, pour passer des principes des droits culturels à leur mise en œuvre concrète, dans les projets comme dans les postures professionnelles.

Les droits culturels sont entrés dans la loi française en 2015, et beaucoup de collectivités et de structures les ont depuis inscrits dans leurs projets, sans toujours savoir ce que cela change dans les manières de travailler. Vos équipes en ont entendu parler comme d’une notion théorique, parfois comme d’une injonction de plus, et vous cherchez à en faire un outil de travail. C’est pour ces situations que l’agence conçoit des sensibilisations, des formations, des séminaires et des accompagnements de structures au long cours.

La manière de faire tient à une conviction, que Benoît Labourdette développe dans l’article Transmettre les droits culturels : une question de cohérence : les droits culturels ne se transmettent pas comme un contenu, ils se vivent dans des situations, et on ne les transmet pas avec des méthodes d’animation qui leur sont contraires. Les temps de travail passent donc par la pratique : création partagée, analyse par les participant·es de leurs propres projets, méthodes d’intelligence collective. La référence commune est la Déclaration de Fribourg (2007), dont Benoît Labourdette a tiré un outil d’analyse avec lequel une équipe relit ses projets à la lumière des huit droits culturels.

L’agence travaille en lien avec Réseau culture 21, qui anime en France la démarche Paideia : Benoît Labourdette y a animé des ateliers « Développer le pouvoir d’agir » dans la formation des organisateurs de groupes locaux en 2026, et plusieurs des accompagnements de l’agence, à Nantes ou à la MPAA depuis 2021, ont eu lieu dans ce cadre. Il participe aussi aux travaux de révision de la Déclaration de Fribourg (ateliers « Sens culturel(s) des droits humains », Friche la Belle de Mai, Marseille, 2025), notamment sur les liens entre droits culturels et numérique. Et au-delà des interventions dédiées, il intègre les droits culturels comme outil opérant dans toutes ses formations sur la culture, la jeunesse et le numérique et sur la médiation, parce qu’ils sont une clé pour respecter la dignité de l’autre et faire lien, et donc pour accomplir les missions du service public de la culture. L’entrée propre de l’agence est la création partagée : faire éprouver les droits culturels dans des situations vécues, plutôt que de les exposer.

Quelques interventions récentes donnent la mesure de ce travail :

  • Sensibilisation aux droits culturels pour Nantes métropole (2022). Une journée co-animée avec le groupe local nantais issu de la démarche Paideia, pour près de quatre-vingts professionnel·les des champs culturel, social et sportif, avec la création artistique au cœur de la démarche : les participant·es ont réalisé des films d’animation et des podcasts sur les huit droits, rassemblés sur un mini-site dédié. Lire le récit
  • Formation « Les droits culturels, appropriation et mise en œuvre » à l’Institut pour la photographie (Lille, 2024). Deux journées d’accompagnement des pratiques professionnelles, co-construites avec l’équipe : études de cas analysées par les huit droits, méthodes de conception et d’évaluation de projets, et constitution d’un livret d’outils à partir des contributions des participant·es.
  • Accompagnement de la démarche « Itinéraire bis, chemin des droits culturels » de la MPAA (Paris, 2021-2023). Accompagnement de la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs mené dans le cadre de la démarche Paideia ; les travaux sont rassemblés sur un mini-site.
  • Et aussi : le stage « Les droits culturels : des outils concrets pour la médiation et l’évaluation » pour la Bibliothèque départementale de l’Essonne (2024) ; la formation aux droits culturels de la direction des affaires culturelles d’Epinay-sur-Seine (2021) ; le séminaire d’écriture / création « droits culturels » du Master Arts du Spectacle de l’université de Caen Normandie ; l’accompagnement de la direction des affaires culturelles de la ville des Lilas pendant sept ans ; les accompagnements d’Actart (Seine-et-Marne) et du service de médiation de France Musique sur les droits culturels et la jeunesse ; une journée où des professionnel·le·s de la culture interrogent leurs postures face aux adolescent·e·s ; et la rubrique Les droits culturels, où se trouvent les articles de fond de Benoît Labourdette sur le sujet.
Animer l’intelligence collective et les dynamiques de coopération Conception et animation de séminaires, comités, journées professionnelles, consultations et dynamiques de coopération au long cours, pour qu’un collectif produise ce qu’aucun de ses membres n’aurait produit seul.

Vous réunissez régulièrement des professionnel·les et vous voulez que ces temps produisent autre chose que des comptes rendus. Vous devez construire une position commune sur un sujet qui divise ou qui déborde chacun·e : une mutation du métier, une controverse, un projet partagé. Vous souhaitez consulter un réseau, une profession, des publics, et que cette consultation aboutisse à des propositions réelles. Ou vous voulez installer dans la durée une dynamique de coopération entre des acteur·rices qui se connaissent mal.

Dans tous ces cas, le critère que nous nous donnons est le même : ce qui a été produit doit continuer à servir une fois le dispositif terminé. Le processus aboutit à une production formalisée (recommandations publiables, charte de pratiques, projet construit, synthèse éditorialisée), et les participant·es en ressortent avec des méthodes qu’ils et elles peuvent réemployer.

C’est à partir du livrable attendu que se dessine le dispositif, et non l’inverse. Nous alternons méthodes d’animation éprouvées (ateliers tournants, forum ouvert, arpentage, controverses organisées, écriture collective) et outils numériques développés par l’agence, aujourd’hui démultipliés par l’intelligence artificielle, qui font travailler le groupe en temps réel et entre les séances : plateformes de contribution, cartes mentales partagées, retranscription et éditorialisation immédiates de ce qui se dit et s’écrit. Ces méthodes sont documentées publiquement dans Méthodes d’animation de l’intelligence collective, où vous pouvez les consulter avant de nous solliciter.

