Travailler ensemble

La pratique artistique, le numérique, l’intelligence collective et une pratique de recherche partagée servent de méthode commune à tous les projets que l’agence Benoît Labourdette production conçoit en coopération avec les collectivités, les lieux culturels, les équipes artistiques, les réseaux professionnels, les écoles, les entreprises, les structures du champ social et les lieux de soin : des accompagnements, des projets artistiques participatifs, des expositions, des formations, des événements, des films et des outils métier. Les outils numériques que nous développons sont eux-mêmes des instruments d’intelligence collective : des applications sur mesure, souveraines et pérennes, qui créent du lien entre les personnes, outillent la coopération et laissent des traces qui font patrimoine.

Vous dirigez une structure ; vous y êtes responsable de la médiation, de la programmation, de la formation ou d’un projet ; vous portez la politique culturelle d’une ville, d’un département, d’une région. Et une question vous occupe : l’envie d’un événement ou d’une création artistique d’ambition, vraiment participative, qui associe vos publics ou vos habitants au lieu de les convoquer en spectateurs ; un projet d’établissement à refonder ; une équipe à mobiliser autour d’une mutation, celle de l’intelligence artificielle par exemple ; une dynamique de coopération à animer dans la durée ; un temps fort professionnel, rencontres ou séminaire, dont vous voulez que chaque personne présente devienne contributrice ; un dispositif d’éducation aux images à faire évoluer ; un film à créer ; un outil numérique à construire ; un usage du numérique, dispersé et coûteux, à reprendre en main. L’agence répond à ces situations par des dispositifs conçus sur mesure.

Des créations artistiques et des accompagnements

Ces propositions sont de deux natures, qui se nourrissent l’une l’autre :

  • D’un côté, des projets artistiques ambitieux, toujours participatifs, portés par une très grande exigence : celle de la qualité du lien entre les personnes, dont naît la qualité de la création. Cette approche s’enracine dans la philosophie pragmatiste de John Dewey (« L’art comme expérience », 1934), source de bien des démarches émancipatrices du XXe siècle, de la pédagogie Freinet à Paulo Freire : l’œuvre n’est pas seulement l’objet produit, elle est faite de l’expérience vécue par les personnes, sans que rien ne soit cédé sur la tenue artistique du résultat.
  • De l’autre, le conseil, l’accompagnement, la formation professionnelle. Et beaucoup de projets croisent les deux : des dispositifs hybrides où les professionnels se forment en faisant avec leurs publics. Faire participer réellement les personnes que les dispositifs classiques n’atteignent pas, publics dits difficiles ou empêchés, jeunes qui se tiennent à distance des institutions, est une expertise constitutive de l’agence, construite sur le terrain depuis trente ans. Un principe relie cette diversité : ce que l’on produit est à l’image de la manière dont on le produit. Un plaidoyer pour la démocratie culturelle écrit dans une méthode descendante se contredirait lui-même ; c’est pourquoi le documentaire « Droit à la parole ! », consacré à l’organisation démocratique dans la pédagogie nouvelle, a été réalisé selon une méthode qui donne aux enfants une place démocratique dans le film lui-même, par exemple.

La cohérence entre les valeurs et les méthodes

Cette exigence de cohérence entre les valeurs, le projet et les méthodes repose sur une conviction mise à l’épreuve par Benoît Labourdette depuis plus de trente ans : les personnes, les organisations et les territoires détiennent déjà l’essentiel de ce qu’il leur faut pour se transformer, à condition qu’on leur donne le cadre et les méthodes pour le mettre en travail, le sublimer et l’ancrer dans la durée.

Cet esprit se reconnaît dans les temps forts que l’agence conçoit avec ses partenaires. Une journée professionnelle, des rencontres, une biennale peuvent être construites pour que chaque personne présente contribue réellement : la parole y circule au-delà de la tribune, ce qui s’y élabore est recueilli et publié, et les participants en repartent avec des méthodes qu’ils peuvent réemployer. C’est ainsi qu’ont été conçues, entre autres, la journée interprofessionnelle sur la place des adolescents à Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux, qui a réuni cent cinquante professionnels, et les Rencontres de la création participative du Théâtre de la Poudrerie, dont l’agence co-élabore le programme.

Documenter pour faire trace

Tous les projets de l’agence sont documentés pendant le processus. Cette documentation relève d’une véritable pratique de recherche, menée au cœur du projet, avec les équipes et les participants : on observe avec précision, on analyse, on réfléchit ensemble à ce qui se vit. Elle fait trace, et cette trace devient matière à des évaluations vivantes, à des récits politiques qui donnent à voir aux décideurs et aux financeurs ce qui s’est réellement passé, et à des ressources pérennes que vos équipes peuvent mobiliser longtemps après. Ce sont des livrables singuliers, co-construits avec les participants : ce qui a été vécu et appris ne s’évapore pas, il devient un appui pour la suite.

Le numérique, instrument d’intelligence collective depuis trente ans

Le numérique est au cœur de cette méthode depuis plus de trente ans, non comme prestation technique, mais comme instrument d’intelligence collective. Le Festival Pocket Films, fondé avec le Forum des images en 2005, a pu porter sa très grande ambition parce qu’un outil numérique métier, développé au fur et à mesure des besoins, la rendait possible. Aujourd’hui, ces outils travaillent au sein même des dispositifs de coopération : cartes mentales construites en séance et projetées, transcriptions et synthèses retravaillées avec l’intelligence artificielle, contributions écrites ou photographiées partagées en ligne par chacun, grâce à des applications très simples d’usage et hébergées de façon souveraine. Chaque dispositif laisse ainsi des traces numériques qui restent aux équipes et aux participants : elles font patrimoine, contribuent à l’identité des personnes et à la valeur donnée à ce qui a été élaboré ensemble. La plupart des organisations vivent au contraire un usage désordonné, coûteux, fragile et non souverain du numérique, fait d’outils standardisés qui contraignent les projets au lieu de les servir. Notre agence conçoit des outils qui épousent chaque projet et grandissent avec lui, aujourd’hui démultipliés par l’intelligence artificielle.

