Pourquoi le pouvoir d’agir est si souvent vécu comme une transgression

Deux ateliers de création photographique au Rize de Villeurbanne, avec les groupes locaux droits culturels de la démarche Paideia (Réseau culture 21).

1er juillet 2026 Benoît Labourdette  11 min

J’ai animé ces deux ateliers le 1er juillet 2026, dans le module « Développer le pouvoir d’agir » de la formation des organisateur·rices de groupes locaux droits culturels. Invitées à représenter en photographie le pouvoir d’agir, les équipes ont beaucoup photographié des interdictions et leur franchissement. J’en tire l’enseignement que je développe ici : ce qui bloque le pouvoir d’agir n’est pas d’abord un manque de capacité, c’est un sentiment d’illégitimité, et le premier travail des droits culturels consiste à construire des cadres qui autorisent.

Un module pour éprouver le pouvoir d’agir, au début d’un cycle d’un an et demi

Réseau culture 21, animé par Christelle Blouët et Anne Aubry, conduit depuis 2012 la démarche Paideia (« éducation » en grec ancien), en partenariat avec l’Observatoire de la diversité et des droits culturels de Fribourg. Dans cette recherche-action, les participant·es analysent collectivement comment les droits fondamentaux, et en particulier les droits culturels, sont pris en compte dans l’ensemble des politiques publiques, qu’elles soient culturelles, sociales, éducatives, environnementales ou de santé, et travaillent à leur mise en pratique. Elle prend notamment la forme d’une formation-action destinée aux « organisateurs de groupes locaux droits culturels », six modules de trois jours répartis sur un an et demi, à l’issue desquels les participant·es animeront elles et eux-mêmes, sur leurs territoires, des dynamiques autour des droits culturels. Quatorze groupes ont déjà été accompagnés, qui ont organisé plus de cent journées et sensibilisé plus de sept mille personnes. Sept territoires participent à la troisième saison (2026-2027) : Bordeaux, Villeurbanne, la Métropole de Marseille, la Métropole de Rouen, Grigny, Grand Paris Sud et Pontarlier.

Le deuxième module de cette saison, « Développer le pouvoir d’agir », s’est tenu du 1er au 3 juillet 2026 au Rize de Villeurbanne. Son point de départ est le constat sur lequel se fonde la démarche Paideia : le pouvoir d’agir dépend en grande partie de la capacité des personnes à revendiquer et à exercer leurs droits fondamentaux, alors que l’approche des politiques publiques reste le plus souvent fondée sur les besoins à satisfaire et sur la prescription. Et il ne suffit pas d’énoncer cette intention de rendre les personnes capables d’agir, elle demande des méthodes actives. Le mercredi après-midi, quatre praticien·nes venu·es de champs différents ont donc animé chacun·e un atelier, à partir de leur propre terrain : Hélène Balazard pour la recherche sur le community organizing, Jean-Pierre Chrétien-Goni pour la création partagée en milieux de vulnérabilité, Christophe Jibard pour le travail social communautaire, et moi pour la médiation numérique. Chaque participant·e choisissait deux ateliers parmi les quatre ; j’ai donc animé deux fois le même atelier, avec une dizaine de personnes d’abord, une vingtaine ensuite, pour la plupart professionnelles de collectivités, d’institutions culturelles ou d’associations.

Ces cinquante personnes en sont à leur deuxième rendez-vous, elles commencent tout juste à se connaître, et elles s’engagent ensemble dans un parcours d’un an et demi. Le pouvoir d’agir dont il est question dans le programme se joue aussi là, dans la force du lien et dans la confiance qui s’établit entre elles, et un atelier de création partagée, si tôt dans le parcours, nourrit ce lien par une expérience vécue en commun.

