Faire un film avec l’IA avant d’en parler

Le vendredi 16 octobre 2026, à la Bpi, j’ai animé le dernier après-midi du stage « Éducation du regard : images, médias, informations » d’Images en bibliothèques : deux heures et demie pour qu’une dizaine de bibliothécaires et de médiateur·rices réalisent un court film avec des intelligences artificielles, puis en discutent.

16 octobre 2026 Benoît Labourdette  11 min

En binômes, les stagiaires ont écrit un scénario de deux ou trois scènes, généré une image par scène avec une intelligence artificielle, puis animé ces images et enregistré les voix dans CapCut. Les films sont arrivés vite, trop vite au goût de plusieurs participant·es, qui ont dit avoir perdu la main sur ce qu’ils et elles fabriquaient. À mon sens, c’est cette expérience, vécue puis discutée ensemble, qui fait l’intérêt de l’atelier, bien plus que les films eux-mêmes.

Un pas de côté par la création

Le stage, organisé par Images en bibliothèques avec la Bpi, durait trois jours. Les participant·es y avaient travaillé avec la journaliste Louise Bartlett sur l’éducation aux médias et à l’information, avec Florian Lecron sur le rapport des images au réel, avec Céline Gilly sur les dispositifs d’éducation aux médias qu’on peut mettre en place en bibliothèque, et, le vendredi matin, avec David-Julien Rahmil, de L’ADN, sur l’histoire des vidéos du web, des mèmes jusqu’aux vidéos générées par intelligence artificielle qu’on appelle aujourd’hui le slop. En m’accueillant, Florian Lecron a rappelé qu’on avait évoqué l’intelligence artificielle tout au long des trois jours, sans encore la pratiquer.

L’atelier que j’ai proposé reprend celui que j’ai conçu avec l’équipe du Studio 13/16 du Centre Pompidou, pendant les vacances de février 2024 : quinze jours de participation libre, où des adolescent·es venaient faire un film avec des intelligences artificielles, certain·es une demi-heure, d’autres en revenant plusieurs fois (je l’ai raconté ici). Je l’ai ensuite adapté pour TUMO Paris, l’école de création numérique installée au Forum des images : des groupes de soixante-dix adolescent·es, dans une salle de cinéma, pendant deux heures et demie, qui écrivaient, fabriquaient, projetaient et discutaient leurs films (TUMO x IA : voyages créatifs au cœur de l’IA). J’intervenais déjà dans ce stage l’an dernier : une quinzaine de bibliothécaires avaient réalisé des futurs dystopiques, des clips poétiques et des documentaires sur la médiathèque, et nous avions eu le temps de projeter les films, mais pas d’en discuter (je l’ai raconté ici). Cette année, j’ai gardé la forme courte, pour que chacun·e puisse en reprendre des morceaux avec ses publics, et j’ai réservé du temps aux exercices qui préparent la fabrication et à la discussion qui la suit. C’est surtout d’eux que je parle ici.

J’ai expliqué pourquoi je passe par la création. En éducation aux médias, on parle beaucoup du vrai et du faux, et ces questions polarisent vite les groupes. Quand on fabrique une histoire, on travaille sur l’imaginaire, l’ambiance est plus détendue, et il me semble que l’esprit critique arrive quand même, peut-être mieux. J’ai aussi raconté le festival Pocket Films, que j’ai fondé en 2005 avec le Forum des images, au moment où les caméras sont apparues dans les téléphones. On nous reprochait de faire le jeu des industriels, et de croire qu’on pouvait faire un film sans vraie caméra. Je répondais que dans dix ans tout le monde aurait une caméra dans sa poche, que cela changerait nos vies, et que la question n’était pas de dire si c’était bien ou mal, mais d’expérimenter pendant que cela arrivait. Je pense la même chose de l’intelligence artificielle aujourd’hui.