Un artiste-praticien et des équipes

Cette agence a été fondée et est dirigée par Benoît Labourdette, cinéaste pluridisciplinaire, pédagogue, chercheur et consultant en innovation culturelle et stratégies numériques. Cette position d’artiste-praticien fait la singularité de ses interventions et de l’approche de son agence : les projets sont toujours envisagés dans son regard d’artiste, et quand un groupe travaille sur la création, le numérique ou l’intelligence artificielle, il ne reçoit pas un discours de consultant, il travaille en collaboration avec quelqu’un qui pratique ces outils quotidiennement. Ce regard d’artiste s’exerce d’abord là où on ne l’attend pas : dans l’accompagnement lui-même. Créer les conditions pour qu’une expérience artistique forte et transformatrice puisse avoir lieu, donner à chacun sa place et un cadre où il peut construire avec confiance, est un travail artistique à part entière, et c’est dans les réunions de préparation que se fonde déjà la qualité de ce qui sera vécu. Ce regard s’appuie aussi sur une connaissance sérieuse des dynamiques psychiques, rare dans le champ culturel : la dimension du parcours de chaque participant est prise en compte dans tous les projets. C’est le cœur de l’accompagnement intersectoriel mené en Limousin pour développer les compétences psychosociales par les pratiques artistiques, engagé pour trois ans, et des journées professionnelles sur la santé mentale, les jeunes et les images que l’agence a contribué à concevoir et à animer. La conception et la direction sont assurées par Benoît Labourdette ; la mise en œuvre mobilise, selon l’ampleur des projets, des équipes d’artistes, de formateurs et formatrices, de développeurs et de techniciens.

Des institutions partenaires, des méthodes partagées

L’agence travaille avec des institutions telles que le Centre Pompidou, le Louvre-Lens, la Bibliothèque nationale de France, le Forum des images, la Fémis, le ministère de la Culture, le CNC, l’Observatoire des politiques culturelles, des scènes nationales, des métropoles et des collectivités de toutes tailles, et son expertise est sollicitée au niveau européen, sur le sujet de l’intelligence artificielle, de l’enseignement et de la création artistique.

Les méthodes que nous employons sont documentées et partagées publiquement dans les ressources de ce site web, nos actions font l’objet de récits détaillés, et notre approche est développée dans le livre « Défendre la culture autrement : méthodes pour demain » (2025, téléchargeable gratuitement).

Accompagner les politiques culturelles Conseil et accompagnement des collectivités, institutions et entreprises dans leurs projets d’établissement, leurs politiques culturelles et leurs transformations, dans la perspective des droits culturels.

Votre projet d’établissement arrive à échéance ou ne correspond plus à la réalité de votre activité. Votre collectivité repense sa politique culturelle, sa relation à la jeunesse, ses dynamiques territoriales. Ou votre équipe traverse une transformation (fusion, changement de direction, baisse de financements, mutation numérique) qui demande d’être pensée collectivement plutôt que subie. C’est pour ces situations que l’agence conçoit des accompagnements sur mesure.

Ils produisent des documents structurants : projet d’établissement, état des lieux concerté, livre blanc, référentiel. Leur solidité vient de la manière dont ils s’élaborent. Le diagnostic est construit avec vos équipes et non à leur place ; les orientations sont formalisées et défendables devant vos instances et vos financeurs, parce que celles et ceux qui devront les porter les ont réellement écrites. Il en reste souvent davantage que les documents eux-mêmes : des méthodes de coopération que votre organisation conserve après notre départ.

Pour cela, l’intelligence collective est pratiquée à tous les niveaux (gouvernance, équipes, publics), et la création artistique participative sert d’instrument pour faire circuler la parole là où les réunions classiques échouent. Benoît Labourdette conçoit et conduit le processus, avec le regard d’un praticien de la culture plutôt que celui d’un cabinet.

Quelques accompagnements récents donnent la mesure de ce travail.

État des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine (ALCA, 2025-2026). Accompagnement méthodologique complet d’une concertation territoriale pour l’Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel : conception de la démarche d’intelligence collective, développement de la plateforme numérique collaborative, co-animation des consultations d’une vingtaine de professionnels pendant quatre mois, co-écriture et co-édition d’une publication de huit chapitres, conception et co-animation de la journée régionale de restitution à la MÉCA de Bordeaux. Lire le récit

Projet national pour l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque (ministère de la Culture, Images en Bibliothèques, CNC, 2024-2026). Participation au comité de pilotage de cette recherche-action nationale, où Benoît Labourdette a porté la dimension politique de la démarche : conduite des auditions « Politique culturelle » auprès des associations d’élus et des acteurs nationaux, restitution de leur synthèse lors de la journée nationale à la BnF, et animation de l’atelier d’écriture collective du plaidoyer à destination des élus. Lire le récit

Et aussi : Le Livre Blanc de la décentralisation culturelle ; la recherche-action « Éducation aux images 2.1 » en Île-de-France ; les accompagnements et formations avec l’Observatoire des Politiques Culturelles ; les Rencontres nationales « Cultures et politiques de la jeunesse ».

Développer l’éducation aux images Ateliers, dispositifs, formations, états des lieux et politiques territoriales d’éducation aux images, pour les coordinations régionales et nationales, les lieux culturels, les collectivités, les réseaux éducatifs, sociaux et de jeunesse.

