L’IA générative, l’éducation et la culture : des recommandations élaborées entre trois pays

Retour sur le colloque « Entre création et simulation », organisé dans le cadre du Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne) par la Fondation Genshagen et l’Initiative Urheberrecht, du 7 au 9 juillet 2026.

9 juillet 2026 Benoît Labourdette  11 min

Du 7 au 9 juillet 2026, vingt-deux expert·es de France, d’Allemagne et de Pologne ont élaboré ensemble des recommandations de politique éducative face à l’IA générative. J’y ai participé. Je raconte ici pourquoi cette rencontre a eu lieu, comment nous avons travaillé et sur quoi portent les recommandations.

À Genshagen, un institut fondé en 1993 pour faire dialoguer trois pays

Le château de Genshagen se trouve dans le Brandebourg, à une vingtaine de kilomètres au sud de Berlin, au milieu d’un parc dessiné à l’anglaise. En 1993, Brigitte Sauzay, qui fut l’interprète de trois présidents de la République française avant de devenir conseillère du chancelier Gerhard Schröder pour les relations franco-allemandes, et l’historien Rudolf von Thadden y ont fondé l’Institut de Berlin-Brandebourg pour la coopération franco-allemande en Europe. Ils ont eu l’intuition, quatre ans après la chute du mur, qu’il fallait porter le dialogue franco-allemand jusque dans les Länder de l’ancienne Allemagne de l’Est, et y associer la Pologne dès l’origine, dans l’esprit du Triangle de Weimar que les ministres des affaires étrangères des trois pays venaient de créer en 1991. L’institut est devenu en 2005 la Fondation Genshagen, fondation de droit public financée par le gouvernement fédéral allemand et le Land de Brandebourg. Elle a depuis deux missions, le dialogue artistique et culturel en Europe et le dialogue politique européen, et organise dans ce château des rencontres où se croisent artistes, chercheur·es, juristes, responsables d’institutions et de politiques publiques.

L’intelligence artificielle s’est imposée dans ce programme comme un sujet de société à part entière, qui relève des deux missions de la fondation à la fois. En juin 2025, la fondation y a réuni vingt expert·es des trois pays pour un premier forum sur les politiques culturelles, autour de la culture, de la démocratie, des droits civils et de la protection du droit d’auteur à l’ère de l’IA. Ce forum a débouché sur les « Propositions de Genshagen », dix-neuf recommandations adressées aux décideur·ses politiques européen·nes, parmi lesquelles figurait déjà l’appel à développer une littératie de l’IA fondée sur la compréhension de l’interdépendance entre technologie et société (je joins ce document à cet article). Le colloque de juillet 2026, « Entre création et simulation », fait suite à ce forum, cette fois sur l’éducation, les pratiques culturelles et la formation des jeunes artistes. Le lieu, au passage, fait partie de la méthode. On y dort, on y prend les repas ensemble, on se promène dans le parc entre deux séances, et les conversations qui s’y nouent en marge comptent autant que les séances plénières.

Deux scénarios pour 2036 en guise d’ouverture

Dans le document d’invitation, les organisateur·rices posaient le problème sans détour : la diffusion de l’IA générative entraîne une transformation culturelle profonde, comparable à l’invention de l’imprimerie, avec un risque de déqualification, c’est-à-dire de perte de compétences individuelles, de pratiques culturelles élémentaires et de savoir collectif, alors qu’il n’y a pas vraiment de débat de société sur ce que devraient devenir les programmes scolaires et la formation des jeunes artistes. Ils et elles affichaient l’ambition d’élaborer des lignes directrices trinationales de politique éducative, et de contribuer à une alliance européenne pour une éducation éthique, créative et centrée sur l’humain.