Quatre exemples récents montrent la variété des échelles et des formes

  • Muséographie vivante du Silo (Le Mérévillois, Essonne, 2026). Accompagnement méthodologique du projet de l’association Le Silo, installée dans un silo agricole de 1907 : plutôt que de figer l’histoire du lieu dans un musée classique, construire avec les habitants, les artistes et les institutions du territoire la forme qui en fera partager l’expérience. Cycle de séances publiques de contribution, adossé à une plateforme numérique développée par l’agence, où chacun·e écrit pendant les rencontres et entre elles. Lire le récit
  • Un plaidoyer écrit à douze en une après-midi (BnF, 2026). Lors de la journée nationale de restitution du Projet national pour l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque, animation d’un atelier d’écriture collective : en deux heures, une douzaine de professionnel·les ont produit le premier jet complet d’un plaidoyer à destination des élu·es, mis en ligne et partagé avec elles et eux le soir même. Lire le récit
  • Concertation ALCA Nouvelle-Aquitaine (2025-2026). Une vingtaine de professionnel·les de l’éducation aux images mobilisé·es quatre mois durant, par l’articulation de séances animées et d’une plateforme d’écriture contributive, jusqu’à une publication commune de huit chapitres. Lire le récit
  • Et aussi : le Comité de veille IA du Forum des images (2024-2025) et son webinaire de restitution ; le séminaire d’écriture / création « droits culturels », en forum ouvert ; l’accompagnement de la prise de parole des jeunes et des professionnel·les ; le brainstorming numérique géant.
Intégrer l’intelligence artificielle Accompagnement des équipes et des institutions culturelles, éducatives et sociales dans l’appropriation lucide et inventive des intelligences artificielles : usages professionnels, gouvernance, création, esprit critique.

L’intelligence artificielle est déjà présente dans votre organisation, sans que personne ne l’ait décidé : certain·es l’utilisent, d’autres la refusent, et aucune position commune n’existe. Vous devez décider de ce que votre structure en fait et de ce qu’elle en transmet, sans céder à l’emballement ni à la panique.

L’accompagnement passe par la pratique. Vos équipes manipulent les outils au lieu d’écouter un exposé, et en ressortent capables d’un usage professionnel réel et raisonné. Sur cette base se construit collectivement une position institutionnelle : cadre d’usage, gouvernance, discours adressé à vos publics. Les structures qui le souhaitent peuvent prolonger ce travail par des dispositifs de création et de médiation avec l’IA à destination de leurs publics.

Benoît Labourdette conçoit et réalise des projets avec les intelligences artificielles depuis leur émergence publique, en création, en médiation et en production, et anime des comités de veille sur leurs enjeux (création, éthique, métiers, éducation). Cette double position de praticien et de chercheur permet de tenir ensemble l’efficacité des usages et la construction de l’esprit critique, qui sont trop souvent traitées séparément.

Ce travail s’est déployé, entre autres, dans le Comité d’experts européens sur l’intelligence artificielle, l’enseignement et la création artistique de la Fondation Genshagen ; le Comité de veille IA du Forum des images ; « CinémA.I » au Studio 13-16 du Centre Pompidou ; Tumo x IA - Voyages créatifs au cœur de l’IA ; « Fabriquer les récits de la culture avec l’intelligence artificielle », journée de formation pour un service culturel de collectivité.

Créer des projets artistiques participatifs et des événements Conception et réalisation de projets artistiques participatifs et d’événements culturels, pour des musées, des salles de cinéma, des villes, des festivals et des lieux de tous ordres, y compris à grande échelle.

Vous voulez un projet ou un événement qui associe réellement ses publics au lieu de les convoquer en spectateur·rices : une création partagée avec les habitant·es d’une ville, les visiteur·ses d’un musée, les spectateur·rices d’une salle de cinéma, des jeunes, des publics dits difficiles ou empêchés, des personnes accueillies dans des lieux de soin ou éloignées des institutions culturelles. Peut-être avez-vous déjà essayé de faire participer ces publics sans y parvenir : savoir faire advenir cette participation là où les dispositifs classiques échouent est une expertise constitutive de l’agence. Il arrive aussi qu’on vienne nous voir pour renouveler un événement existant dont le format s’est usé.

Le projet est conçu, produit et réalisé par l’agence, et la participation n’y est pas un supplément de communication : elle est le principe même du dispositif. Sa tenue artistique en fait la force. Ces projets sont toujours conçus et dirigés par Benoît Labourdette, avec son regard d’artiste, ce qui les distingue des dispositifs participatifs sans exigence de forme, dont les publics ne sont pas dupes. L’agence a inventé des formats devenus des références du secteur (le Festival Pocket Films avec le Forum des images, la Fête du court métrage avec le CNC, le projet « Par ma fenêtre » pendant le confinement) et travaille à toutes les échelles, de l’atelier pour dix personnes à la création collective pour plusieurs centaines. Beaucoup de ces créations font se rencontrer les générations, et le numérique y sert d’instrument de lien : les créations de chacun·e sont partagées dans un espace commun en ligne, qui les inscrit dans la durée et constitue le patrimoine du projet.

La conception et la direction artistique sont assurées par Benoît Labourdette ; la production et l’animation par les équipes de l’agence, dimensionnées selon le projet. Les projets menés dans les champs du social, de l’éducation et du soin (santé mentale, handicap, protection de l’enfance) s’appuient sur des partenariats institutionnels durables et sur le dispositif « Pocket Films Empathie », fondé avec le psychanalyste Serge Tisseron.

Parmi les projets réalisés : le Festival Pocket Films ; La Fête du court métrage ; « Par ma fenêtre » ; « Métamorphoses visio-corporelles » au Louvre-Lens, action artistique participative co-portée avec de jeunes médiateur·rices de l’École de la Deuxième Chance ; « La machine à voyager dans le futur » avec Cultures du Cœur, tournée d’ateliers de création numérique dans le champ social ; « Sur la plage de mon imaginaire », installation vidéo contemplative à l’hôpital de Flers ; la muséographie vivante du Silo ; « Mémoire du sport dans la Grande Guerre », création participative d’une exposition photographique ; « Filme Tout Court » à Villetaneuse.

Créer des projets d’éducation artistique et culturelle Conception et réalisation de projets d’éducation artistique et culturelle pour les écoles, collèges, lycées et structures jeunesse, avec les collectivités, les institutions culturelles et les équipes éducatives.

Vous portez un projet d’éducation artistique et culturelle et vous voulez qu’il soit davantage qu’une sortie ou un atelier posé sur l’emploi du temps : un projet où les jeunes créent réellement, où les enseignants et les équipes sont partie prenante, et qui laisse des traces dans les pratiques de l’établissement. Vous cherchez peut-être aussi à y intégrer les outils d’aujourd’hui, réalité virtuelle, intelligence artificielle, création avec les téléphones, sans céder au gadget.

Le projet prend au sérieux la création des jeunes comme création, avec l’exigence artistique qui fait que l’expérience compte pour eux. Les équipes éducatives sont associées à la conception et repartent outillées pour prolonger la démarche, et le processus est documenté d’une manière qui sert l’établissement, les partenaires et les financeurs. Le cadre proposé donne aux jeunes une autonomie réelle : c’est dans cette autonomie que se joue l’éducation artistique, bien plus que dans les contenus transmis.