Vous coordonnez un dispositif d’éducation aux images, à l’échelle d’un territoire ou d’un réseau national ; vous dirigez une salle de cinéma, une bibliothèque, un musée, une structure jeunesse ou du champ social ; vous pilotez une politique régionale du cinéma et de l’audiovisuel. Et vous constatez que les pratiques héritées ne suffisent plus : les publics fabriquent des images tous les jours avec leurs téléphones, les réseaux sociaux et maintenant l’intelligence artificielle ont changé ce que voir veut dire, et le format de la projection suivie d’un débat ne rejoint plus qu’une partie de ceux que vous visez.

L’agence intervient à toutes les échelles de ce chantier : ateliers et créations partagées avec les publics, formation des médiateurs, des enseignants et des animateurs, conception de dispositifs nouveaux, états des lieux concertés et accompagnement des politiques territoriales, conférences et journées professionnelles. Le fil commun est une éducation aux images par la pratique : on apprend à voir en faisant, avec les outils que chacun a en poche, et l’analyse naît de l’expérience de création au lieu de la précéder.

Ce domaine est le socle historique de l’agence, travaillé depuis trente ans et à chacun de ses tournants. Benoît Labourdette a été un pionnier de la création avec les téléphones portables (le Festival Pocket Films, fondé avec le Forum des images en 2005), a écrit des ouvrages de référence du champ (« Tournez un film avec votre téléphone portable », 2008, et « Éducation à l’image 2.0 », 2015, en téléchargement libre), a conçu des ressources pédagogiques pour les dispositifs nationaux (CLEMI, Lycéens et apprentis au cinéma) et intervient dans les rencontres nationales des coordinations (École et cinéma, Passeurs d’images), aujourd’hui sur les questions que l’intelligence artificielle pose au regard. Les méthodes et les outils sont partagés publiquement dans les ressources de ce site.

Parmi les interventions récentes : l’état des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine (ALCA, 2025-2026) ; « Éducation aux images et citoyenneté », avec les professionnels de la jeunesse ; « Former les regards à l’ère de l’IA », journée pour repenser l’éducation aux images ; la réalisation d’un film collectif à 80 personnes aux rencontres régionales Passeurs d’images ; et la recherche-action « Éducation aux images 2.1 » en Île-de-France.

Créer des projets artistiques participatifs et des événements Conception et réalisation de projets artistiques participatifs et d’événements culturels, pour des musées, des salles de cinéma, des villes, des festivals et des lieux de tous ordres, y compris à grande échelle.

Vous voulez un projet ou un événement qui associe réellement ses publics au lieu de les convoquer en spectateurs : une création partagée avec les habitants d’une ville, les visiteurs d’un musée, les spectateurs d’une salle de cinéma, des jeunes, des publics dits difficiles ou empêchés, des personnes accueillies dans des lieux de soin ou éloignées des institutions culturelles. Peut-être avez-vous déjà essayé de faire participer ces publics sans y parvenir : faire advenir cette participation là où les dispositifs classiques échouent est une expertise constitutive de l’agence. Il arrive aussi qu’on vienne nous voir pour renouveler un événement existant dont le format s’est usé.

Le projet est conçu, produit et réalisé par l’agence, et la participation n’y est pas un supplément de communication : elle est le principe même du dispositif. Sa tenue artistique en fait la puissance. Ces projets sont toujours conçus et dirigés par le regard d’artiste de Benoît Labourdette, ce qui les distingue des dispositifs participatifs sans exigence de forme, dont les publics ne sont pas dupes. L’agence a inventé des formats devenus des références du secteur (le Festival Pocket Films avec le Forum des images, la Fête du court métrage avec le CNC, le projet « Par ma fenêtre » pendant le confinement) et travaille à toutes les échelles, de l’atelier pour dix personnes à la création collective pour plusieurs centaines. Beaucoup de ces créations font se rencontrer les générations, et le numérique y sert de facteur de lien : les créations de chacun sont partagées dans un espace commun en ligne, qui les relie, les inscrit dans la durée et constitue le patrimoine du projet.

La conception et la direction artistique sont assurées par Benoît Labourdette ; la production et l’animation par les équipes de l’agence, dimensionnées selon le projet. Les projets menés dans le champ social, éducatif et du soin (santé mentale, handicap, protection de l’enfance) s’appuient sur des partenariats institutionnels durables et sur le dispositif « Pocket Films Empathie », fondé avec le psychanalyste Serge Tisseron.

Parmi les projets réalisés : le Festival Pocket Films ; La Fête du court métrage ; « Par ma fenêtre » ; « Métamorphoses visio-corporelles » au Louvre-Lens, action artistique participative co-portée avec de jeunes médiateurs de l’École de la Deuxième Chance ; « La machine à voyager dans le futur » avec Cultures du Cœur, tournée d’ateliers de création numérique dans le champ social ; « Sur la plage de mon imaginaire », installation vidéo contemplative à l’hôpital de Flers ; la muséographie vivante du Silo ; « Mémoire du sport dans la Grande Guerre », création participative d’une exposition photographique ; « Filme Tout Court » à Villetaneuse.

Créer des projets d’éducation artistique et culturelle Conception et réalisation de projets d’éducation artistique et culturelle pour les écoles, collèges, lycées et structures jeunesse, avec les collectivités, les institutions culturelles et les équipes éducatives.

Vous portez un projet d’éducation artistique et culturelle et vous voulez qu’il soit davantage qu’une sortie ou un atelier posé sur l’emploi du temps : un projet où les jeunes créent réellement, où les enseignants et les équipes sont partie prenante, et qui laisse des traces dans les pratiques de l’établissement. Vous cherchez peut-être aussi à y intégrer les outils d’aujourd’hui, réalité virtuelle, intelligence artificielle, création avec les téléphones, sans céder au gadget.