Debout si oui

Pour commencer, j’ai posé une dizaine de questions, auxquelles on répondait en se levant si la réponse était oui. Qui a utilisé une intelligence artificielle générative cette semaine ? Qui lui a déjà dit merci ou s’il te plaît ? Qui lui a déjà demandé d’écrire un courriel à sa place ? Qui a déjà suivi son GPS en sentant bien qu’il se trompait ? Qui s’est déjà fait avoir par une image générée, au point de la partager ? Qui laisserait une intelligence artificielle choisir les acquisitions cinéma de sa médiathèque ? Personne, et quelqu’un a précisé que c’était justement une mission qui les amusait. Qui pense qu’une intelligence artificielle pourrait faire une partie de son métier d’ici un an, deux ans ou dix ans ? Qui aimerait voir s’animer une vieille photographie de ses ancêtres ? Qui pense qu’un film fait avec une intelligence artificielle peut être une œuvre ? Je me levais moi aussi quand ma réponse était oui.

Une participante m’a fait remarquer que je n’avais pas demandé qui n’avait jamais utilisé ces outils. Deux semaines plus tôt, dans une autre formation, la majorité de la salle ne l’avait jamais fait, par choix ou par manque de curiosité. J’étais parti du principe, naïvement, que tout le monde les avait essayés. J’ai posé la question : ici, tout le monde l’avait fait, et l’une des participantes a précisé que c’était parfois malgré elle, depuis que Google affiche ses réponses générées sans qu’on le demande.

Ce petit exercice, que j’appelle l’assis-debout, permet à chacun·e de se positionner devant le groupe sans avoir à argumenter, et de se mettre en mouvement. Les questions doivent piquer un peu, sans aller jusqu’à empêcher certaines personnes de se déclarer. Après la dernière question, j’ai parlé de la résidence que j’animerai en février 2027 pour la Nef Animation, dont je serai le fil conducteur : un mois à Nantes, avec dix cinéastes d’animation, sur l’intelligence artificielle générative et l’écologie des récits. Le sujet suscite des tensions très fortes dans ce métier, et c’est heureux qu’on en débatte.

Une participante a évoqué les personnes qui refusent ces outils pour des raisons écologiques. J’ai partagé un calcul que j’ai fait, volontairement orienté puisque je suis végétarien, et que j’ai présenté dans un article : l’empreinte d’un steak équivaut à peu près à celle de quatre mille requêtes. Je ne dis pas que l’intelligence artificielle n’a pas d’impact, il est réel. Je constate que je culpabilise quand j’écris un prompt, et que je ne me posais aucune question quand je mangeais de la viande. Nous sommes d’abord en contact avec les imaginaires que nous projetons sur le réel, et c’est ce point que j’ai développé ensuite dans l’essai « L’éducation aux médias commence par nos imaginaires ».

Du golem à Dialector

J’ai demandé qui se sentait à l’aise avec ce qu’est l’intelligence artificielle et la manière dont elle fonctionne, puis j’ai fait en moins de dix minutes une histoire croisée de l’intelligence artificielle et du cinéma. Le but était que tout le monde parte avec un minimum d’informations communes, et donc se sente autorisé à participer ensuite. J’ai parlé du golem, du Turc mécanique, un automate joueur d’échecs qui a parcouru les cours d’Europe à la fin du XVIIIe siècle, avec un joueur caché dans sa caisse, de la Pascaline de Blaise Pascal en 1642, du calcul binaire décrit par Leibniz en 1703, des notes qu’Ada Lovelace a ajoutées en 1843 à la traduction d’un article sur la machine analytique de Charles Babbage, et où elle décrit ce qu’on appellera la programmation, du test d’Alan Turing en 1950. Pour le cinéma, de HAL dans 2001, l’Odyssée de l’espace en 1968, de Terminator, de Matrix. Puis de Deep Blue, qui bat Garry Kasparov aux échecs en 1997, et d’AlphaGo, qui joue en 2016 contre Lee Sedol des coups de go qu’aucun humain n’avait imaginés et que les joueurs ont étudiés depuis. J’ai rappelé que le mot « intelligence artificielle » date de 1955, et que je préférerais parler de cognition automatique. J’ai fini par Chris Marker, qui a programmé en 1988 sur son Apple II un des premiers agents conversationnels, Dialector, qu’on peut utiliser aujourd’hui en ligne. Avec un public, on peut aussi demander aux personnes de citer les films qu’elles connaissent où des machines pensent, et c’est souvent plus vivant.