Nous travaillons en co-construction avec les équipes éducatives et les partenaires culturels du projet, dans la lignée des pédagogies actives : commencer par la pratique, faire confiance aux capacités des jeunes, partager les créations. Benoît Labourdette mène des projets d’éducation aux images et à la création depuis trente ans, en milieu scolaire et hors les murs, et conçoit des dispositifs qui intègrent les technologies au service de l’expérience, jamais l’inverse.

Parmi les projets menés : Faire de la réalité virtuelle un terrain d’autonomie pour les collégien·nes ; « Ma Grande Guerre, regard d’enfant » au Musée de la Grande Guerre de Meaux, dans le cadre de « C’est mon patrimoine » ; « CinémA.I » au Studio 13-16 du Centre Pompidou, création avec l’intelligence artificielle pour les adolescent·es ; Tumo x IA - Voyages créatifs au cœur de l’IA ; et « Droit à la parole ! », documentaire réalisé avec les enfants de l’école La Source sur leur organisation démocratique.

Développer l’éducation aux images Ateliers, dispositifs, formations, états des lieux et politiques territoriales d’éducation aux images, pour les coordinations régionales et nationales, les lieux culturels, les collectivités, les réseaux éducatifs, sociaux et de jeunesse.

Vous coordonnez un dispositif d’éducation aux images, à l’échelle d’un territoire ou d’un réseau national ; vous dirigez une salle de cinéma, une bibliothèque, un musée, une structure jeunesse ou du champ social ; vous pilotez une politique régionale du cinéma et de l’audiovisuel. Et vous constatez que les pratiques héritées ne suffisent plus : les publics fabriquent des images tous les jours avec leurs téléphones, les réseaux sociaux et maintenant l’intelligence artificielle ont changé ce que voir veut dire, et le format de la projection suivie d’un débat ne touche plus qu’une partie de ceux que vous visez.

L’agence intervient à toutes les échelles de ce chantier : ateliers et créations partagées avec les publics, formation des médiateur·rices, des enseignant·es et des animateur·rices, conception de dispositifs nouveaux, états des lieux concertés et accompagnement des politiques territoriales, conférences et journées professionnelles. Le fil commun est une éducation aux images par la pratique : on apprend à voir en faisant, avec les outils que chacun·e a en poche, et l’analyse naît de l’expérience de création au lieu de la précéder.

Ce domaine est le socle historique de l’agence, travaillé depuis trente ans et à chacun de ses tournants. Benoît Labourdette a été un pionnier de la création avec les téléphones portables (le Festival Pocket Films, fondé avec le Forum des images en 2005), a écrit des ouvrages de référence du champ (« Tournez un film avec votre téléphone portable », 2008, et « Éducation à l’image 2.0 », 2015, en téléchargement libre), a conçu des ressources pédagogiques pour les dispositifs nationaux (CLEMI, Lycéens et apprentis au cinéma) et intervient lors des rencontres nationales des coordinations (École et cinéma, Passeurs d’images), aujourd’hui sur les questions que l’intelligence artificielle pose au regard. Les méthodes et les outils sont partagés publiquement dans les ressources de ce site.

Parmi les interventions récentes : l’état des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine (ALCA, 2025-2026) ; « Éducation aux images et citoyenneté », avec les professionnels de la jeunesse ; « Former les regards à l’ère de l’IA », journée pour repenser l’éducation aux images ; la réalisation d’un film collectif à 80 personnes aux rencontres régionales Passeurs d’images ; et la recherche-action « Éducation aux images 2.1 » en Île-de-France.

Intervenir dans le champ du soin et de la protection de l’enfance Conférences, formations, accompagnements et rencontres publiques sur les pratiques d’écrans des adolescent·es, la médiation par les images et les compétences psychosociales.

Vous préparez une journée professionnelle ou une table ronde sur les adolescent·es et les écrans ; une équipe de psychologues, d’éducateur·rices ou d’assistants familiaux demande à être formée à la médiation par les images ; votre établissement cherche sa position sur le téléphone portable ; vous souhaitez réunir les familles de votre territoire autour de la parentalité numérique ; une agence régionale de santé, une DRAC ou une direction territoriale vous engage dans un projet de développement des compétences psychosociales. Ces situations demandent une double compétence : la pratique concrète des ateliers de création avec les jeunes, et la connaissance des cadres institutionnels du soin, du social et de la justice.

Nos interventions passent par le faire : les professionnel·les vivent eux-mêmes les dispositifs qu’ils pourront ensuite conduire, et cette expérience vécue transforme leur rapport au sujet plus sûrement qu’un exposé. La médiation par la création y est proposée comme un complément du travail de la parole, jamais comme un substitut, et le non-jugement des pratiques numériques des personnes en est la condition première.

Benoît Labourdette travaille depuis plus de quinze ans avec le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron, est formé à la psychanalyse et donne un cours dans le cadre du Diplôme Universitaire Arts et Médiations Thérapeutiques. Parmi les interventions menées : le colloque « L’usage des écrans au cœur de la protection de l’enfance » avec Serge Tisseron ; le séminaire « compétences psychosociales » de la PJJ du Limousin et le séminaire interprofessionnel réunissant PJJ, DRAC, ARS, éducation et justice ; les rencontres « Santé mentale et cinéma » avec l’ACRIF ; un atelier vidéo avec des enfants autistes en hôpital de jour ; le projet Pocketfilms-Empathie.

Les récits de ces actions sont rassemblés dans la rubrique Intervenir dans le champ du soin et de la protection de l’enfance, et les méthodes qui les sous-tendent dans Écrans, adolescence et vie psychique.

Former les professionnel·les Formations professionnelles sur mesure : éducation aux images, pédagogies innovantes, méthodes de coopération, cultures numériques, droits culturels, intelligence artificielle.

Vos équipes ou votre réseau ont besoin de monter en compétence sur un sujet où les savoirs théoriques ne suffisent pas : animer des ateliers de création, accompagner les publics dans leurs pratiques numériques, comprendre et transmettre les droits culturels, intégrer l’intelligence artificielle dans un métier. Ce que vous cherchez alors, c’est une formation qui transforme les pratiques, pas une journée d’information.

Nos formations passent par le faire : les stagiaires vivent les dispositifs avant d’apprendre à les conduire, et c’est cette expérience vécue qui change durablement leur rapport au sujet. Les participant·es repartent avec des outils concrets, reproductibles, qu’ils et elles ont expérimentés pendant la formation.

Chaque formation est conçue avec le commanditaire, à partir des situations réelles des participant·es. Benoît Labourdette forme des professionnel·les depuis trente ans (la Fémis, des universités, le CNFPT, des réseaux professionnels, des organismes de formation du secteur culturel) et co-construit régulièrement des stages avec les structures qui les portent.