Susanne Keuchel, directrice de la fondation chargée de l’éducation artistique et culturelle, a ouvert la rencontre par une fiction prospective en deux scénarios pour 2036. Dans le premier, une étudiante apprend seule chez elle, les écoles ayant disparu faute de moyens, et une IA commerciale pilote son cursus comme ses loisirs. Dans le second, on apprend en présence, dans des centres équipés d’outils conçus selon des normes éthiques européennes, au service d’objectifs pédagogiques que des êtres humains et des institutions publiques continuent de fixer. Son argument portait moins sur la technologie que sur la décision : dans le premier scénario, personne n’a rien à décider, il suffit d’attendre, comme nous l’avons fait avec les réseaux sociaux, en ne légiférant qu’une fois le mal fait ; dans le second, il y a des choix à faire, et à faire maintenant. Cette asymétrie, entre l’inaction, qui laisse d’autres décider à notre place, et des choix qui ont un prix, a servi de toile de fond à tout ce qui a suivi.

Vingt-deux personnes qui ne savent pas les mêmes choses

La composition du groupe était le premier outil de travail. Autour de la table se trouvaient des compositeurs, des juristes de la gestion collective des droits (ZAiKS en Pologne, VG Bild-Kunst et GEMA en Allemagne, le CEPIC pour les agences photographiques), une professeure d’informatique et d’intelligence artificielle, un chercheur du CNRS travaillant à l’IRCAM, des enseignant·es d’écoles d’art et de design de Berlin, Genève et Varsovie, un professeur de traductologie, des journalistes et autrices, un représentant du ministère français de l’Éducation nationale, des responsables de réseaux d’expertise sur l’IA dans la culture, et les équipes de la fondation, dont deux stagiaires que nous avons tenu à faire participer pleinement, parce qu’elles avaient des choses à nous apprendre. La liste complète des participant·es figure en annexe de cet article.

Quand une formulation touchait au droit d’auteur, les juristes repéraient immédiatement qu’un mot comme « transformatif » a un sens précis en propriété intellectuelle et prêterait à confusion. Quand figurait, parmi les projets de recommandation, l’idée que les universités développent leurs propres modèles, les praticien·nes rappelaient ce que coûte réellement l’entraînement d’un modèle et ce qu’une école d’art peut faire ou non, et nous ramenions la recommandation à ce qui est réalisable, essayer des manières de travailler avec des modèles ouverts. Quand certain·es s’enthousiasmaient pour la créativité des machines, les représentantes des auteur·rices ramenaient la discussion aux baisses de revenus, de plus de cinquante pour cent chez les traducteur·rices, photographes et illustrateur·rices. Chacun·e connaissait une part de la réalité que les autres ne voyaient pas.

Des deux tableaux de post-it aux huit ateliers

Après deux tables rondes de cadrage, l’une sur la formation artistique, l’autre sur l’éducation générale, nous avons passé une matinée entière à trier ensemble, pour en tirer des sujets d’ateliers, tout ce que les discussions avaient produit, noté sur des post-it sur deux grands tableaux. Huit thèmes en sont sortis, que nous avons traités en deux séries de quatre ateliers, chaque atelier réunissant des participant·es des trois pays : les relations humaines, les valeurs, l’éthique et les droits humains ; les cadres éducatifs et les règles pour les institutions ; la relation humain-machine et la littératie de l’IA ; les compétences, les savoirs et le désapprentissage ; l’esprit créatif comme ressource pour la société ; la souveraineté ; les effets de l’IA sur la culture, la société et l’économie ; le langage et les récits.

J’ai participé au groupe sur les relations humaines, les valeurs et les droits humains, puis à celui sur le langage et les récits. Dans les deux cas, le travail se faisait au marqueur sur des feuilles de paperboard écrites à plusieurs mains, et tous les membres du groupe se partageaient la restitution en plénière. Aucun·e d’entre nous ne travaillait dans sa langue maternelle, l’anglais servant de langue commune, ce qui obligeait chacun·e à parler simplement et donnait aux traducteur·rices et linguistes présent·es un rôle discret d’arbitres du sens.