Le projet prend au sérieux la création des jeunes comme création, avec l’exigence artistique qui fait que l’expérience compte pour eux. Les équipes éducatives sont associées à la conception et repartent outillées pour prolonger la démarche, et le processus est documenté d’une manière qui sert l’établissement, les partenaires et les financeurs. Le cadre proposé donne aux jeunes une autonomie réelle : c’est dans cette autonomie que se joue l’éducation artistique, bien plus que dans les contenus transmis.

Nous travaillons en co-construction avec les équipes éducatives et les partenaires culturels du projet, dans la lignée des pédagogies actives : commencer par la pratique, faire confiance aux capacités des jeunes, partager les créations. Benoît Labourdette mène des projets d’éducation aux images et à la création depuis trente ans, dans les cadres scolaires et hors les murs, et conçoit des dispositifs qui intègrent les technologies au service de l’expérience, jamais l’inverse.

Parmi les projets menés : Faire de la réalité virtuelle un terrain d’autonomie pour les collégien·nes ; « Ma Grande Guerre, regard d’enfant » au Musée de la Grande Guerre de Meaux, dans le cadre de « C’est mon patrimoine » ; « CinémA.I » au Studio 13-16 du Centre Pompidou, création avec l’intelligence artificielle pour les adolescents ; Tumo x IA - Voyages créatifs au cœur de l’IA ; et « Droit à la parole ! », documentaire réalisé avec les enfants de l’école La Source sur leur organisation démocratique.

Former les professionnels Formations professionnelles sur mesure : éducation aux images, pédagogies innovantes, méthodes de coopération, cultures numériques, droits culturels, intelligence artificielle.

Vos équipes ou votre réseau ont besoin de monter en compétence sur un sujet où les savoirs théoriques ne suffisent pas : animer des ateliers de création, accompagner les publics dans leurs pratiques numériques, comprendre et transmettre les droits culturels, intégrer l’intelligence artificielle dans un métier. Ce que vous cherchez alors, c’est une formation qui transforme les pratiques, pas une journée d’information.

Nos formations passent par le faire : les stagiaires vivent les dispositifs avant d’apprendre à les conduire, et c’est cette expérience vécue qui change durablement leur rapport au sujet. Les participants repartent avec des outils concrets, reproductibles, qu’ils ont expérimentés eux-mêmes pendant la formation.

Chaque formation est conçue avec le commanditaire, à partir des situations réelles des participants. Benoît Labourdette forme des professionnels depuis trente ans (la Fémis, universités, CNFPT, réseaux professionnels, organismes de formation du secteur culturel) et co-construit régulièrement des stages avec les structures qui les portent.

Parmi les formations conçues et animées : le stage « Les outils, jeux et ateliers d’éducation à l’image » avec Images en bibliothèques ; les ateliers « Développer le pouvoir d’agir » dans la formation des organisateurs de groupes locaux droits culturels (démarche Paideia, Réseau culture 21) ; la formation « Culture, jeunesse et numérique » avec l’Observatoire des Politiques Culturelles ; « Apprendre à voir et à entendre » pour la DRAC et la DAAC des Pays de la Loire ; le stage « L’Intelligence Artificielle et la création » pour des enseignants.

Animer l’intelligence collective et les dynamiques de coopération Conception et animation de séminaires, comités, journées professionnelles, consultations et dynamiques de coopération au long cours, pour qu’un collectif produise ce qu’aucun de ses membres n’aurait produit seul.

Vous réunissez régulièrement des professionnels et vous voulez que ces temps produisent autre chose que des comptes rendus. Vous devez construire une position commune sur un sujet qui divise ou qui déborde chacun : une mutation du métier, une controverse, un projet partagé. Vous souhaitez consulter un réseau, une profession, des publics, et que cette consultation aboutisse à des propositions réelles. Ou vous voulez installer dans la durée une dynamique de coopération entre des acteurs qui se connaissent mal.

Dans tous ces cas, le critère que nous nous donnons est le même : ce qui a été produit doit continuer à servir une fois le dispositif terminé. Le processus aboutit à une production formalisée (recommandations publiables, charte de pratiques, projet construit, synthèse éditorialisée), et les participants en ressortent avec des méthodes qu’ils peuvent réemployer.

C’est le livrable attendu qui dessine le dispositif, et non l’inverse. Nous alternons méthodes d’animation éprouvées (ateliers tournants, forum ouvert, arpentage, controverses organisées, écriture collective) et outils numériques développés par l’agence, aujourd’hui démultipliés par l’intelligence artificielle, qui font travailler le groupe en temps réel et entre les séances : plateformes de contribution, cartes mentales partagées, retranscription et éditorialisation immédiates de ce qui se dit et s’écrit. Ces méthodes sont documentées publiquement dans Méthodes d’animation de l’intelligence collective, où vous pouvez les consulter avant de nous solliciter.

Trois exemples récents montrent la variété des échelles et des formes.

Muséographie vivante du Silo (Le Mérévillois, Essonne, 2026). Accompagnement méthodologique du projet de l’association Le Silo, installée dans un silo agricole de 1907 : plutôt que de figer l’histoire du lieu dans un musée classique, construire avec les habitants, les artistes et les institutions du territoire la forme qui en partagera l’expérience. Cycle de séances publiques de contribution, adossé à une plateforme numérique développée par l’agence, où chacun écrit pendant et entre les séances. Lire le récit

Un plaidoyer écrit à douze en une après-midi (BnF, 2026). Lors de la journée nationale de restitution du Projet national pour l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque, animation d’un atelier d’écriture collective : en deux heures, une douzaine de professionnels ont produit le premier jet complet d’un plaidoyer à destination des élus, mis en ligne et partagé avec eux le soir même. Lire le récit

Concertation ALCA Nouvelle-Aquitaine (2025-2026). Vingt professionnels de l’éducation aux images mobilisés quatre mois durant, par l’articulation de séances animées et d’une plateforme d’écriture contributive, jusqu’à une publication commune de huit chapitres. Lire le récit

Et aussi : le Comité de veille IA du Forum des images (2024-2025) et son webinaire de restitution ; le séminaire d’écriture / création « droits culturels », en forum ouvert ; l’accompagnement de la prise de parole des jeunes et des professionnels ; le brainstorming numérique géant.

