Vous préparez une journée professionnelle ou une table ronde sur les adolescent·es et les écrans ; une équipe de psychologues, d’éducateur·rices ou d’assistants familiaux demande à être formée à la médiation par les images ; votre établissement cherche sa position sur le téléphone portable ; vous souhaitez réunir les familles de votre territoire autour de la parentalité numérique ; une agence régionale de santé, une DRAC ou une direction territoriale vous engage dans un projet de développement des compétences psychosociales. Ces situations demandent une double compétence : la pratique concrète des ateliers de création avec les jeunes, et la connaissance des cadres institutionnels du soin, du social et de la justice.
Nos interventions passent par le faire : les professionnel·les vivent eux-mêmes les dispositifs qu’ils pourront ensuite conduire, et cette expérience vécue transforme leur rapport au sujet plus sûrement qu’un exposé. La médiation par la création y est proposée comme un complément du travail de la parole, jamais comme un substitut, et le non-jugement des pratiques numériques des personnes en est la condition première.
Benoît Labourdette travaille depuis plus de quinze ans avec le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron, est formé à la psychanalyse et donne un cours dans le cadre du Diplôme Universitaire Arts et Médiations Thérapeutiques. Parmi les interventions menées : le colloque « L’usage des écrans au cœur de la protection de l’enfance » avec Serge Tisseron ; le séminaire « compétences psychosociales » de la PJJ du Limousin et le séminaire interprofessionnel réunissant PJJ, DRAC, ARS, éducation et justice ; les rencontres « Santé mentale et cinéma » avec l’ACRIF ; un atelier vidéo avec des enfants autistes en hôpital de jour ; le projet Pocketfilms-Empathie.
Les récits de ces actions sont rassemblés dans la rubrique Intervenir dans le champ du soin et de la protection de l’enfance, et les méthodes qui les sous-tendent dans Écrans, adolescence et vie psychique.