Un texte négocié phrase par phrase

Nous avons consacré la dernière matinée, le jeudi, à la synthèse. L’équipe de rédaction nous a remis une première version du futur texte, avec un préambule contenant nos positions communes et les compétences à cultiver, puis une liste de recommandations extraites des huit ateliers, et nous a demandé de nous concentrer sur des recommandations concrètes, car la matière ne manquait pas mais beaucoup d’idées restaient à l’état de notes, pas encore formulées de manière à ce qu’un·e responsable politique puisse s’en saisir. Nous sommes d’abord retourné·es devant les panneaux de paperboard, répartis dans les salles du château, pour vérifier que rien d’essentiel ne s’était perdu en route, chaque panneau étant relu par au moins une personne qui avait participé à l’atelier concerné. Puis, pendant un tour de table de près de trois heures, nous avons discuté, amendé et pesé chaque phrase.

Les discussions portaient souvent sur un seul mot, et derrière chaque mot il y avait une manière de voir. Nous avons remplacé « professeurs » par « éducateurs » et « élèves » par « étudiants » pour englober l’école et l’enseignement supérieur. Une juriste a plaidé pour l’expression « droits d’auteur » plutôt que « copyright », parce que le copyright protège aussi des entreprises alors que le droit d’auteur est attaché à la personne et relève des droits humains. Quand j’ai proposé d’ancrer le respect de la dignité humaine « dans le droit positif plutôt que dans des déclarations d’intention », un·e juriste m’a fait observer que « droit positif » est un terme technique dont la traduction anglaise ne dirait pas ce que je voulais dire, et nous avons écrit « dans la législation ».

Sur certains points, nous étions divisé·es. Un participant proposait de traiter l’indépendance européenne en matière d’IA comme une question de souveraineté, de défense et de sécurité, au motif que l’influence culturelle est devenue une arme dans une guerre hybride ; d’autres refusaient que notre groupe plaide pour que davantage d’argent aille à la défense, quand c’est la souveraineté artistique et culturelle qu’il s’agit de défendre. Nous avons fini par nous mettre tou·tes d’accord sur une formulation, la souveraineté au service de la diversité culturelle, des valeurs démocratiques et de la sécurité en Europe. De même, celles et ceux qui connaissent les programmes de financement européens ont écarté une proposition de créer une nouvelle institution européenne de recherche, parce que ces structures existent déjà et qu’y affecter plus d’argent se ferait au détriment des arts et des sciences humaines ; nous avons donc reformulé la recommandation, pour demander que les écoles d’art, aujourd’hui absentes des infrastructures de calcul européennes, y aient accès et soient associées à leur développement.

Nous avons ajouté d’autres points au fil du tour de table : la transparence de tout usage d’IA dans les manuels et supports pédagogiques, avec la responsabilité des éditeurs ; la vérification des contenus scolaires par des expert·es humain·es ; l’obligation de rendre public qui finance les expertises apparemment indépendantes, une juriste ayant raconté le cas d’un expert présenté dans les institutions européennes comme indépendant et financé par de grandes plateformes ; une formation obligatoire des enseignant·es à la littératie de l’IA, que l’on comparait à un permis de conduire et que nous avons confrontée au droit de chacun·e de ne pas utiliser ces outils dans sa classe, l’accord s’étant fait sur ceci : la formation permet de choisir en connaissance de cause, sans imposer l’usage ; et l’idée, reprise d’Axel Jean du ministère français de l’Éducation nationale, que pour la première fois enseignant·es et étudiant·es apprennent une technologie en même temps, ce qui appelle un apprentissage mutuel plutôt qu’une transmission verticale.