Intégrer l’intelligence artificielle Accompagnement des équipes et des institutions culturelles, éducatives et sociales dans l’appropriation critique et créative des intelligences artificielles : usages professionnels, gouvernance, création, esprit critique.

L’intelligence artificielle est entrée dans votre organisation sans y avoir été invitée : certains l’utilisent déjà, d’autres la refusent, et aucune position commune n’existe. Vous devez décider ce que votre structure en fait, en dit et en transmet, sans céder ni à l’emballement ni à la panique.

L’accompagnement passe par la pratique. Vos équipes manipulent les outils au lieu d’écouter un exposé, et en ressortent capables d’usages professionnels réels et raisonnés. Sur cette base se construit collectivement une position institutionnelle : cadre d’usage, gouvernance, discours vers vos publics. Les structures qui le souhaitent peuvent prolonger ce travail par des dispositifs de création et de médiation avec l’IA à destination de leurs publics.

Benoît Labourdette conçoit et réalise des projets avec les intelligences artificielles depuis leur émergence publique, en création, en médiation et en production, et anime des comités de veille sur leurs enjeux (création, éthique, métiers, éducation). Cette double position, praticien et chercheur, permet de tenir ensemble l’efficacité des usages et la construction de l’esprit critique, qui sont trop souvent traités séparément.

Ce travail s’est déployé, entre autres, dans le Comité d’experts européens sur l’intelligence artificielle, l’enseignement et la création artistique de la Fondation Genshagen ; le Comité de veille IA du Forum des images ; « CinémA.I » au Studio 13-16 du Centre Pompidou ; Tumo x IA - Voyages créatifs au cœur de l’IA ; « Fabriquer les récits de la culture avec l’intelligence artificielle », journée de formation pour un service culturel de collectivité.

Réaliser des plateformes web, des outils métier et des films Stratégie, conception et réalisation de plateformes web collaboratives, d’outils métier sur mesure, de stratégies de patrimoine numérique, de films de commande et de documentaires.

Vous avez besoin d’un outil numérique qui serve réellement votre projet : une plateforme d’échange entre vos publics ou vos membres, un espace de coopération pour un réseau, un outil métier adapté à votre activité, une stratégie de patrimoine numérique pour vos archives et vos contenus. Ou vous avez besoin de films (documentaires, présentations d’institution, bandes annonces, captations éditorialisées, podcasts) qui échappent aux formats convenus.

Les outils et les films sont livrés clés en main, mais ils sont conçus en amont avec vous, comme des dispositifs au service de votre projet et non comme de simples objets techniques. Nos plateformes et outils métier sont développés en logiciels libres, hébergés de façon souveraine, pensés pour durer, pour être appropriés par vos équipes et pour évoluer avec votre projet : le Festival Pocket Films a pu porter son ambition parce que son outil métier a grandi avec lui pendant six ans, et c’est cette conception vivante des outils que l’agence pratique depuis. Nos films portent la même exigence de cohérence entre le propos et la manière : « Droit à la parole ! », documentaire sur l’organisation démocratique d’une école nouvelle (2026), a été réalisé selon une méthode qui donne aux enfants une place démocratique dans le film lui-même.

La particularité de l’agence est de réunir en son cœur la stratégie, la création et la technique : le même regard conçoit le dispositif, en dessine les usages et en assure la réalisation. Trente ans de production audiovisuelle et vingt ans de développement web permettent d’engager la responsabilité de l’agence de la conception à la livraison, puis dans l’accompagnement des usages.

Parmi les réalisations : la plateforme « Azimut » pour la MPAA ; la plateforme collaborative de l’état des lieux ALCA Nouvelle-Aquitaine ; la plateforme contributive du Silo ; la plateforme « Collège des médias » pour Périfééries ; « Droit à la parole ! » ; les films et podcasts pour la Fondation Afnic ; les bandes annonces du Festival International de Films de Femmes.

Animer des conférences Conférences et interventions publiques où la salle contribue : intelligence artificielle et création, politiques culturelles, jeunesse et numérique, éducation aux images, droits culturels.

Vous organisez une journée d’étude, des rencontres professionnelles, un colloque, un séminaire interne, et vous cherchez une intervention qui nourrisse réellement la réflexion de votre public, ancrée dans une pratique et non dans un discours de synthèse. Souvent, vous attendez aussi de ce temps fort, qui réunit cinquante, cent ou deux cents personnes, qu’il produise autre chose qu’une succession de prises de parole, et que chaque personne présente en reparte avec quelque chose qu’elle a élaboré.

C’est la logique même de nos conférences : des techniques d’animation de l’intelligence collective y sont intégrées, dans le déroulé de l’intervention. Des questions posées à la salle, auxquelles on répond en se levant ou en restant assis, font apparaître en quelques minutes les positions réelles d’une communauté professionnelle, y compris celles qu’on n’attendait pas. Des échanges en binômes minutés donnent à chaque personne l’occasion de formuler une idée à voix haute, face à une seule autre, expérience très différente de la prise de micro devant l’assemblée. Des contributions écrites (une synthèse de ce qu’on a entendu, un désaccord, un apport complémentaire) sont photographiées et partagées en ligne par chacun, grâce à un outil numérique développé par l’agence, très simple d’usage et hébergé de façon souveraine ; le mur de contributions ainsi constitué reste accessible après la journée, et la discussion finale s’appuie sur ce que toute la salle a écrit, et non plus seulement sur les questions de celles et ceux qui osent prendre le micro.