Parmi les formations conçues et animées : le stage « Les outils, jeux et ateliers d’éducation à l’image » avec Images en bibliothèques ; les ateliers « Développer le pouvoir d’agir » dans la formation des organisateur·rices de groupes locaux « droits culturels » (démarche Paideia, Réseau culture 21) ; la formation « Culture, jeunesse et numérique » avec l’Observatoire des Politiques Culturelles ; « Apprendre à voir et à entendre » pour la DRAC et la DAAC des Pays de la Loire ; le stage « L’Intelligence Artificielle et la création » pour des enseignant·es.

Animer des conférences Conférences et interventions publiques où la salle contribue : intelligence artificielle et création, politiques culturelles, jeunesse et numérique, éducation aux images, droits culturels.

Vous organisez une journée d’étude, des rencontres professionnelles, un colloque, un séminaire interne, et vous cherchez une intervention qui nourrisse réellement la réflexion de votre public, ancrée dans une pratique et non dans un discours de synthèse. Souvent, vous attendez aussi de ce temps fort, qui réunit cinquante, cent ou deux cents personnes, qu’il produise autre chose qu’une succession de prises de parole, et que chaque personne présente en reparte avec quelque chose qu’elle a élaboré.

C’est la logique même de nos conférences : des techniques d’animation de l’intelligence collective y sont intégrées, dans le déroulé de l’intervention. Des questions posées à la salle, auxquelles on répond en se levant ou en restant assis·e, font apparaître en quelques minutes les positions réelles d’une communauté professionnelle, y compris celles qu’on n’attendait pas. Des échanges en binômes minutés donnent à chaque personne l’occasion de formuler une idée à voix haute, face à une seule autre, expérience très différente de la prise de micro devant l’assemblée. Des contributions écrites (une synthèse de ce qu’on a entendu, un désaccord, un apport complémentaire) sont photographiées et partagées en ligne par chacun·e, grâce à un outil numérique développé par l’agence, d’un usage très simple et hébergé de façon souveraine ; le mur de contributions ainsi constitué reste accessible après la journée, et la discussion finale s’appuie sur ce que toute la salle a écrit, et non plus seulement sur les questions de celles et ceux qui osent prendre le micro.

Cette manière de faire tient aux sujets que nous traitons. Les droits culturels, la place des publics et de la jeunesse, ce que le numérique et l’intelligence artificielle font aux métiers sont des sujets démocratiques ; la forme de l’expérience vécue pendant la conférence doit être cohérente avec eux. Donner à chaque personne présente une place et de la confiance fait partie du propos, au même titre que les idées transmises. Un temps méthodologique en fin de séance revient sur les dispositifs qui viennent d’être vécus, pour que les participant·es puissent les refaire dans leurs propres contextes ; ces méthodes sont documentées publiquement dans Méthodes d’animation de l’intelligence collective.

Ce travail porte parfois sur la journée entière : nous accompagnons alors l’organisateur·rice dans la conception de son événement. Le chemin d’une intervention à l’autre, la place des moments contributifs, l’accueil (jusqu’à une table de livres dont les participant·es composent ensemble la bibliographie), la synthèse éditorialisée qui prolonge la journée pour celles et ceux qui y étaient comme pour les absent·es : tout cela se conçoit avec vous, sur la base de plusieurs déroulés possibles entre lesquels nous arbitrons ensemble.

Chaque intervention est construite pour votre contexte et préparée avec vous : votre situation, les questions vives de votre public, ce que la journée doit lui laisser. Elle s’appuie sur trente ans de pratique et sur un travail de recherche publié en continu (les ressources), dont le livre « Défendre la culture autrement : méthodes pour demain » (2026). Les interventions se font en français et en anglais, en France et à l’international.

Quelques interventions récentes : « La culture autrement : postures et méthodes pour demain » pour le réseau Cultures du Cœur ; « Publics : comment le numérique redessine le rapport au spectacle vivant ? » pour Chaillot Augmenté × TMNlab ; « Santé mentale, jeunes, images : de quoi parle-t-on ? » lors de rencontres professionnelles ; « EAC et droits culturels » ; et les conférences en vidéo de la rubrique Conférences.

Et parmi les journées co-construites de bout en bout : la journée interprofessionnelle sur les postures des professionnel·les de la culture face aux adolescent·es, avec le réseau Jeune Public au Centre, à Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux (cent cinquante participant·es) ; la journée « Pratiques artistiques et numériques de la jeunesse », co-construite et co-animée avec Act’art (Seine-et-Marne) ; l’accompagnement de la prise de parole des jeunes et des professionnel·les aux Rencontres nationales « Cultures et politiques de la jeunesse » de Villeurbanne, Capitale française de la culture ; les Rencontres de la création participative du Théâtre de la Poudrerie (Sevran), dont le programme est co-élaboré avec l’agence et dont la synthèse en ligne de l’édition 2022 a été réalisée par elle ; et la journée régionale de restitution de l’état des lieux de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine, à la MÉCA de Bordeaux.« »

Réaliser des plateformes web, des outils métier et des films Conseil, conception et réalisation de plateformes web collaboratives, d’outils métier sur mesure, de stratégies de patrimoine numérique, de films de commande et de documentaires.

Vous avez besoin d’un outil numérique qui serve réellement votre projet : une plateforme d’échange entre vos publics ou vos membres, un espace de coopération pour un réseau, un outil métier adapté à votre activité, une stratégie de patrimoine numérique pour vos archives et vos contenus. Ou vous avez besoin de films (documentaires, présentations d’institution, bandes-annonces, captations éditorialisées, podcasts) qui échappent aux formats convenus.

Les outils et les films sont livrés clés en main, mais ils sont conçus en amont avec vous, comme des dispositifs au service de votre projet et non comme de simples objets techniques. Nos plateformes et outils métier sont développés en logiciels libres, hébergés de façon souveraine, pensés pour durer, pour que vos équipes se les approprient, et pour évoluer avec votre projet : le Festival Pocket Films a pu porter son ambition parce que son outil métier a grandi avec lui pendant six ans, et c’est cette conception vivante des outils que l’agence pratique depuis. Nos films portent la même exigence de cohérence entre le propos et la manière : « Droit à la parole ! », documentaire sur l’organisation démocratique d’une école nouvelle (2026), a été réalisé selon une méthode qui donne aux enfants une place démocratique dans le film lui-même.