Une minute trente chacun

J’ai ensuite demandé à chacun·e de se mettre en binôme avec sa voisine ou son voisin. Pendant une minute trente, la première personne dit à l’autre ce que sont pour elle les risques de l’intelligence artificielle, puis on inverse ; même exercice ensuite avec les bénéfices. Un compte à rebours s’affichait à l’écran. Florian Lecron restant seul, j’ai fait l’exercice avec lui. Pour lui, le premier risque était de perdre notre puissance créative en déléguant à des machines les tâches les plus intéressantes, au travail comme dans nos loisirs. Je lui ai dit que je crois, moi, à un risque de disparition de l’humanité, et il m’a répondu que des gens ont intérêt à diffuser ces discours catastrophistes. J’en suis convenu : c’est aussi un imaginaire. Côté bénéfices, il voyait la possibilité de se libérer de tâches aliénantes ; j’ai ajouté que si ce qui nous définit comme humains n’est plus la capacité cognitive, il nous reste à cultiver autre chose, l’intuition, le hasard, ce qu’on vit.

J’ai expliqué ensuite pourquoi je fais faire cet exercice avant de créer. On demande facilement aux gens de faire un beau dessin ou un film, mais quand c’est à nous de le faire, on ne se sent pas forcément capable. En binôme, entre pairs, personne ne contrôle ni ne juge, et l’exercice dure si peu que celui ou celle qui ne sait pas quoi dire n’est pas mis en difficulté. Avec soixante-dix adolescent·es dans une salle de cinéma, tout le monde parlait en même temps, et tout le monde a parlé. Le compte à rebours sert de tiers : c’est un objet qui tient la règle, et non une personne qui aurait du pouvoir sur les autres. Mettre en mots ce qu’on vient d’entendre, c’est aussi ce que la psychanalyse appelle la symbolisation, que j’ai décrite dans L’être écrivant : en formulant à sa manière, on s’approprie les informations et l’on se construit. Je fais moi aussi les exercices que je propose, pour ne pas me placer en surplomb de personnes qui auraient pris un risque que je n’aurais pas pris.

Un métier derrière chaque étape

Pendant que je présentais la méthode, une participante a d’abord demandé s’il y aurait un temps d’échange après les films. Elle a dit ensuite qu’elle avait un vrai problème éthique avec cet atelier, et qu’elle le savait en s’inscrivant. Derrière chaque étape, elle voyait un métier : scénariste, conseiller historique, monteur ou monteuse. Elle ne pensait pas changer le monde en refusant ces outils, mais c’était pour elle une question de principe, et elle a ajouté que pour critiquer un outil, il faut aussi savoir s’en servir.

Je lui ai répondu que sa position était tout à fait respectable, que je ne dirais jamais qu’il faut absolument utiliser ces outils, et qu’à TUMO certain·es adolescent·es étaient sorti·es de l’atelier encore plus opposé·es à l’intelligence artificielle, d’autres content·es d’y avoir découvert des possibilités. Je crois que l’intelligence artificielle va remplacer beaucoup de métiers, comme le moteur à explosion a bouleversé ceux du transport, et que les professions concernées vont devoir se réinventer, ce qui est rude. J’ai ajouté une remarque de méthode : quand on est responsable d’un espace collectif, notre rôle est d’accueillir le désaccord, dans un sens comme dans l’autre, parce qu’on s’enrichit des points de vue qui ne sont pas les nôtres.

Une image par scène

La méthode suit les étapes classiques du cinéma. On pourrait demander directement une vidéo à une application, mais les crédits gratuits s’épuisent dès la première, et surtout, est-ce faire un film ? Passer par une intention (qu’est-ce que j’ai envie de raconter ?), puis par la préparation, puis par la fabrication, c’est se donner un niveau d’exigence, celui d’une proposition culturelle.