Cette manière de faire tient aux sujets que nous traitons. Les droits culturels, la place des publics et de la jeunesse, ce que le numérique et l’intelligence artificielle font aux métiers sont des sujets démocratiques ; la forme de l’expérience vécue pendant la conférence doit être cohérente avec eux. Donner à chaque personne présente une place et une confiance fait partie du propos, au même titre que les idées transmises. Un temps méthodologique en fin de séance explicite les dispositifs qui viennent d’être vécus, pour que les participants puissent les refaire dans leurs propres contextes ; ces méthodes sont documentées publiquement dans Méthodes d’animation de l’intelligence collective.

Ce travail porte parfois sur la journée entière : nous accompagnons alors l’organisateur à concevoir son événement. Le chemin d’une intervention à l’autre, la place des moments contributifs, l’accueil (jusqu’à une table de livres dont les participants composent ensemble la bibliographie), la synthèse éditorialisée qui prolonge la journée pour ceux qui y étaient comme pour les absents : tout cela se conçoit avec vous, sur la base de plusieurs déroulés possibles entre lesquels nous arbitrons ensemble.

Chaque intervention est construite pour votre contexte et votre public, et préparée avec vous : votre situation, les questions vives de votre public, ce que la journée doit lui laisser. Elle s’appuie sur trente ans de pratique et sur un travail de recherche publié en continu (la recherche et l’innovation, les ressources), dont le livre « Défendre la culture autrement : méthodes pour demain » (2026). Les interventions se font en français et en anglais, en France et à l’international.

Quelques interventions récentes : « La culture autrement : postures et méthodes pour demain » pour le réseau Cultures du Cœur ; « Publics : comment le numérique redessine le rapport au spectacle vivant ? » pour Chaillot Augmenté × TMNlab ; « Santé mentale, jeunes, images : de quoi parle-t-on ? » lors de rencontres professionnelles ; « EAC et droits culturels » ; et les conférences en vidéo de la rubrique Conférences.

Et parmi les journées co-construites de bout en bout : la journée interprofessionnelle sur les postures des professionnels de la culture face aux adolescent·e·s, avec le réseau Jeune Public au Centre, à Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux (cent cinquante participants) ; la journée « Pratiques artistiques et numériques de la jeunesse », co-construite et co-animée avec Act’art (Seine-et-Marne) ; l’accompagnement de la prise de parole des jeunes et des professionnels aux Rencontres nationales « Cultures et politiques de la jeunesse » de Villeurbanne, Capitale française de la culture ; les Rencontres de la création participative du Théâtre de la Poudrerie (Sevran), dont le programme est co-élaboré avec l’agence et dont la synthèse en ligne de l’édition 2022 a été réalisée par elle ; et la journée régionale de restitution de l’état des lieux de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine, à la MÉCA de Bordeaux.

Une pratique de recherche La réflexion fait partie du travail, et elle se fabrique avec vous.

Nos missions produisent des réalisations et, avec elles, de la réflexion sur ce qui a été fait. Cette réflexion est documentée, publiée en accès libre sur ce site, et élaborée avec les personnes concernées : commanditaires, équipes, participants.

La démarche

Une grande partie de nos actions s’inscrivent dans une démarche de recherche-action. Nous documentons les projets pendant qu’ils se déroulent, avec une méthode d’observation précise, l’ethnométhodologie, éclairée par l’approche des droits culturels. Ce travail permet de tirer de chaque situation des ressources réflexives qui dépassent le cas particulier. L’objectif est concret : faire avancer les pratiques professionnelles du champ culturel, les nôtres comme celles de nos partenaires.

Cette démarche s’applique aussi aux outils techniques. Les innovations, le plus souvent produites par des projets industriels, changent nos représentations et nos façons de vivre ; nous nous en saisissons pour les questionner et les détourner dans des projets artistiques, pédagogiques et culturels, plutôt que de les adopter sans distance. Ce recul critique, construit dans la pratique, fait partie de ce que nous apportons.

Ce que cela change pour vous

Travailler avec l’agence, c’est entrer dans cette pratique réflexive. Votre projet laisse une mémoire écrite et publiée, qui sert d’évaluation vivante et d’appui pour la suite. Les méthodes élaborées en cours de route sont formalisées et transmissibles : vos équipes repartent avec des outils, pas seulement avec un souvenir. Et cette écriture est partagée : certains récits du site sont rédigés par les partenaires ou les participants eux-mêmes, parce que réfléchir sur ce qui a été fait est une activité qui se mène ensemble, au même titre que le projet.

Les fils du moment

Cette recherche se déploie aujourd’hui sur quelques fils que l’on peut suivre à travers tout le site : l’intelligence artificielle, la création et l’esprit critique, les droits culturels et la démocratie culturelle, l’éducation aux images, la médiation culturelle, y compris dans ses dimensions thérapeutiques, et les nouveaux outils de l’image, du téléphone mobile aux drones et à la réalité virtuelle.

Où cela se lit

Ces travaux se partagent en séminaires, en formations, en enseignements universitaires et en publications. Sur ce site, les récits montrent les actions documentées, les ressources rassemblent les méthodes et les analyses qui en sont tirées, et les domaines permettent de suivre chaque sujet à travers l’ensemble.

Comment nous travaillons L’organisation du travail à l’agence : une société légère, un réseau de personnes qui coopèrent depuis des années.