La particularité de l’agence est de réunir en son sein la stratégie, la création et la technique : une même personne conçoit le dispositif, en dessine les usages et en assure la réalisation. Trente ans de production audiovisuelle et vingt ans de développement web permettent à l’agence de s’engager, de la conception à la livraison, puis dans l’accompagnement des usages.

Parmi les réalisations : la plateforme « Azimut » pour la MPAA ; la plateforme collaborative de l’état des lieux ALCA Nouvelle-Aquitaine ; la plateforme contributive du Silo ; la plateforme « Collège des médias » pour Périfééries ; « Droit à la parole ! » ; les films et podcasts pour la Fondation Afnic ; les bandes-annonces du Festival International de Films de Femmes.

Construire les outils métier avec les équipes Accompagnement des équipes dans la conception, la fabrication et l’appropriation de leurs outils de travail : bases de contacts partagées, suivi de projets, gestion d’événements, en logiciels libres, jusqu’à l’autonomie.

Nous accompagnons les structures culturelles à construire elles-mêmes leurs outils de travail : base de contacts qualifiés et partagés, suivi des projets et des structures, gestion d’un événement ou d’un festival. L’outil est conçu avec l’équipe à partir de ses données réelles, développé en logiciels libres avec l’aide des intelligences artificielles, hébergé chez vous, et l’équipe est formée à le faire évoluer elle-même. Le critère qui guide ce travail depuis vingt ans : ce qui a été construit doit continuer à servir une fois l’accompagnement terminé.

Votre situation

Votre structure fonctionne avec des outils qui rendent service, mais qui se sont accumulés sans plan d’ensemble : des tableurs démultipliés, des fichiers qui circulent par courriel, des logiciels standards dont vous n’utilisez qu’une part et qui vous imposent leur logique, parfois un prestataire à qui il faut réexpliquer le métier à chaque évolution, et qui facture chaque évolution. Les données existent, mais elles sont éparpillées entre les personnes et les services ; quand une personne quitte la structure, elle emporte avec elle ce qu’elle seule savait. Personne, dans l’équipe, ne peut raconter avec précision, chiffres et documents à l’appui, tout ce que les équipes successives ont accompli dans le lieu au fil des années, avec qui, pour qui.

Une habitude professionnelle aggrave cette situation : dans le secteur culturel, l’outil de travail est tenu pour une affaire de techniciens, une question subalterne qu’on délègue. Nous faisons le constat inverse, éprouvé sur le terrain : travailler ses outils fait partie du métier. Benoît Labourdette a fondé et dirigé le Festival Pocket Films ; le festival a pu porter son ambition parce que son outil métier, construit pour lui, a grandi avec lui pendant six ans. Un outil pensé depuis le métier élargit ce que les équipes peuvent entreprendre.

Ce que vous obtenez

  • Un outil exactement adapté à votre activité et à son vocabulaire, construit à partir de vos données et de vos usages réels, observés avec vous.
  • Une base partagée par toute l’équipe, accessible depuis les ordinateurs et les téléphones, y compris à distance de façon sécurisée, avec un historique des actions et une qualification fine des contacts, dans le respect du RGPD.
  • Un hébergement souverain et sobre : vos données restent chez vous, sur un simple serveur de fichiers (NAS) ou un petit serveur, sans abonnement à une plateforme ni dépendance à un éditeur.
  • Des données structurées en formats ouverts et documentés, qui resteront lisibles et réutilisables dans dix ans, dans vingt ans, quels que soient les logiciels d’alors. C’est aussi grâce à cette structuration que l’équipe pourra, un jour, raconter l’histoire du lieu.
  • Une équipe formée, capable de faire évoluer l’outil elle-même au fil de l’usage, sans que personne ne devienne informaticien.
  • Du temps de travail rendu disponible pour les missions qui comptent.

Comment nous travaillons

Nous commençons par cartographier les données avec l’équipe, dans des réunions préparées où chacun·e a la parole : quelles informations circulent, entre qui, sous quelles formes, avec quels manques et quels doublons. Cette cartographie est déjà un travail d’intelligence collective sur le métier lui-même ; c’est ainsi qu’aux Lilas, avec la direction de l’action culturelle, nous avons dessiné la carte des données avant de construire quoi que ce soit, et découvert au passage un temps de travail considérable perdu faute de données partagées.

Vient ensuite un développement progressif, en logiciels libres, mené avec l’aide des intelligences artificielles. C’est le changement décisif de ces dernières années : la méthode agile, qui consiste à construire par petites étapes en éprouvant chaque étape dans l’usage, peut aujourd’hui être mise en œuvre par les équipes elles-mêmes, l’IA prenant en charge l’écriture du code. Là où il fallait auparavant s’appuyer sur un éditeur de logiciel, et rester dépendant de lui, on construit désormais un outil entièrement libre, que l’on comprend et que l’on possède. Nous formons l’équipe en situation, sur ses propres données : ce qu’est un serveur, où vit le logiciel, comment demander une évolution à l’IA et la vérifier. L’autonomie de l’équipe est l’objectif explicite de l’accompagnement.

Cette démarche, nous la pratiquons depuis vingt ans, en la faisant évoluer avec les techniques disponibles. Les outils métier accompagnés il y a quinze ans chez Cinémas 93 ou à Périphérie servent toujours aujourd’hui [récits à venir : art2098 et art2097 en préparation] ; les bases de données construites avec l’équipe de l’ACID ont soutenu le fonctionnement interne de l’association et la pérennité de ses contenus ; en 2020, nous avons accompagné la société de production Drôle de Trame dans la mise en place de son serveur de fichiers partagé. Plus récemment, Benoît Labourdette a accompagné la plasticienne Virginie Houdet à reprendre la main sur son propre site web avec l’aide des intelligences artificielles, jusqu’à ce qu’elle le fasse évoluer seule. Les intelligences artificielles abaissent radicalement le seuil d’accès à ce principe ancien : ce qui demandait un développeur demande aujourd’hui une méthode, un cadre, et quelqu’un qui accompagne les premiers pas.

Nous éprouvons cette démarche sur nous-mêmes : l’agence suit ses contacts, ses projets et ses structures partenaires avec un outil construit ainsi, hébergé sur un simple NAS et accessible à distance de façon sécurisée.

Références

Ressources pour approfondir la démarche :

Des outils numériques pour la démocratie culturelle Concevoir et développer, avec les acteurs culturels et les collectivités, des outils numériques souverains qui mettent en pratique les droits culturels.

L’agence construit depuis vingt-cinq ans des plateformes web et des outils numériques conçus comme des instruments de coopération. Nous ouvrons un chantier qui prolonge ce travail : développer des outils numériques au service de la démocratie culturelle, et les concevoir avec les structures qui en ont l’usage. Nous présentons ici d’où vient ce chantier, ce qui est en service aujourd’hui et la manière d’y prendre part.