Quinze minutes pour créer, beaucoup plus pour regarder

Plutôt que d’expliquer ma pratique, j’ai proposé d’en vivre une, en accéléré, parce que le pouvoir d’agir, à mon sens, ne se transmet pas comme un concept, il s’éprouve. Cela commence avant même l’arrivée des participant·es. J’étais venu en avance et j’ai passé trois quarts d’heure à installer la salle, à essayer des dispositions, à déplacer les chaises, parce que le soin apporté à l’accueil fait partie de la méthode ; en entrant dans un espace préparé, les personnes sentent qu’elles étaient attendues. Cela pourrait sembler superflu, et la plupart des intervenant·es utilisent les salles comme elles leur sont données, ce qui est cohérent s’il ne s’agit que de transmettre des informations. Mais si l’enjeu est de vivre une expérience, le lieu est agissant, et il faut donc le préparer avec soin.

Le protocole est celui d’un atelier de création photographique que j’utilise depuis des années et que j’ai déjà décrit dans l’article Atelier photographique participatif inversé. Par équipes de deux ou trois, les participant·es avaient quinze minutes pour créer une photographie sur le thème « développer le pouvoir d’agir », avec une seule contrainte formelle, la présence d’au moins une main dans l’image. Chaque équipe a mis sa photo en ligne de façon autonome, via un QR code, et l’a signée des prénoms de ses auteur·rices. Nous avons ensuite regardé les images en grand, une par une, avec une règle inhabituelle, l’interdiction pour les auteur·rices de commenter leur propre photo, pendant que les autres leur renvoyaient ce qu’ils et elles y voyaient, ce qu’elle leur évoquait, ce qu’elle leur faisait. Je leur ai dit : « C’est très frustrant, je sais, je le reconnais, mais c’est le jeu. »

J’inverse ainsi les proportions habituelles des projets de pratique artistique, où l’on consacre presque tout le temps à la fabrication et où la restitution arrive à la fin, en supplément. Ici la fabrication a été courte et autonome, et l’essentiel du temps a été donné aux regards partagés, vécus comme une véritable pratique, qui ont fait vivre de vraies émotions aux participant·es. Car le temps essentiel de cet atelier, ce ne sont pas les explications de méthode que j’ai données ensuite, c’est ce que les participant·es ont vécu ensemble, la création des photos, puis ce dont ils et elles se sont enrichi·es mutuellement en apportant leur regard sur les images des autres.

Des portes entrouvertes, des accès interdits, des instruments sous clé

Ce moment du regard a été intense, et cela m’a réjoui. On a beaucoup ri, on s’est étonné, on a joué à interpréter. Devant deux mains ouvertes sur une perspective de chemins et d’arbres, quelqu’un a lancé « l’amour est un chemin ouvert », et toute la salle a repris la formule. Devant des adultes photographiés en pleine partie d’un jeu de société coopératif, on s’est demandé s’il s’agissait « d’enfants dans des corps d’adultes ». Devant des cailloux soigneusement alignés sur une table de pique-nique, et deux mains qui se serrent au-dessus, on a hésité entre un rituel d’alliance et « la résolution d’un conflit de cailloux ». Et devant des instruments de musique tenus par leurs supports antivol, que le groupe lisait comme des instruments « sous emprise », inaccessibles, une participante a fini par révéler, au milieu des rires, qu’elle concevait elle-même les supports de communication de cette médiathèque, où ces instruments s’empruntent gratuitement.

Au-delà de cette joie, j’ai été frappé par la cohérence des photographies, d’un groupe à l’autre. Une porte entrouverte sur un accès réservé, qui laisse deviner l’autre côté sans le montrer. Une autre porte, marquée « accès interdit », ouverte cette fois par une multitude de mains, où le groupe a lu que le collectif légitime la transgression, qu’ensemble on a le droit d’aller là où c’est interdit. Trois mains posées sur une jaquette de DVD intitulée « Ni Dieu ni maître », devenues sous les regards un serment, presque un rituel. Un banc public couvert d’inscriptions revendiquant un « propriétaire du banc », et la question de savoir si l’on peut s’y asseoir.

Les équipes ne s’étaient pas concertées, et pourtant, invitées à représenter le pouvoir d’agir, elles ont beaucoup photographié des interdictions et leur franchissement. Spontanément, nous imaginons le pouvoir d’agir comme une infraction, comme le fait de prendre ce qui ne nous est pas donné, et les participant·es l’ont confirmé dans les discussions qui ont suivi. Une participante du premier groupe a d’ailleurs mis le doigt sur la limite de cette représentation, en remarquant que si le pouvoir d’agir ne s’acquiert que par la transgression, le message devient enfermant. Si agir est vécu comme transgresser, c’est que nous ne nous sentons pas autorisé·es, et développer le pouvoir d’agir consiste alors moins à donner des capacités qu’à déplacer la frontière de ce qui se vit comme une transgression.