Qui se cache derrière les nombreux projets racontés sur ce site ? Une société sans structure lourde, créée en 2016, et un réseau de personnes avec qui nous travaillons projet par projet, dans des rôles qui changent selon les besoins. On décrit ici ce fonctionnement, avec des exemples réels.

Une société légère

Benoît Labourdette production est une société de production d’œuvres, de dispositifs culturels et d’ingénierie de projets, créée en janvier 2016 par Benoît Labourdette, dans la continuité de Quidam production, fondée en 1999. La structure est volontairement légère : pour chaque projet, nous réunissons l’équipe nécessaire — artistes, médiateurs, techniciens, chefs de projet — selon la nature du travail à mener. Cette manière de fonctionner, éprouvée depuis trente ans, donne une grande agilité : c’est elle qui permet d’engager des projets ambitieux et pluridisciplinaires, en ajustant les moyens à chaque contexte. Benoît Labourdette en est le concepteur et le premier interlocuteur.

Un visiteur qui parcourt ce site peut se demander comment un tel volume de réalisations est possible — la question nous a été posée. La réponse tient dans cette organisation : ce qui est raconté ici a été fait à beaucoup, avec des personnes différentes selon les projets, qui se connaissent et qui ont l’habitude de produire ensemble.

Le travail circule dans tous les sens

Selon les projets, les rôles se déplacent. La photographe et plasticienne Myriam Drosne travaille pour des projets portés par l’agence, et l’agence travaille pour les siens ; il en va de même avec le cinéaste Romain Baujard, avec le psychiatre Serge Tisseron et la pédopsychiatre Marie-Noëlle Clément dans les projets sur l’empathie et les compétences psychosociales : chacun fait travailler l’autre, selon les nécessités du moment. Ces allers-retours tiennent du compagnonnage : la relation précède les rôles, et les rôles se redistribuent à chaque projet.

La commande elle-même prend des formes variées. Tantôt le commanditaire rémunère directement chaque intervenant, et Benoît Labourdette y tient la place d’architecte du projet parmi les autres. Tantôt les structures de nos partenaires nous confient des missions : le Master Expographie Muséographie de Serge Chaumier pour enseigner la vidéo, le Forum des images d’Élise Tessarech pour co-construire Tumo x IA puis animer son Comité de veille sur l’intelligence artificielle, le ministère de la Culture pour mener avec Pascale Issartel les auditions du chantier national sur l’avenir de l’audiovisuel en bibliothèque. Tantôt encore, c’est l’agence qui fait appel à des spécialistes : la développeuse Anne-Lise Martenot pour les fonctions contributives de la plateforme Azimut, l’agence web Mosquito, experte du CMS SPIP, pour des chantiers techniques.

Les personnes nommées sur cette page sont quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Et l’on ne trouve ici que les projets portés par l’agence : d’autres naissent ailleurs, chez nos partenaires, à partir des liens tissés dans le travail commun.

Il n’y a donc pas un sens unique de la commande, et cette souplesse est une méthode. Elle permet de constituer pour chaque projet l’équipe juste, et d’installer entre les personnes un rapport de partenaires : chacun a un rôle, personne n’est réduit à un statut. Que nous salariions quelqu’un, que nous soyons nous-mêmes prestataires ou que nous travaillions côte à côte sans lien juridique, la relation de travail est la même.

Le processus fait le résultat

La nature de ce que nous produisons est à l’image de la manière dont nous le produisons. Cette conviction, nourrie des méthodes de l’entreprise libérée et de la philosophie pragmatique de John Dewey, guide l’organisation de chaque projet.

Deux exemples récents. Pour l’état des lieux concerté de l’éducation aux images en Nouvelle-Aquitaine, mené pour l’agence ALCA, le soin apporté aux conditions de travail — celles de l’équipe comme celles des professionnels consultés — a permis de collecter en quelques mois une quantité inhabituelle de données qualitatives et d’en produire un résultat directement utile aux acteurs du territoire. Pour « Droit à la parole ! », documentaire sur l’organisation démocratique de l’école La Source, nous avons construit le tournage sur le sujet même du film : des caméras identiques confiées aux enfants, jusqu’aux plus petits de la maternelle, un montage conduit sur six mois au rythme d’un rendez-vous mensuel avec l’équipe de l’école, et une projection avec toutes les personnes filmées avant toute diffusion. Ce chemin n’a rien enlevé au film ; chacun y a pris sa place, et l’œuvre est plus juste par rapport à son propos.

Le matériel et la régie

L’agence acquiert et entretient un parc de matériel important : ordinateurs, caméras, éclairage, son, instruments de musique, vidéoprojecteurs, systèmes de vidéo mapping, machinerie, matériel de médiation. Chaque équipement est testé sur le terrain, gardé s’il fait ses preuves, remplacé sinon ; au fil des années se constitue ainsi une expertise du matériel à la fois efficace, léger et solide, utile pour la médiation comme pour la production audiovisuelle ou artistique. Cette expertise est documentée en interne : la régie technique fait l’objet d’une véritable recherche et développement, et des kits précis, tenus à jour, permettent à d’autres personnes que Benoît Labourdette d’animer les ateliers dans les meilleures conditions. Les projections itinérantes, menées depuis 2011, en sont un exemple : le matériel de projection dans les rues est renouvelé en continu pour garder la meilleure qualité possible. Les ateliers de films d’animation en sont un autre : entre l’atelier cinéma animé du Musée de l’Homme en 2017 et les ateliers en papier découpé menés aujourd’hui dans le cadre des projets de prévention des catastrophes naturelles portés avec Serge Tisseron, l’idée d’atelier est restée la même, et la technologie a complètement changé.