Le numérique n’est jamais neutre

Un outil numérique porte une conception des rapports entre les personnes. Qui peut écrire, qui peut lire, ce qui est conservé, ce qui disparaît, à qui appartiennent les données : chacun de ces choix techniques engage la vie démocratique du groupe qui se sert de l’outil. Benoît Labourdette développe cette analyse dans Droits culturels et numérique, qui propose une mise en pratique numérique des huit droits de la Déclaration de Fribourg, et la prolonge dans ses textes sur la souveraineté numérique (La souveraineté numérique, urgence démocratique ; Le numérique souverain, un choix micropolitique).

La plupart des outils de contribution utilisés aujourd’hui dans le secteur culturel (murs collaboratifs, formulaires, sondages en ligne) sont des services commerciaux. Les contributions y sont hébergées hors d’Europe, difficiles à exporter, et les structures en perdent l’accès quand l’abonnement s’arrête : des démarches de participation entières disparaissent ainsi sans laisser de trace. Nous faisons les choix inverses : logiciels libres, hébergement souverain, données intégralement exportables, contenus qui restent accessibles des années après la fin du dispositif.

Des outils en service

Quelques exemples d’outils de ce type, chacun pour un besoin réel, que nous concevons, développons et faisons vivre :

Ce travail s’articule à une pratique suivie des droits culturels : séminaire d’écriture / création « droits culturels », ateliers de création photographique au sein de la démarche Paideia de Réseau culture 21, participation au séminaire « Quelle pédagogie par et pour les droits culturels ? ». L’article Analyser son projet à l’aide de la Déclaration de Fribourg propose une méthode que nous utilisons en formation et en accompagnement.

La démocratie culturelle, augmentée par le numérique

Dans ces dispositifs, nous expérimentons une mise en pratique de la démocratie culturelle, augmentée par le numérique. Beaucoup d’organisations qui veulent faire vivre la participation, dans le champ culturel comme au-delà, fonctionnent de façon descendante, et les idées de leurs membres peinent à y trouver leur place (La dimension politique des dispositifs d’organisation). Nous faisons l’inverse : chacun·e contribue quand cela lui est possible, dans le désordre et la spontanéité, et l’intelligence artificielle produit des synthèses de ces contributions à une vitesse qui change la nature de l’exercice. Il n’est plus nécessaire de formater la parole en amont pour pouvoir la traiter ; cette liberté donne une ouverture et une légitimité aux contributions les plus diverses, qui sont les plus riches. C’est le déplacement que décrivent les droits culturels : passer de la démocratisation culturelle, qui diffuse une culture vers le plus grand nombre, à la démocratie culturelle, où chaque personne est reconnue comme porteuse et créatrice de culture (Démocratisation ou démocratie culturelle : ce que ces deux mots font au théâtre).

Cette expérience vaut au-delà du secteur culturel. Nous voulons la mettre au service de démarches expérimentales de démocratie participative : des consultations qui aboutissent à des productions réelles, des programmes d’action nourris par celles et ceux qui les mettront en œuvre, des dynamiques horizontales installées dans la durée.

Le chantier que nous ouvrons

Nous voulons doter le secteur culturel d’outils de contribution qui lui appartiennent. Concrètement : des murs contributifs pérennes, avec accès administré et exports complets ; des plateformes d’écriture collective éditorialisée ; des espaces de mémoire pour les démarches participatives ; des dispositifs de consultation à l’échelle d’un territoire. Le développement assisté par l’intelligence artificielle, que nous pratiquons quotidiennement (Coder ou ne pas coder ?), nous permet de construire ces outils dans des délais et à des coûts à la portée des structures culturelles, des réseaux et des collectivités.

Deux chantiers sont ouverts à ce jour, le mur contributif souverain et l’outil d’analyse par la Déclaration de Fribourg ; d’autres suivront. Nous décrivons chacun d’eux dans une page dédiée, écrite au présent et mise à jour au fil du travail : vous les trouvez à la suite de cet article.

Co-construire ces outils

Nous voulons concevoir ces outils avec celles et ceux qui s’en serviront. Nous organisons des réunions d’intelligence collective en visioconférence, ouvertes aux réseaux, aux collectivités, aux lieux culturels et aux structures sociales, pour recenser les besoins, examiner les outils existants et dessiner ensemble ceux qui manquent. Ce qui s’y produit est publié et partagé avec les participant·es, selon le critère qui guide l’ensemble de notre travail d’intelligence collective : ce qui a été produit doit continuer à servir.

Si vous souhaitez prendre part à ces réunions, ou si votre structure a besoin d’un outil de ce type, écrivez-nous.

Une pratique de recherche La réflexion fait partie du travail, et elle se fabrique avec vous.

Nos missions produisent des réalisations et, avec elles, de la réflexion sur ce qui a été fait. Cette réflexion est documentée, publiée en accès libre sur ce site, et élaborée avec les personnes concernées : commanditaires, équipes, participant·es.

La démarche

Une grande partie de nos actions s’inscrivent dans une démarche de recherche-action. Nous documentons les projets pendant qu’ils se déroulent, avec une méthode d’observation précise, l’ethnométhodologie, éclairée par l’approche des droits culturels. Ce travail permet de tirer de chaque situation des ressources réflexives qui dépassent le cas particulier. L’objectif est concret : faire avancer les pratiques professionnelles du champ culturel, les nôtres comme celles de nos partenaires.

Cette démarche s’applique aussi aux outils techniques. Les innovations, le plus souvent produites par des projets industriels, changent nos représentations et nos façons de vivre ; nous nous en saisissons pour les questionner et les détourner dans des projets artistiques, pédagogiques et culturels, plutôt que de les adopter sans distance. Ce recul critique, construit dans la pratique, fait partie de ce que nous apportons.

Ce que cela change pour vous

Travailler avec l’agence, c’est entrer dans cette pratique réflexive. Votre projet laisse une mémoire écrite et publiée, qui sert d’évaluation vivante et d’appui pour la suite. Les méthodes élaborées en cours de route sont formalisées et transmissibles : vos équipes repartent avec des outils, pas seulement avec un souvenir. Et cette écriture est partagée : certains récits du site sont rédigés par les partenaires ou les participant·es, parce que réfléchir sur ce qui a été fait est une activité qui se mène ensemble, au même titre que le projet.