« Faire l’effort de recevoir »

Ce sentiment d’illégitimité, les participant·es l’ont éprouvé dans l’exercice lui-même, et c’est ce qui fait la valeur pédagogique du protocole. Faire une photographie de création quand on n’est pas artiste ne va pas de soi. On peut se dire que ce qu’on produit relève du « socioculturel », du pas sérieux, que la vraie création est ailleurs, chez les professionnel·les, et par ce raisonnement on se prive soi-même de son pouvoir d’agir. Plusieurs m’ont parlé de leur gêne au moment où leur photo s’affichait en grand, cette impression que la sienne est la plus faible de toutes, la peur de ce que les autres vont en dire. Et quand les autres regardent l’image et y voient des choses qu’on n’y a pas mises, on peut avoir envie de protester, « on n’a pas mis tout ça dans notre photo ! ». Dans une assemblée, ce qui empêche les gens de passer à la créativité, ce n’est pas un manque de capacité, c’est la peur du jugement, comme je l’écrivais dans S’autoriser à créer. Et cette peur a des raisons profondes, car penser par soi-même, créer à sa manière, c’est s’exposer à ne pas faire comme les autres, donc risquer l’exclusion du groupe, ce qui, pour une espèce grégaire comme la nôtre, compte parmi les plus grands dangers.

Je n’ai vraiment compris que ce jour-là ce que le silence imposé aux auteur·rices produit sur ce sentiment, alors que j’ai conçu cet atelier il y a bientôt quatre ans et que je l’ai très souvent pratiqué. Être privé·e du droit d’expliquer oblige à faire l’effort de recevoir, et recevoir ce que l’autre nous apporte est peut-être la chose la plus difficile qui soit, bien plus difficile que de donner. On voudrait répondre, justifier, remettre son intention au centre. Au lieu de cela, on découvre dans sa propre image des richesses qu’on n’y avait pas mises et que les autres y ont pourtant vues. Une participante, qui instruit des dossiers de projets culturels dans le cadre d’une Cité éducative, en a tiré une leçon pour son propre métier, en disant combien il était drôle d’entendre ce que le groupe avait vu, « parce que nous, nous ne nous étions pas posé autant de questions », et combien cet écart entre ce que l’artiste veut transmettre et ce que les personnes reçoivent réellement mériterait d’être pris en compte quand on construit une programmation.

En renvoyant ainsi à chacun·e ce qu’elle a vu, la communauté légitime son travail, et à travers lui un peu de son identité. Les autres, par leur regard, m’instituent et m’enseignent, et je fais de même pour eux ; c’est parce qu’il y a communauté qu’on peut se construire dans son identité propre, car elle est reconnue, et même nommée, par la communauté qui commente. Aucun jugement esthétique n’est porté, et il ne peut pas l’être, puisqu’une création est, au sens étymologique, quelque chose de nouveau, pour laquelle il n’existe pas encore de critères ; les 23,4 millions de personnes qui, selon l’enquête du DEPS sur les pratiques culturelles, ont une pratique artistique en amateur en France ne sont pas moins légitimes que les professionnel·les. Les prénoms notés en début de séance, les photos signées, la trace conservée en ligne et archivée participent du même mouvement : chaque personne s’ancre dans la valeur de ce qu’elle fait, et c’est ainsi que se constitue concrètement le patrimoine/matrimoine, d’autant plus que ces créations resteront en ligne, sur mes propres serveurs, qui ne dépendent pas des GAFAM. C’est le premier point d’appui des droits culturels, la valeur que chaque personne peut donner à sa propre culture, et l’on voit qu’il ne s’agit pas d’une déclaration de principe, il s’agit d’une expérience qu’un dispositif peut produire ou empêcher.