Les locaux comme laboratoire

L’agence dispose de grands locaux au cœur de Paris, dans le treizième arrondissement : des bureaux, un studio de musique, un studio de tournage, un studio d’arts plastiques, et un petit logement pour des résidences courtes. Selon les projets, des collaborateurs et des stagiaires y travaillent sur place, parfois sur de longues périodes — pendant la production de la recherche-action Éducation aux images 2.1, toute une équipe y a été présente durablement — et des artistes, des collaborateurs ou des stagiaires y ont séjourné en résidence quand c’était nécessaire. On y stocke le matériel, on y organise des formations, des réunions et des temps de recherche avec des partenaires : des moments d’intelligence collective sans production ni prestation, consacrés à réfléchir ensemble sur nos sujets de travail. Depuis dix ans, plus de trente soirées d’expérimentation artistique s’y sont tenues : on y essaie, on peut s’y tromper, et c’est ainsi qu’on avance. Des projets y sont nés, des rencontres s’y sont faites ; certaines médiations proposées ensuite dans des musées ont d’abord été expérimentées lors d’une de ces soirées. Le travail s’y fait de façon libre et informelle, et il en sort beaucoup : c’est un lieu de fabrique, souple et collectif, organisé selon les besoins, auquel on peut prendre part. Tout cela tient au fait que l’agence existe comme personne morale, capable de posséder du matériel et des locaux : l’artiste Benoît Labourdette seul ne le pourrait pas. L’ensemble est piloté par lui, dans une logique collective : le matériel, les lieux et ce qu’on y apprend sont partagés, à l’intérieur de l’agence comme au dehors, et la recherche comme la transmission passent aussi par le terrain.

Le travail de fond

La qualité de ce que l’agence produit prend sa source dans un travail de fond qui ressemble à de la recherche appliquée, sans en avoir toujours le cadre institutionnel. Il se mène dans des échanges au long cours : le dialogue avec l’ingénieur culturel emmanuel vergès sur la documentation, les droits culturels et l’intelligence artificielle ; les méthodes d’éducation populaire transmises par Christelle Blouët et Anne Aubry de Réseau culture 21, que nous mettons en œuvre et documentons à notre tour ; le binôme réflexif tenu avec Jean-François Marguerin pendant le colloque de Cerisy dirigé par Jean-Paul Ollivier ; le comité de pilotage du chantier audiovisuel en bibliothèque aux côtés de Pascale Issartel ; les relectures croisées avec Véronique Guiho-Leroux à Nantes. Certaines coopérations durent depuis plus de dix ans, comme la création partagée avec le sculpteur végétal Jean-Philippe Poirée-Ville et l’artiste Maëlla Mickaëlle, ou la confiance construite avec Sonia Leplat à la MPAA, Valérie Suner au Théâtre de la Poudrerie, Claudie Le Bissonnais pour les ateliers d’envergure, Alice Rougeulle à l’Institut pour la photographie, etc. Ces échanges ne sont pas un à-côté du travail : ils sont ce qui permet, quand un projet arrive, d’aller en profondeur, de façon constructive et pérenne, parce que dans chaque projet on continue d’apprendre les uns des autres.

Tout n’est pas raconté

Nous documentons sur ce site beaucoup de projets, et cette documentation est un travail en soi. Pourtant, tout n’y est pas : des missions importantes n’ont pas encore leur récit. Pendant quatre ans, de 2018 à 2022, nous avons accompagné la direction des affaires culturelles de la Ville des Lilas : actions expérimentales, formations du personnel culturel et périscolaire, mise en place d’outils numériques dont une plateforme vidéo, évolution des méthodes de travail, refondation collective de la boussole de la médiation pour la ville, et accompagnement de la création du festival du film féministe. Pendant un an, pour la Ville de Fontenay-sous-Bois, nous avons ouvert le dialogue entre la direction des affaires culturelles et la direction de la jeunesse par des démarches d’intelligence collective. Le documentaire « Droit à la parole ! » n’a pas encore le sien. Nous écrirons ces récits ; en attendant, ce qui est raconté ici n’est qu’une partie de ce qui a été fait.

Savoir coopérer

On pourrait lire dans ce modèle sans salariés une forme de précarisation du travail. Notre expérience montre l’inverse, à une condition : que les liens soient entretenus dans la durée, avec respect, et dans les deux sens. Les personnes citées sur cette page nous font travailler autant que nous les faisons travailler ; quand un projet s’arrête, la relation demeure, et c’est elle qui fait naître le suivant, chez elles comme chez nous. Savoir coopérer entre personnes différentes est une compétence politique autant que professionnelle. Elle suppose des espaces de travail où chacun, commanditaire compris, peut enrichir le projet, et où le bien-être des personnes conditionne la qualité de ce qui se fait. Une structure lourde protège tant qu’elle tient ; un tissage de coopérations éprouvées s’adapte aux circonstances et se renforce dans les secousses. Nous avons consacré un article à cette antifragilité des projets culturels ; notre organisation du travail en est l’application à nous-mêmes.

Prendre contact

Le plus simple est de nous écrire, en décrivant votre situation de départ : la structure ou le collectif concerné, la question qui se pose, l’échéance. La première étape est toujours une conversation, au téléphone, en visioconférence ou en présentiel.

Contact : benoit benoitlabourdette.com
En cas d’urgence, le téléphone mobile de Benoît Labourdette : 06 80 03 19 83.

Benoît Labourdette production est une SASU au capital de 46 800€. N° de SIRET : 818 146 128 00017 R.C.S. PARIS. Code NAF 5911C. Siège social : 113 bd. de l’Hôpital 75013 Paris. Président : Benoît Labourdette.
Contact : benoit benoitlabourdette.com / 06 80 03 19 83. Site web : www.benoitlabourdette.com