Pour le scénario, chaque binôme choisit une thématique, une piste formelle (un personnage face caméra, des objets qui parlent, un clip, une fiction à deux personnages) et des éléments de contenu (une époque, des accessoires, un enjeu). L’intelligence artificielle peut servir de moteur de recherche qui fait des synthèses, pour en savoir plus sur le Moyen Âge par exemple, puis aider à écrire : elle restitue sans peine le formalisme du scénario, ce qui aide les personnes qui ont du mal à écrire. Je demandais deux ou trois scènes, pas davantage.

Pour le storyboard, on génère une image par scène. Avec trois images seulement, on prend le temps d’obtenir celle qui correspond à ce qu’on veut, et l’on discute à deux de ses choix. On voit aussi très vite les biais de chaque outil et ses stéréotypes de genre ; je préférais l’époque où les images générées étaient déformées, presque surréalistes, plutôt que ces images trop bien faites, dans une culture occidentale assez pauvre. Je conseille Poe, qui donne accès, avec un nombre de crédits limité, à des modèles de plusieurs fabricants, et permet d’adresser la même demande à plusieurs d’entre eux. Quelqu’un a dit que c’était du polythéisme, et cette remarque est à l’origine de l’essai « Pas un dieu, des industriels ». Mais l’offre gratuite de Poe a beaucoup diminué : plusieurs binômes ont épuisé leurs crédits, et je leur ai indiqué deux modèles presque gratuits, Z-Image Lightning et Retro Diffusion, ou l’application ChatGPT ou Gemini qu’ils avaient déjà sur leur téléphone.

Pour le montage, j’ai montré CapCut, l’application gratuite de ByteDance, la société de TikTok, qu’on peut utiliser sans compte à condition de refuser toutes les offres d’abonnement. On y importe ses images, on les anime avec des effets comme Zoom 3D ou Autofill (le second invente le décor autour de l’image), on supprime le logo final, on désactive l’option « UHD par l’IA » avant d’exporter, et l’on enregistre les voix soi-même, en postsynchronisation : on reconnaît vite les voix de synthèse, et c’est plus drôle de jouer. Si l’on a utilisé un effet payant, on peut lire le film en plein écran et enregistrer l’écran du téléphone. Il était 15 h 23 quand j’ai fini de présenter le déroulé, l’atelier s’arrêtait à 16 h 30. J’ai donné dix minutes pour le scénario, jusqu’à 16 heures environ pour les images, puis dix minutes pour le montage.

Une usine à gaz, une canicule et un chien

Plusieurs binômes n’avaient pas pu exporter leur film, à cause des effets payants. Nous les avons donc regardés sur les téléphones, posés sous la caméra reliée au vidéoprojecteur, dans le noir, et plusieurs binômes ont fait les voix en direct. Dans un film, une voix se demandait à quoi ressemblait l’usine à gaz de Saint-Mandé, décidait de demander à ChatGPT, se retrouvait à l’intérieur, puis était emmenée dans le futur sans qu’on comprenne comment. Dans un autre, des personnages se plaignaient de la chaleur et du manque d’eau, et quelqu’un dans la salle a précisé que c’était à cause de l’intelligence artificielle. Dans un troisième, une voix lançait : « Nous sommes là pour vous sauver. » Un film muet, avec des bulles de texte et un effet impressionnant à la fin, aurait gagné, je l’ai dit, à laisser chaque image plus longtemps à l’écran. J’avais fait le mien pour la démonstration, un chien qui attaque la Bpi, et on m’a fait remarquer, à raison, qu’il était hors sujet.

Les binômes qui avaient pu exporter ont ensuite déposé leur film sur un espace en ligne accessible par un QR code, où j’ai aussi mis les photos prises pendant l’atelier. Il me semble important de garder la trace de ce qu’on a fait, même en quelques minutes. J’y avais mis aussi le lien vers les films des adolescent·es de TUMO, pour qu’on puisse voir ce que donne l’atelier quand on a plus de temps.

« Je pensais que ça allait être plus équilibré »

Il nous restait une dizaine de minutes pour parler, et la discussion a commencé tout de suite. Quelqu’un a dit avoir cru que l’atelier serait plus équilibré entre nous et l’intelligence artificielle, et s’être senti très dépendant des outils. Je suis d’accord : les machines produisent tout de suite un résultat, et même avec un protocole en trois étapes, cela va trop vite. Il nous faut inventer des stratégies pour garder la main.