Les fils du moment

Cette recherche se déploie aujourd’hui le long de quelques fils que l’on peut suivre à travers tout le site : l’intelligence artificielle, la création et l’esprit critique, les droits culturels et la démocratie culturelle, l’éducation aux images, la médiation culturelle, y compris dans ses dimensions thérapeutiques, et les nouveaux outils de l’image, du téléphone mobile aux drones et à la réalité virtuelle.

Où cela se lit

Nous partageons ces travaux en séminaires, en formations, en enseignements universitaires et en publications. Sur ce site, les récits montrent les actions documentées, les ressources rassemblent les méthodes et les analyses qui en sont tirées, et les domaines permettent de suivre chaque sujet à travers l’ensemble.

Comment nous travaillons Une société légère et agile, un réseau de compagnonnage, et des collaborations de toutes tailles

Qui se cache derrière les nombreux projets racontés sur ce site ? Une société sans structure lourde, créée en 2016, et un réseau de personnes avec qui nous travaillons projet par projet, dans des rôles qui changent selon les besoins. On décrit ici ce fonctionnement, avec des exemples réels.

Une société légère

Benoît Labourdette production est une société de production d’œuvres et de dispositifs culturels, et d’ingénierie de projets, créée en janvier 2016 par Benoît Labourdette, dans la continuité de Quidam production, fondée en 1999. La structure est volontairement légère : pour chaque projet, nous réunissons l’équipe nécessaire (artistes, médiateur·rices, technicien·nes, chef·fes de projet), selon la nature du travail à mener. Cette manière de fonctionner, éprouvée depuis trente ans, donne une grande agilité : c’est elle qui permet d’engager des projets ambitieux et pluridisciplinaires, en ajustant les moyens à chaque contexte. Benoît Labourdette est le concepteur des projets et le premier interlocuteur.

Un·e visiteur·se qui parcourt ce site peut se demander comment un tel volume de réalisations est possible (la question nous a été posée). La réponse tient dans cette organisation : ce qui est raconté ici a été fait à plusieurs, avec des personnes différentes selon les projets, qui se connaissent et qui ont l’habitude de produire ensemble.

Le travail circule dans tous les sens

Selon les projets, les rôles se déplacent. La photographe et plasticienne Myriam Drosne travaille pour des projets portés par l’agence, et l’agence travaille pour les siens ; il en va de même avec le cinéaste Romain Baujard, avec le psychanalyste Serge Tisseron et la pédopsychiatre Marie-Noëlle Clément dans les projets sur l’empathie et les compétences psychosociales : chacun·e fait travailler l’autre, selon les nécessités du moment. Ces allers-retours tiennent du compagnonnage : la relation précède les rôles, et les rôles se redistribuent à chaque projet.

La commande elle-même prend des formes variées. Tantôt le commanditaire rémunère directement chaque intervenant·e, et Benoît Labourdette y tient la place d’architecte du projet parmi les autres. Tantôt les structures de nos partenaires nous confient des missions : le Master Expographie Muséographie de Serge Chaumier pour enseigner la vidéo, le Forum des images d’Élise Tessarech pour co-construire Tumo x IA puis animer son Comité de veille sur l’intelligence artificielle, le ministère de la Culture pour mener avec Pascale Issartel les auditions du chantier national sur l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque. Tantôt encore, c’est l’agence qui fait appel à des spécialistes : la développeuse Anne-Lise Martenot pour les fonctions contributives de la plateforme Azimut, l’agence web Mosquito, experte du CMS SPIP, pour des chantiers techniques.

Les personnes nommées sur cette page ne sont que quelques-unes parmi beaucoup d’autres. Et l’on ne trouve ici que les projets portés par l’agence : d’autres naissent ailleurs, chez nos partenaires, à partir des liens tissés dans le travail commun.

Il n’y a donc pas un sens unique de la commande, et cette souplesse est une méthode. Elle permet de constituer pour chaque projet l’équipe juste, et d’installer entre les personnes une relation de partenaires : chacun·e a un rôle, personne n’est réduit à un statut. Que nous salariions quelqu’un, que nous soyons nous-mêmes prestataires ou que nous travaillions côte à côte sans lien juridique, la relation de travail est la même.

Du plus léger au plus ample

Les collaborations sont de toutes les tailles. Une visioconférence méthodologique préparée, avec documents à l’appui, pour aider une équipe à construire son événement ou son projet. Un accompagnement en quelques réunions, à distance ou sur place. Une conférence, une formation, un atelier. La conception d’un outil numérique. Un projet complet, conçu et réalisé dans la durée. Le coût suit la même logique : ce n’est pas la parole qui coûte, ce sont la préparation, la technique et la logistique, et nous détaillons toujours nos devis poste par poste, pour que chacun·e voie ce qu’il ou elle paie et puisse choisir. Bien travailler ne coûte pas forcément cher, et les budgets modestes, ceux du champ social ou de la protection de l’enfance par exemple, méritent la même qualité de conception que les autres.

Le processus fait le résultat

La nature de ce que nous produisons est à l’image de la manière dont nous le produisons. Cette conviction, nourrie des méthodes de l’entreprise libérée et de la philosophie pragmatiste de John Dewey, guide l’organisation de chaque projet.

Deux exemples récents. Pour l’état des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine, mené pour l’agence ALCA, le soin apporté aux conditions de travail (celles de l’équipe comme celles des professionnel·les consulté·es) a permis de collecter en quelques mois une quantité inhabituelle de données qualitatives et d’en tirer un résultat directement utile aux acteur·rices du territoire. Pour « Droit à la parole ! », documentaire sur l’organisation démocratique de l’école La Source, nous avons construit le tournage sur le sujet même du film : des caméras identiques confiées aux enfants, jusqu’aux plus petit·es de la maternelle, un montage conduit sur six mois au rythme d’un rendez-vous mensuel avec l’équipe de l’école, et une projection avec toutes les personnes filmées avant toute diffusion. Ce chemin n’a rien enlevé au film ; chacun·e y a pris sa place, et l’œuvre est plus juste au regard de son propos.

Le matériel et la régie

L’agence acquiert et entretient un parc de matériel important : ordinateurs, caméras, éclairage, son, instruments de musique, vidéoprojecteurs, systèmes de vidéo mapping, machinerie, matériel de médiation. Chaque équipement est testé sur le terrain, gardé s’il fait ses preuves, remplacé sinon ; au fil des années se constitue ainsi une expertise du matériel à la fois efficace, léger et solide, utile pour la médiation comme pour la production audiovisuelle ou artistique. Cette expertise est documentée en interne : la régie technique fait l’objet d’une véritable démarche de recherche et développement, et des kits précis, tenus à jour, permettent à d’autres personnes que Benoît Labourdette d’animer les ateliers dans les meilleures conditions. Les projections itinérantes, menées depuis 2011, en sont un exemple : le matériel de projection dans les rues est renouvelé en continu pour garder la meilleure qualité possible. Les ateliers de films d’animation en sont un autre : entre l’atelier cinéma animé du Musée de l’Homme en 2017 et les ateliers en papier découpé menés aujourd’hui dans le cadre des projets de prévention des catastrophes naturelles portés avec Serge Tisseron, l’idée d’atelier est restée la même, et la technologie a complètement changé.