Un cadre très contraint, qui produit de la liberté

Reste à comprendre pourquoi un cadre aussi contraint, une consigne, un thème imposé, quinze minutes, une main obligatoire, le silence des auteur·rices, produit de la liberté plutôt que de l’obéissance. La réponse tient dans ce que la psychanalyse appelle le tiers, dont j’ai détaillé l’usage dans l’article Le tiers symbolique, un outil pour relier. Une relation à deux, celle où je donne une consigne et où l’autre exécute, est une relation qu’on appelle « duelle », une relation de pouvoir, quelles que soient les bonnes intentions. L’objet qu’on place entre les personnes, ici le QR code et la consigne photographique, permet de sortir de cette relation duelle, puisque chacun·e fait sa photo comme il ou elle l’entend et que la seule chose qui m’importe est qu’il y ait une photo par équipe, consigne respectée ou non. Le cadre, dans cette conception, n’est pas fait d’interdictions, il est ce qui autorise, ce qui permet aux personnes de se sentir en droit de faire, et elles l’éprouvent concrètement : elles ont réellement été libres de faire leur photo, puis de dire ce qu’elles voulaient sur les photos des autres. On a donc construit du pouvoir d’agir, et c’est l’encadrement qui l’a rendu possible. J’espère que cette méthode donnera des idées et que sa logique pourra être reprise ailleurs. Et j’apporte toujours du matériel en plus de ce que j’ai prévu, pour ne pas être prisonnier d’un seul protocole si le groupe prend une autre direction.

Cette conception s’adosse à une tradition philosophique dont les droits culturels héritent. John Dewey écrit dans L’art comme expérience (1934) que l’art n’est pas un objet, qu’il est l’expérience vécue par des êtres humains ; j’ai consacré un article à ce lien, John Dewey : un inspirateur des droits culturels ?. Si l’on suit Dewey, l’exigence artistique ne tient pas à la qualité du produit final, elle tient à la qualité du lien, et plus exactement au degré de pouvoir d’agir qu’on laisse aux personnes ; mon expérience me confirme que lorsque ce lien est soigné, les productions artistiques sont d’une tout autre qualité. Jacques Rancière dit quelque chose de proche dans Le maître ignorant (1987), où expliquer quelque chose à quelqu’un revient déjà, par le dispositif même, à le supposer incapable de le trouver seul. Il en découle une conséquence très concrète pour les projets de création partagée, qui sont si souvent jugés, au moment des restitutions devant les financeur·ses et les tutelles, sur des critères esthétiques professionnels, ce qui pousse les artistes, pour ne pas perdre leur légitimité, à intervenir par-dessus les créations des personnes encadrées. Cela conduit les projets à l’opposé de ce qu’on souhaitait. Restituer le processus plutôt que le résultat, en le documentant tout au long du projet par des photos, des journaux de bord, des récits, et en confiant la restitution aux participant·es elles et eux-mêmes, permet de sortir de ce piège. Les droits culturels étant inscrits dans la loi depuis 2015 et 2016 (lois NOTRe et LCAP), cette approche dispose désormais de textes qui la légitiment face à l’obligation de résultat qu’on impose à ces projets.

Les professionnel·les aussi ont besoin de se sentir autorisé·es

Le mécanisme que je décris ne concerne pas que les publics, il touche aussi les professionnel·les. Dans l’atelier qui précédait le mien, Jean-Pierre Chrétien-Goni racontait ses interventions en prison, son choix de ne pas montrer de pièce de théâtre avant de créer avec les personnes détenues, parce qu’un modèle donné d’avance impose et inhibe, et ces restitutions où un·e élu·e absent·e de tout le projet arrive au dernier moment, prononce un discours de quatre minutes et repart, ce que les participant·es vivent comme une agression. Des participant·es de mon second atelier ont fait d’elles et eux-mêmes le lien entre son témoignage et le mien. Nous décrivons, chacun à partir de son terrain, lui le théâtre en milieu carcéral, moi la médiation numérique, les mêmes symptômes institutionnels, la prescription qui inhibe et la restitution qui dépossède.