Une participante, qui n’aime pas utiliser ces outils, a raconté qu’il lui était arrivé de dialoguer longuement avec une intelligence artificielle pour voir comment elle réagissait. Elle a donné un conseil, en remarquant qu’on n’y est pas du tout formé : écrire dès le début de la conversation qu’on ne veut pas qu’elle confirme sans cesse ce qu’on dit, et qu’elle peut nous contredire, parce que ces outils ont tendance à flatter, ce qui pose problème pour celles et ceux qui s’en servent comme d’un psy. Dans son binôme, l’intelligence artificielle avait d’ailleurs largement dépassé le scénario et proposé bien plus que ce qu’ils avaient demandé. J’ai dit qu’il valait la peine de ressentir cela, cette presque déception de n’avoir plus rien à faire.

Un participant a relevé qu’il faut être très précis dans ce qu’on demande, et qu’on pourrait utiliser l’outil pour apprendre l’écriture de scénario, puisqu’un scénario doit déjà faire voir les images ; il était à la fois impressionné et inquiet de voir tout ce qu’une machine produit à partir de trois phrases, avec des surprises, comme une image des urgences « de l’hôpital de Lyon », sous la pluie, sans que personne ait parlé de Lyon. Quelqu’un d’autre a dit ne pas vouloir commencer l’éducation aux images d’enfants ou d’adolescent·es par là, mais par quelque chose de plus mécanique, du stop-motion par exemple, où l’on comprend qu’un zoom vient de la caméra. Une autre personne ne voyait pas bien ce qu’il y avait eu de créatif dans ce que son binôme avait fait, alors qu’elle connaît des artistes qui font des choses passionnantes en questionnant ces outils.

Un atelier pour l’esprit critique

Je partage la plupart de ces remarques. Je ne proposerais pas cet atelier comme premier atelier d’éducation aux images ; je fais beaucoup d’ateliers de papier découpé, filmés en direct avec une caméra posée au-dessus de la table, le logiciel OBS et un micro. Celui-ci convient plutôt à des personnes qui ont déjà fabriqué des images et qui découvrent une autre manière de faire. Je pense aussi qu’en atelier de création audiovisuelle, on fait des choses beaucoup plus belles sans intelligence artificielle, et je préfère personnellement d’autres ateliers. L’intérêt de celui-ci est ailleurs : se rendre compte qu’on a très peu de prise sur ce qu’on fabrique avec ces outils, en parler ensemble, apprendre au passage à se servir de CapCut, et ne plus être seul·e à réfléchir à ces questions. Nos expériences avec ces machines sont souvent intimes, et les partager en groupe permet d’en parler plus librement.

Nous avions aussi manqué de temps : moins de dix minutes pour écrire, c’est trop court pour vraiment investir un sujet, et nous avions surtout vérifié que la chaîne fonctionnait de A à Z. À TUMO, avec plus de temps pour chaque étape, j’avais été surpris de voir à quel point les adolescent·es voulaient traiter un vrai sujet, et combien leurs films étaient différents les uns des autres alors qu’ils avaient été faits dans le même temps et avec les mêmes outils.

Florian Lecron a conclu l’atelier en rappelant que dans l’éducation aux images, le processus importe plus que le résultat, même si je tiens à conserver tous les films d’atelier comme une mémoire collective, et il a encouragé chacun·e à toujours prévoir, après la fabrication, un temps pour montrer et un temps pour discuter. Au bilan des trois jours, une participante a regretté que les stagiaires aient moins partagé leurs expériences le jeudi et le vendredi que le mercredi. Images en bibliothèques prévoit de les mettre davantage en avant, et organisera dans un an un webinaire de retours d’expérience sur le cinéma et l’audiovisuel en bibliothèque.

Portfolio

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Citer ce texte Benoît Labourdette, « Faire un film avec l’IA avant d’en parler », Benoît Labourdette production, 16 octobre 2026.
https://www.benoitlabourdette.com/les-recits/former-les-professionnels/faire-un-film-avec-l-ia-avant-d-en-parler?lang=fr

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