Les locaux comme laboratoire

L’agence dispose de grands locaux au cœur de Paris, dans le treizième arrondissement : des bureaux, un studio de musique, un studio de tournage, un studio d’arts plastiques, et un petit logement pour des résidences courtes. Selon les projets, des collaborateur·rices et des stagiaires y travaillent sur place, parfois pendant de longues périodes (lors de la production de la recherche-action Éducation aux images 2.1, toute une équipe y a été présente durablement), et des artistes, des collaborateur·rices ou des stagiaires y ont séjourné en résidence quand c’était nécessaire. On y stocke le matériel, on y organise des formations, des réunions et des temps de recherche avec des partenaires : des moments d’intelligence collective sans production ni prestation, consacrés à réfléchir ensemble sur nos sujets de travail. Depuis dix ans, plus de trente soirées d’expérimentation artistique s’y sont tenues : on y essaie, on peut s’y tromper, et c’est ainsi qu’on avance. Des projets y sont nés, des rencontres s’y sont faites ; certaines médiations proposées ensuite dans des musées ont d’abord été expérimentées lors d’une de ces soirées. Le travail s’y fait de façon libre et informelle, et il en sort beaucoup : c’est un lieu de fabrique, souple et collectif, organisé selon les besoins, et l’on peut y prendre part. Tout cela tient au fait que l’agence existe comme personne morale, capable de posséder du matériel et des locaux : l’artiste Benoît Labourdette seul ne le pourrait pas. L’ensemble est piloté par lui, dans une logique collective : le matériel, les lieux et ce qu’on y apprend sont partagés, à l’intérieur de l’agence comme au dehors, et la recherche comme la transmission passent aussi par le terrain.

Le travail de fond

La qualité de ce que l’agence produit prend sa source dans un travail de fond qui ressemble à de la recherche appliquée, sans en avoir toujours le cadre institutionnel. Il se mène dans des échanges au long cours : le dialogue avec l’ingénieur culturel emmanuel vergès sur la documentation, les droits culturels et l’intelligence artificielle ; les méthodes d’éducation populaire transmises par Christelle Blouët et Anne Aubry de Réseau culture 21, que nous mettons en œuvre et documentons à notre tour ; le binôme réflexif formé avec Jean-François Marguerin pendant le colloque de Cerisy dirigé par Jean-Paul Ollivier ; le comité de pilotage du chantier audiovisuel en bibliothèque aux côtés de Pascale Issartel ; les relectures croisées avec Véronique Guiho-Leroux à Nantes. Certaines coopérations durent depuis plus de dix ans, comme la création partagée avec le sculpteur végétal Jean-Philippe Poirée-Ville et l’artiste Maëlla Mickaëlle, ou la confiance construite avec Sonia Leplat à la MPAA, Valérie Suner au Théâtre de la Poudrerie, Claudie Le Bissonnais pour les ateliers d’envergure, Alice Rougeulle à l’Institut pour la photographie, etc. Ces échanges ne sont pas un à-côté du travail : ils sont ce qui permet, quand un projet arrive, d’aller en profondeur, de façon constructive et pérenne, parce que dans chaque projet on continue d’apprendre les uns des autres.

Tout n’est pas raconté

Nous documentons sur ce site beaucoup de projets, et cette documentation est un travail en soi. Pourtant, tout n’y est pas : des missions importantes n’ont pas encore leur récit. Pendant quatre ans, de 2018 à 2022, nous avons accompagné la direction des affaires culturelles de la Ville des Lilas : actions expérimentales, formations du personnel culturel et périscolaire, mise en place d’outils numériques dont une plateforme vidéo, évolution des méthodes de travail, refondation collective de la boussole de la médiation pour la ville, et accompagnement de la création du festival du film féministe. Pendant un an, pour la Ville de Fontenay-sous-Bois, nous avons ouvert le dialogue entre la direction des affaires culturelles et la direction de la jeunesse par des démarches d’intelligence collective. Le documentaire « Droit à la parole ! » n’a pas encore le sien. Nous écrirons ces récits ; en attendant, ce qui est raconté ici n’est qu’une partie de ce qui a été fait.

Savoir coopérer

On pourrait lire dans ce modèle sans salarié·es une forme de précarisation du travail. Notre expérience montre l’inverse, à une condition : que les liens soient entretenus dans la durée, avec respect, et dans les deux sens. Les personnes citées sur cette page nous font travailler autant que nous les faisons travailler ; quand un projet s’arrête, la relation demeure, et c’est elle qui fait naître le suivant, chez elles comme chez nous. Savoir coopérer entre personnes différentes est une compétence politique autant que professionnelle. Elle suppose des espaces de travail où chacun·e, commanditaire compris, peut enrichir le projet, et où le bien-être des personnes conditionne la qualité de ce qui se fait. Une structure lourde protège tant qu’elle tient ; un tissage de coopérations éprouvées s’adapte aux circonstances et se renforce dans les secousses. Nous avons consacré un article à cette antifragilité des projets culturels ; notre organisation du travail en est l’application à nous-mêmes.

Le premier échange

Le premier échange, par téléphone ou en visioconférence, est offert, y compris quand il réunit plusieurs personnes de votre structure. On y travaille déjà : comprendre la situation, esquisser des pistes, donner des repères de méthode et de budget. Il n’engage à rien, et il arrive qu’il suffise.

Prendre contact

Le plus simple est de nous écrire, en décrivant votre situation de départ : la structure ou le collectif concerné, la question qui se pose, l’échéance. La première étape est toujours une conversation, au téléphone, en visioconférence ou en présentiel.

Contact : benoit benoitlabourdette.com
En cas d’urgence, le téléphone mobile de Benoît Labourdette : 06 80 03 19 83.

Benoît Labourdette production est une SASU au capital de 46 800€. N° de SIRET : 818 146 128 00017 R.C.S. PARIS. Code NAF 5911C. Siège social : 113 bd. de l’Hôpital 75013 Paris. Président : Benoît Labourdette.
Contact : benoit benoitlabourdette.com / 06 80 03 19 83. Site web : www.benoitlabourdette.com