L’abécédaire vivant

Fabriquer pendant un événement, avec l’intelligence artificielle, l’abécédaire des mots qui le traversent, et le faire vivre avec les participant·es.

L'abécédaire vivant

Nous proposons de fabriquer, au beau milieu d’un événement (colloque, séminaire, journées professionnelles), l’abécédaire des mots qui y circulent : à partir des enregistrements des interventions, l’intelligence artificielle aide à retrouver comment chaque mot a été traversé par les débats, et l’objet, accessible par un simple QR code, s’enrichit en direct avec les participant·es. Une première occurrence existe et continue de vivre : l’abécédaire du colloque de Cerisy sur les transformations des politiques culturelles.

Le besoin

Les événements professionnels produisent des actes, publiés des mois plus tard, que peu de personnes lisent. Pendant ce temps se perd ce qui fait la richesse d’une semaine de débats : les glissements de sens, les désaccords féconds, les mots que chacun·e emploie sans porter le même monde. L’abécédaire prend le chemin inverse. Fabriqué pendant l’événement, il est lu sur place, il nourrit les échanges des jours suivants et il enrichit l’expérience de chacun·e. Ses notices ne sont pas des définitions : elles retracent les sens différents qui ont traversé chaque mot, avec leurs débats et leurs positions parfois antagonistes. Tracer du commun dans la diversité des points de vue, sans les lisser : l’intention de l’objet est politique, et sa forme technique en découle. L’outil est volontairement simple : un QR code pour y accéder, une seule page à consulter, une personne à l’écoute pour le faire évoluer au fil des demandes de corrections, d’ajouts et de mots nouveaux.

Où nous en sommes

En service, une première occurrence. Mise à jour : août 2026. L’abécédaire du colloque de Cerisy Ce que les mots font aux politiques culturelles est né en juin 2026, au quatrième jour de la semaine, et sa première version a été fabriquée en une nuit (lire le récit : « Attention, ça glisse »). Distribué en salle par QR code, il a été lu pendant le colloque même ; les participant·es ont demandé des corrections, proposé des mots, et il continue de s’enrichir depuis : il compte aujourd’hui cent trente-quatre mots, la galerie des références culturelles convoquées et la liste des personnes intervenues. L’interface permet de circuler sans effort entre l’ordre alphabétique, les thématiques et un moteur de recherche. Techniquement, c’est une seule page web qui intègre tout son code, sans serveur, sans base de données, sans dépendance propriétaire : un objet pérenne et souverain. Consulter l’abécédaire.

Prendre part

Si vous organisez un colloque, un séminaire ou des journées professionnelles, un abécédaire vivant peut y être fabriqué pendant l’événement, puis rester à ses participant·es comme un objet commun qui continue de servir. Écrivez-nous.