Mieux travailler avec la jeunesse

Formations, journées professionnelles, accompagnements et conférences pour comprendre les pratiques réelles des 15-25 ans et transformer les manières de faire de vos équipes. C’est le sujet de nos stages « Culture, jeunesse et numérique ».

Mieux travailler avec la jeunesse

La question vous arrive sous des formes différentes. Les jeunes ne viennent pas chez vous, et vous ne savez pas si le problème vient d’eux ou de vous. Votre projet de territoire parle des étudiant·es sans savoir par quel bout les prendre. Vos équipes sont partagées entre le découragement et le discours alarmiste sur les écrans. Votre service culture et votre service jeunesse travaillent côte à côte sans se connaître. Vos animateur·rices, vos médiateur·rices ou une équipe artistique demandent des méthodes pour créer avec des adolescent·es. Ces demandes portent le même besoin : mieux comprendre la jeunesse pour mieux travailler avec elle.

Nous y répondons par le format qui convient à votre situation : une matinée ou une journée professionnelle qui réunit tous vos métiers autour de cette question, une formation, une formation-action où les participant·es élaborent leurs propres projets pendant le parcours, un accompagnement au long cours, une conférence, un webinaire. Ces temps gagnent à être intersectoriels : réunir la culture, la jeunesse, l’éducation, le social et le soin autour du même sujet, c’est souvent là que les choses se mettent à bouger, parce que chaque métier découvre ce que les autres savent.

Le contenu part des pratiques réelles des 15-25 ans, documentées par la sociologie et par nos propres terrains, et non des idées reçues qui circulent sur eux. La jeunesse n’existe qu’au pluriel. Les pratiques culturelles des jeunes n’ont jamais été aussi intenses ; elles ont changé de lieux et de formes, et le numérique mérite qu’on le regarde de près avant de le juger. Ce socle sociologique se croise avec la psychologie, qui éclaire ce qu’un cadre sécurisant rend possible dans un groupe, avec la pédagogie, où l’on apprend des expériences vécues bien plus que des informations, et avec les droits culturels, qui rappellent que respecter la culture d’une personne est la condition pour qu’elle contribue. Beaucoup de jeunes, quand on leur demande leurs goûts, répondent « j’aime ça, mais c’est nul » : c’est précisément là que le travail commence.

Comme dans tous nos accompagnements, les professionnel·les vivent les dispositifs qu’ils et elles pourront ensuite conduire : des questions auxquelles on répond en se levant ou en restant assis·e, des échanges en binômes, des contributions écrites partagées en ligne grâce à nos outils souverains. Les dispositifs vécus sont nommés et expliqués en fin de séance, parce qu’ils sont réutilisables tels quels, avec des jeunes, avec un public, avec une équipe. Et ce qui a été produit reste : bibliographie collective, mur de contributions, synthèse éditorialisée, accessibles après la journée pour les présent·es comme pour les absent·es.

Benoît Labourdette travaille avec la jeunesse depuis trente ans, en ateliers de création, en mission locale, en hôpital de jour, dans le champ de la protection de l’enfance, et forme les professionnel·les qui l’accompagnent. Cette pratique croise la création artistique, la pédagogie, la psychologie, les droits culturels et le numérique, et c’est ce croisement qui permet de donner aux encadrant·es des repères et des méthodes dont ils et elles peuvent se servir dès le lendemain, et par elles et eux, une place réelle aux jeunes.

Parmi les actions réalisées : la matinée de rentrée sur les pratiques culturelles des 15-25 ans, animée pour les 220 agent·es de la direction de la culture de Laval [id à confirmer ?lang=fr] ; la formation-action qui a relié le service culture et le service jeunesse de Fontenay-sous-Bois ; sept années d’accompagnement de la direction de l’action culturelle des Lilas, où les équipes ont appris en passant par l’expérience ; la journée interprofessionnelle sur les postures des professionnel·les de la culture face aux adolescent·es, à Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux ; la formation nationale « Culture, jeunesse et numérique » de l’Observatoire des politiques culturelles et son laboratoire de nouvelles modalités de projets ; la formation des exploitant·es de cinéma du Lot-et-Garonne à l’accueil des jeunes.

Pour aller plus loin : la rubrique de ressources Culture, jeunesse et numérique, le domaine La jeunesse, et les fiches voisines Intervenir dans le champ du soin et de la protection de l’enfance, Développer l’éducation aux images et Former les professionnel·les.

 Quelques exemples