J’ai porté pour ma part trois propositions pour le préambule, issues de notre atelier sur les droits humains :

  • la formule « la personne humaine est un but, pas une ressource », proposée dans notre groupe par Dorota Danielewicz et qui remonte à Kant, avec l’exigence d’ancrer le respect de la dignité humaine dans la législation plutôt que dans des déclarations d’intention ;
  • l’idée que, pour résister à la manipulation, l’éducation intellectuelle ne suffit pas, et qu’il y faut aussi la connaissance de ses propres émotions, la confiance en soi et la santé mentale ;
  • l’affirmation que la technologie n’est pas neutre, que l’IA est à la fois une technique et un fait de société, et qu’on ne peut pas l’apprendre sans apprendre en même temps ce qu’elle fait à la société.

Et trois propositions du côté des recommandations :

  • la pédagogie du jeu comme méthode critique ;
  • des enquêtes régulières sur ce que font réellement les étudiant·es et les enseignant·es avec l’IA, pour que les institutions soient informées plus vite de ce qui change ;
  • le soutien aux groupes où enseignant·es et éducateur·rices apprennent les un·es des autres.

Les sept terrains des recommandations

Le détail des recommandations sera dans le document officiel, à paraître. Je peux en revanche dire sur quoi elles portent. Elles se répartissent en sept terrains, qui se sont imposés d’eux-mêmes au fil des ateliers :

  • les droits des auteur·rices, avec la transparence des données d’entraînement des modèles, le droit à la rémunération et les droits moraux, traités comme des droits humains et non comme une question sectorielle ;
  • la souveraineté européenne des outils et des infrastructures, depuis les logiciels utilisés dans les écoles jusqu’à l’accès des établissements aux ressources de calcul ;
  • la gouvernance du secteur éducatif, avec des normes, des conseils consultatifs qui relient l’école à ce qui change autour d’elle et la transparence des partenariats public-privé ;
  • la formation des enseignant·es ;
  • une littératie critique de l’IA tout au long des études, qui enseigne aussi les dégâts réels de ces systèmes et le droit d’auteur ;
  • la pédagogie et l’évaluation, avec l’attention portée à la démarche plutôt qu’au résultat, la note toujours décidée par un être humain, des espaces sans IA et des laboratoires d’expérimentation ;
  • et, présentes dans tous les autres, la relation humaine et la confiance, parce que l’éducation se passe d’abord entre des êtres humains, dans des institutions qui doivent rester des lieux où l’on apprend ensemble, et où l’on apprend la démocratie.

Je retrouve dans cette liste, presque point par point, les sujets qui reviennent depuis trois ans dans mon propre travail d’accompagnement des politiques culturelles face à l’IA. Que nous soyons arrivé·es aux mêmes sujets chacun·e par son propre chemin me semble un signe sérieux que ce sont les bons.

Un texte commun, sans consensus mou

Je rapporte de Genshagen davantage que le contenu des recommandations. Des désaccords réels ont subsisté jusqu’au bout, entre une professeure d’informatique qui se dit dissidente de l’IA et des praticien·nes qui l’utilisent chaque jour, et nous avons pourtant produit un texte commun, sans consensus mou, par un travail de précision, chacun·e acceptant que sa position soit écrite dans des termes que les autres pouvaient signer. La méthode elle-même, trinationale, horizontale, négociée phrase par phrase, avec des stagiaires participant au même titre que les directrices d’institutions, était déjà une manière d’appliquer nos propres recommandations sur l’éducation. L’équipe de rédaction va maintenant mettre en forme les résultats, les envoyer aux participant·es, puis les présenter et les soumettre au débat public, à Berlin et ailleurs. Je continuerai pour ma part à faire connaître ce travail dans les lieux où j’interviens en France, car des recommandations n’existent que si des personnes les font circuler, les traduisent et les défendent, chacune depuis sa place.