Chez la grande majorité des participant·es, j’ai perçu de la découverte et de la joie, celle de s’autoriser quelque chose qu’on ne s’accordait pas. Quelques personnes ont aussi exprimé des résistances, et ces résistances sont précieuses, parce qu’on y retrouve la logique que les photographies avaient déjà montrée. Les personnes qui suivent cette formation travaillent avec générosité et conviction dans les institutions dont nous décrivons les symptômes, et une parole qui met en cause les cadres habituels de la démocratisation culturelle peut être entendue comme une mise en cause des personnes. Les objections qui m’ont été faites étaient d’ailleurs souvent justes, sur la distinction entre compétence et hiérarchie, qui est d’abord une affaire de posture, sur les groupes qui réclament un cadre quand on les livre à un « faites ce que vous voulez », sur la compétence relationnelle comme compétence à part entière. Changer de posture professionnelle, remettre en cause des habitudes que son institution attend de soi, c’est aussi une forme d’agir qui se vit d’abord comme une transgression, et les professionnel·les ont besoin, autant que les publics, de cadres qui les autorisent. Une formation comme celle-ci en est un, à condition que la controverse puisse s’y déployer sans que personne n’ait quelque chose à défendre, ni les témoins leur pratique, ni les participant·es leur institution.

Les droits culturels à l’œuvre dans l’atelier, en trois familles de pouvoirs

Pour finir, je propose de relire cet atelier comme une démonstration en miniature de la manière dont on peut se servir des droits culturels, non comme des principes à réciter, mais comme des outils pour construire un dispositif. On peut les regrouper en trois familles de pouvoirs (typologie d’Anne Aubry) :

  • Pouvoir exister. L’identité passe par les prénoms notés en début de séance et par la signature des photos, parce que l’identité est la chose la plus fragile qui soit et que le respect de la dignité des personnes est le socle des droits culturels. La diversité passe par la pluralité des lectures, puisque sur presque chaque image des lectures opposées ont coexisté, toutes légitimes, sans qu’aucune vérité ne l’emporte. Le patrimoine passe par la trace, car les photographies sont conservées, archivées, et appartiennent à celles et ceux qui les ont faites. La communauté est ce qui légitime le tout, puisque ce sont les autres, par leur regard, qui instituent la valeur de ce que chacun·e a fait.
  • Pouvoir savoir et faire savoir. L’éducation et l’information passent par le temps où l’on revient ensemble sur la méthode, par le fait de mettre des mots, ensemble, sur ce qu’on vient de vivre, et par la documentation du processus, qui permet ensuite de le raconter et de le transmettre.
  • Pouvoir s’organiser. La participation et la coopération sont inscrites dans le dispositif lui-même : des équipes autonomes, une mise en ligne faite par les personnes elles-mêmes, une restitution portée par le groupe entier ; et la confiance en est le fil conducteur.

C’est cette manière de faire que les participant·es emporteront sur leurs territoires, puisque le principe même de Paideia est qu’ils et elles organisent ensuite, localement, leurs propres dynamiques. À mon sens, la création artistique peut y avoir toute sa place, dans les coopérations locales, à condition de ne pas oublier ce que les participant·es ont éprouvé cet après-midi-là : que l’exigence artistique tient au degré de pouvoir d’agir qu’on laisse aux personnes. Les photographies créées pendant ces deux ateliers restent en ligne, ci-dessous, avec les enregistrements et les synthèses des échanges. Elles appartiennent à celles et ceux qui les ont faites.

https://www.benoitlabourdette.com/_docs/projets/2026/2026_groupes_locaux_villeurbanne/

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Pourquoi le pouvoir d'agir est si souvent vécu comme une transgression - 1 © Benoît Labourdette 2026.
Dans la rubrique Accompagner les politiques culturelles 30 publications

Citer ce texte Benoît Labourdette, « Pourquoi le pouvoir d’agir est si souvent vécu comme une transgression », Benoît Labourdette production, 1er juillet 2026.
https://www.benoitlabourdette.com/les-recits/accompagner-les-politiques-culturelles/pourquoi-le-pouvoir-d-agir-est-si-souvent-vecu-comme-une-transgression?lang=fr

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