Annexe : les participant·es

  • Marie Arndt (Allemagne) : linguiste, formée à la traductologie et à la linguistique appliquée, elle travaille pour VG Bild-Kunst, société de gestion collective des droits des artistes visuels.
  • Philipp Bojahr (Allemagne) : docteur en études des médias, directeur du réseau de compétences K3 KI.Kunst.Kultur, pôle dédié à l’intelligence artificielle dans les arts et la culture en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
  • Aleksandra Burba (Pologne) : avocate spécialisée en droit d’auteur, docteure en études littéraires, juriste de la société d’auteurs ZAiKS et arbitre de la Commission polonaise du droit d’auteur.
  • Oliver Czulo (Allemagne) : professeur de traductologie à Leipzig, co-directeur de la maison d’édition scientifique en accès ouvert Language Science Press.
  • Dorota Danielewicz (Allemagne/Pologne) : journaliste bilingue, autrice, traductrice et médiatrice culturelle installée à Berlin depuis 1981, curatrice du festival Ostpol de Berlin en 2026.
  • Maria Drabczyk (Pologne) : sociologue et chercheuse, présidente du conseil de Centrum Cyfrowe, experte du patrimoine culturel numérique, de la science ouverte et du droit d’auteur.
  • Christoph Engel-Bunsas (France/Allemagne/Suisse) : baryton d’opéra et avocat en propriété intellectuelle inscrit aux barreaux de trois pays, doctorant sur la régulation des technologies de synthèse vocale dans le doublage.
  • Sylvie Fodor : directrice exécutive du CEPIC, organisation internationale des agences photographiques et de presse basée à Bruxelles, experte des affaires européennes et, depuis 2022, de l’IA éthique.
  • Klaus Gasteier (Allemagne) : professeur de nouveaux médias à la faculté de design de l’Université des arts de Berlin (UdK), coordinateur pour l’IA générative dans l’enseignement et la recherche.
  • Jean-Louis Giavitto (France) : directeur de recherche au CNRS, en poste à l’IRCAM, co-éditeur du livre « L’Art au temps de l’IA ».
  • Saskia Herklotz (Allemagne) : cheffe de projets à la Fondation Genshagen, historienne du temps présent spécialiste de l’Europe centrale et orientale, traductrice.
  • Axel Jean (France) : chef du bureau du soutien à l’innovation numérique et à la recherche appliquée à la Direction du numérique pour l’éducation, ministère de l’Éducation nationale.
  • Susanne Keuchel (Allemagne) : directrice de la Fondation Genshagen en charge de l’éducation artistique et culturelle en Europe, présidente du réseau européen des observatoires de l’éducation artistique et culturelle (ENO).
  • Antoni Komasa-Łazarkiewicz (Pologne) : compositeur de musique de film, auteur des musiques de plus de cent films, séries et productions théâtrales.
  • Benoît Labourdette (France) : artiste multidisciplinaire, cinéaste, pédagogue et chercheur, l’auteur de ces lignes.
  • Dagmar Monett Díaz (Allemagne) : professeure d’informatique et d’intelligence artificielle à la Berlin School of Economics and Law (HWR Berlin).
  • Marcin Nowicki (Pologne) : artiste, chercheur et designer, cofondateur du studio NOVIKI et de l’initiative éducative Future Fragments.
  • Sabine Richly (Allemagne) : avocate et consultante, experte des politiques de l’IA et de la transformation numérique, ancienne conseillère juridique de VG WORT.
  • David Sypniewski (Pologne) : responsable du département d’intelligence artificielle de la faculté de design de l’université SWPS à Varsovie, fondateur de l’AI Open Lab.
  • Katharina Uppenbrink (Allemagne) : directrice générale de l’Initiative Urheberrecht, qui fédère plus de quarante organisations représentant environ 140 000 auteur·rices et artistes interprètes.

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Citer ce texte Benoît Labourdette, « L’IA générative, l’éducation et la culture : des recommandations élaborées entre trois pays », Benoît Labourdette production, 9 juillet 2026.
https://www.benoitlabourdette.com/les-recits/integrer-l-intelligence-artificielle/l-ia-generative-l-education-et-la-culture-des-recommandations-elaborees-entre?lang=fr

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